Trace de pas sur sable de plage 2

Le grain de sable

Quelques mots. C’est ainsi que j’ai démarré. Je ne savais pas pourquoi je lançais là-dedans. L’écriture n’était pas mon truc, je trouvais qu’un blogue était une forme trop réduite de site et trop standardisée. C’était donc sans compter la force des mots, des idées et des communautés. Il ne m’a pas fallu trop de temps avant de réviser mes sales pensées.

J’ai donc changé rapidement d’idée. J’ai aimé jouer avec mes idées, mes fantaisies, mes délires, mes souffrances aussi. Bloguer m’a changé.

Mais la tendance à avoir accès un accès toujours plus rapide à l’information a tué les blogues. Des plaisirs de lire et d’apprendre, nous sommes passés à un besoin de superficialité immédiate. On creusera plus tard si nécessaire. Voir même on vérifiera un autre jour. Il faut d’abord partager. Vite. Là. Maintenant.

Je ne l’aimais pas ce jeu. Oh, j’ai bien essayé de rentrer dans cette nouvelle cour des grands. Mais le combat était inéquitable. Moyen en beaucoup de choses, il me manquait la pointe d’expertise aiguë qui me différencierait. J’ai laissé tomber. Puis, il y avait pas mal d’autres choses à faire, à découvrir, sur des plateformes plus modernes. Twitter, Facebook, Instagram… Des plateformes très limitées finalement et trop standardisées. Encore une fois. Je les utilise. Mais je ne les aime pas.

Aujourd’hui j’ai mangé du chou-fleur. LOL.

Je me suis trompé. Rien n’a vraiment évolué. Le bassin d’audience des blogues n’a jamais été important. Il est aujourd’hui un peu plus dilué dans la masse de contenus parasites, mais le volume est toujours là. Il a toujours été là.

Mon blogue est donc toujours en-ligne.
Moi, non.

Pourtant, j’y tiens. À mes débuts. Mes premiers billets. Mes premiers commentaires. J’y tiens plus qu’à 15 « like » éphémères.

Dan Gillmor nous présentait comme des média. Pas individuellement. C’est l’ensemble qui donne de l’influence. J’étais un de ces grains de sable, minuscule, mais tellement important. Oui, je rebondis facilement sur la grande traine, un grand classique. Mais j’étais tellement fier de ce que j’étais. J’existais en tant que Damdam. Aujourd’hui je ne suis plus qu’un produit en mon nom.

Je me fiche de savoir qui va lire ce billet. Assez égoïstement, je l’écris pour moi avant tout.

Demain, je pars en vacances. Je vous le dis ici. Pas ailleurs. Car n’est-ce pas le meilleur endroit pour redevenir ce petit grain de sable qui me manque tant…

TPS et TVQ

Taxes Canada, l’app pour iPhone qui calcule le taxe de vente

Calcul de la taxe de vente

Téléchargez gratuitement Taxes Canada sur l’AppStore d’Apple.

Vous voulez calculer simplement et rapidement vos taxes de vente depuis votre iPhone ?

Moi, Damien Guinet, j’ai pris mon Mac, ouvert XCode et avec mes petits doigts je vous ai fait une petite application pour ça. Oui, même pour les taxes il y a une app, et elle s’appelle Taxes Canada et c’est disponible sur l’AppStore. C’est totalement gratuit, optimisé pour iOS 7 (et bientôt ce sera compatible avec iOS 6 également, oui je n’avais pas assuré la rétrocompatibilité, ce n’est pas sympa).

Et comme il ne faut pas faire les choses à moitié, elle calcule l’ensemble des taxes (TPS, TVH, TVQ…) au pays (Québec, Ontario, Alberta, Nouvelle-Écosse …) mais assure également les conversions entre devises ($CAD, $US, €, £, …) et le calcul de pourcentages préétablis (de 15 à 25%, idéale pour les pourboires).

Et si vous êtes un as en calcul mental et que vous n’avez pas besoin de l’app, téléchargez-la tout de même et laissez une petite évaluation positive ;-)

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Egotrip : Merci pour ce double podium aux MIB Awards

Yes, we are the champions, my friends !Bon.

Quand j’ai commencé à bloguer en 2004 (et oui, il y a 9 ans…), mes sujets d’articles étaient très personnels et la blogosphère s’amusait beaucoup. Mes publications ont évolué, je me suis également calmé. J’étais plutôt caustique et aujourd’hui je suis devenu sage. De petit blogueur sympathique et éleveur de boulets (pour vouloir toujours aider mon prochain), à « blogueur influent » (en italique dans le texte, guillemets compris), je suis aujourd’hui passé à un nouveau stade, celui d’être dans le Top 10 des blogues canadiens dans les catégories « Technologies » et « Business / Marketing / Médias Sociaux ».

Merci à vous. Si, si, c’est de votre faute, car vous avez voté pour mon blogue aux MIB Awards. Oh, ça ne va pas changer grand chose à ma vie, mais comme ont dit : « La vérité, ça fait plaisir » !

Comme quoi, je ne dois pas raconter que des bêtises ici.

 

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Community

Croyez-vous qu’il faille choisir entre un « like » et un « +1 » ?

Aujourd’hui, l’essence de même d’une communauté pour une marque passe par Facebook. Certains dépensent beaucoup d’énergie à défendre également Google+, y voyant le successeur plus moderne et crédible au réseau de Zuckerberg. Mais, finalement, est-ce que nous devrions vraiment nous limiter à choisir entre deux réseaux ? Ceux qui manquent de vision, probablement, oui.

Il est pourtant évident aujourd’hui que cette notion platform centric fait partie d’une autre époque. Le combat devrait plus se porter sur l’authentification unique, du single sign on, permettant non pas de gérer l’identité et les accès de notre communauté (pas celle que l’on confie à Google ou Facebook) et de ne pas leur demander une nouvelle fois un identifiant et un mot de passe.

Quand je vais sur le site de mon opérateur téléphonique, il me faut un identifiant dédié. Sur mon opérateur câble, un autre. Demain, je vais aller sur le site d’une chaîne de restaurant, et j’aimerais qu’il me reconnaisse automatiquement et me demande si je souhaite faire partie de leur réseau. Cet opt-in donnerait accès automatiquement accès à mes données. On parle d’un OpenID ou même d’une solution comme MyID.is de mon ami Charles. Mais laissant la technique de côté et revenons à la communauté.

Je ne recommande plus à mes clients d’investir sur Facebook. Je leur recommande à investir dans la connaissance de leur fans Facebook pour mieux les faire migrer le temps voulu. Je leur recommande de se créer des espaces dédiés, qu’ils maitrisent, pour proposer à leurs communautés des contenus et activités tailor made. Après, je peux saupoudrer tout cela de boutons +1 et like, mais à des fins de promotion.

Google Plus vs Facebook

Maintenant, il faut investir dans la plateforme communautaire. Un blogue, un forum, un lifestream, une mini-copie de Facebook… qu’importe finalement. C’est un investissement marketing de long terme, avec un meilleur ROI (bénéfice SEO, meilleure maitrise de l’environnement, pas besoin de tout refaire tous les 6 mois…).

Il reste un hic. Quel hic ? La fréquence. Pas faux. Mais en même temps, je vais plusieurs fois par jour sur Facebook, et je vous garantis que je ne vous que très peu les contenus non commandités. Et oui, l’Edgerank de Facebook nous cache beaucoup de choses. À vous de fidéliser votre audience et de l’animer et de lui proposer plus que du contenu brut. Devenez un Club Med, votre communauté est composée de GM.

La peinture est encore fraîche dans mon cerveau, il y a pas mal d’arguments à développer. Pour autant, je crois en Web plus grand qu’un walled garden comme ceux que nous proposent Google et Facebook. Ce qui n’empêche qu’ils aient leur rôle, au milieu de cette immensité, que je vous invite à enrichir… Comme un véritable univers en expansion. Mais là, nous n’en sommes qu’au Big Bang.

Carte de l'univers

Telus Panda

Telus se paie Public Mobile. Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Et voilà, c’est fait. Hier, Ottawa a annoncé que Telus était autorisé à racheter le petit opérateur alternatif Public Mobile. Ce dernier offre des services à 280.000 clients dans les zones urbaines du Québec et de l’Ontario.

Ce rachat va permettre d’augmenter le spectre de fréquences de Telus, mais je ne suis pas persuadé que c’est ce point qui a le plus motivé cette acquisition. Plus que des explications, voici une constatation :

Public Mobile
25$/mois : appels nationaux et textos dans le monde illimités

Telus
35$/mois : 150 minutes (illimités soir et fin de semaine) et textos illimités

10$ d’écart par mois et une offre totalement illimitée au pays et même au monde pour les SMS. Vous comprendrez que pour mes enfants, l’offre de Public Mobile était la plus adaptée et la plus flexible (possibilité d’interrompre l’abonnement car il n’y a aucun engagement), malgré une couverture plus limitée. Avec l’entrée de Public Mobile dans le giron de Telus, les canadiens risquent encore de subir les méfaits des ententes entre opérateurs, le tout faussement contrôlé par le CRTC. Car le paysage des télécoms bouge, c’est vrai, mais bien trop lentement…

Au revoir Public Mobile, nous étions heureux de t’avoir connu.

Telus achète Public Mobile

Billets d'avion pas cher

Trouvez RAPIDEMENT vos billets d’avion au meilleur prix

Je ne vais pas vous parler d’une incroyable nouveauté, mais d’un service qui existe finalement depuis un petit moment. Des sites d’achat de billets d’avion, ce n’est pas ce qui manque sur Internet. On ne va pas les lister, mais par habitude j’utilise Expedia et bien souvent je passe directement sur le site de la compagnie aérienne. Ça fonctionne bien, même si ce n’est pas toujours très souple. La plus grosse lacune ? La vitesse des résultats. À notre époque, quelques secondes entre chaque modification semblent une attente interminable.

La bonne alternative vient de notre ami Google, avec son service Google Flights. Ce moteur de recherche est en temps réel et propose très rapidement les vols correspondants à votre recherche et présente simplement les dates les plus intéressantes, voir même les aéroports proches permettant d’économiser et également de choisir les trajets exploités par une alliance en particulier, permettant ainsi de cumuler plus d’aéropoints et autres miles.

Trouvez rapidement des billets d'avion pas cher

Une fois les vols choisis, Google vous dirige vers la page de confirmation de réservation de la compagnie aérienne, directement. C’est simple, rapide, efficace et permet de faire des économies en plus. Pratique, non ?

Google Flights, c’est par ici !

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Test complet du Galaxy Note 3 et de la montre Galaxy Gear de Samsung

Que les choses soient bien claires entre nous. Si vous comptez sur moi pour vous lister les spécifications techniques du Galaxy Note 3, allez directement sur le site de Samsung. Non, moi, je vais vous faire le test utilisateur « de base ». Celui qui va utiliser le produit au quotidien.

Samsung Galaxy Note 3

Mon premier aperçu était succinct, mais après une semaine d’usage, j’ai maintenant une meilleure maitrise de la bête. Même plus peur, je connais ses qualités et ses défauts.

Galaxy Note 3 et Galaxy Gear

La première impression au niveau de la qualité du produit s’est confirmée. Sans housse de protection, mon Galaxy Note 3 n’a pas souffert, après avoir voyagé dans ma poche ou dans mon sac de voyage. J’ai la semaine dernière fait un rapide aller-retour en France et j’ai donc durant les vols aller-retour profité des deux gros avantages de ce phablet.

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Déjà, la taille de son écran, idéal pour regarder des films de façon confortable. J’ai fait des essais avec des films SD au format AVI et HD 1080p au format MKV et VLC m’a joué ces vidéos sans broncher et sans accrocs.  À noter que la vitesse de transfert entre mon Mac et le Galaxy était particulièrement lente.

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Puis vient l’autonomie particulièrement importante. Car si la taille de l’appareil laisse entendre que la batterie est forcement plus importante (3200mAh, ça vous dit peut-être pas grand chose, mais c’est beaucoup), la puissance (processeur 2.3GHz quad-core Snapdragon 800, ça vous dit toujours pas grand chose, mais c’est puissant) et la taille de l’écran consomment plus qu’un téléphone intelligent « de base ». Là, aucun problème sur les 7h de vol, avec les fonctions réseaux coupées, il est vrai. Oui, votre Note ne vous lâchera pas pendant un voyage.

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En approfondissant mon usage, j’ai appris à bien paramétrer l’appareil. Si je trouve la couche Samsung agréable (par dessus un Android 4.3 Jelly Bean), certains paramètres ne sont que des démonstrations technologiques qui n’ont d’utilité que pour les discours marketing. Ainsi, « Air Gesture », « Survol », « Mouvement paume » et surtout « Écran intelligent » sont à désactiver. Ce dernier est sensé suivre votre regard pour faire défiler l’écran lorsque vous êtes en bas de page par exemple est une véritable catastrophe. Bref, ne perdez pas de temps avec ça.

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L’appareil photo principal est équipé d’un capteur 13M de pixels (les plus grosses ne sont pas toujours les meilleurs, n’oubliez pas) s’en sort très bien en extérieur, mais tire un peu trop sur le jaune en usage intérieur. Cela reste toute foi très honorable et on peut dire que les paramètres sont assez simples et intéressants. Enfin, la prise de photo est très rapide, pas de raisons de louper le bon moment. Par contre, la taille du Galaxy Note 3 ne facilite pas la prise de vue et la stabilité. Il faudra s’exercer avant de pouvoir espérer faire un portrait sur le vif. Enfin, amis cinéastes en herbe, ce phablet vous donne accès au joie du slow-motion et de capturer des images à 120fps.

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Stylet ? Ah oui, c’est vrai, il y a un stylet !

Certains adorent. Moi, je n’y arrive pas. Soyons honnêtes, je ne l’ai jamais utilisé, sauf afin de le tester. Ma fille a dessiné un peu avec, mais voilà, pas plus que ça au final. Je comprends très bien que certaines personnes trouvent cela fantastique. Ce n’est pas mon cas. Cela dit, son usage n’est pas nécessaire, il s’agit d’une interface complémentaire, donc je ne pense pas « louper » l’expérience Galaxy Note sans en avoir l’usage.

Stylet Air Styler

Galaxy Gear, la montre connectée

Soyons très honnête, ce que je voulais tester le plus, ce n’était pas le Galaxy Note 3, mais bel et bien la montre intelligente qui l’accompagne. Clairement, tout le monde s’intéresse à l’objet et si vous avez besoin d’arguments pour socialiser, la Galaxy Gear est la bonne excuse pour amorcer une conversation.

Montrea Samsung Galaxy Gear

Alors, révolution ? Oui et non. En l’état, il faut voir la Gear comme un écran déporté de votre téléphone, communiquant via Bluetooth. Ainsi, quand on laisse un commentaire sur une publication Facebook, votre montre va vibrer pour vous informer. Il suffit alors de toucher la notification pour lancer l’application Facebook sur le Note 3. Vous avez aussi la possibilité de prendre des photos depuis la montre. C’est marrant, mais pas indispensable. On retrouve également un podomètre et surtout, rêve gamin, les fonctions téléphoniques permettant de parler directement à votre poignet, sans avoir une oreillette ou à sortir votre phablet. Un petit côté science-fiction qui me plait bien !

Appareil Photo de la Galaxy Gear de Samsung

Est-ce donc un gadget ? Oui, un peu. Mais la Galaxy Gear est néanmoins évolutive avec une boutique d’applications qui vient enrichir les possibilités de la montre. Cette partie me semble très intéressante et on espère que nos applications préférées seront toutes adaptées à la Gear.

Menu de la Samsung Galaxy Gear

Et puis, disons-le, je ne la trouve pas trop cheap cette Galaxy Gear et je n’ai pas trop honte de la porter. Sans parler d’élégance, elle a une certaine allure. Oui, oui, je trouve. Même déconnectée de mon téléphone.

Bon, alors, on l’achète ou pas ?

Je ne suis pas un adepte du format phablet. 5.7″ pour l’écran, c’est confortable pour les yeux. Pas pour mes mains. En Corée, ce format est en passe de représenter la majorité de la base utilisée. En Amérique du Nord ou en Europe, ce n’est pas encore le cas, mais peut-être y viendrons-nous. En tout cas, pas tout de suite pour moi.

Reste que le Galaxy Note 3 est un très bel appareil, bien fini, dont Samsung peut être fier. Il me donne plus envie de tester le Galaxy S4, par exemple, dont le format est plus adapté à mes mains, mais si vous êtes un adepte des grands formats, le Note 3 est le phablet qu’il vous faut.

Concernant la Galaxy Gear, j’aimerai vous dire que si vous êtes un bon geek, ne tardez pas et foncez ! Sauf que pour le moment, elle ne fonctionne qu’avec la Note 3 pour le moment. À suivre donc pour la disponibilité !

 

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Canal+ Canada, l’aventure canadienne ne fait que commencer

C’est par un statut de l’ami Philippe Martin que je suis tombé hier sur une vidéo de présentation de Canal+ Canada. Pardon ? Canal+ Canada ? Étonné, j’ai regardé tout cela de plus près. Et je doute. Le film annonce a été publié sur la plateforme vidéo française Dailymotion par une personne travaillant chez Canal+ au développement  international. C’est donc une vraie bande annonce. En même temps, je me dis que je serai bien capable de créer un faux compte Dailymotion pour un hoax, et le doute sur la véracité de cette information improbable persiste dans ma tête.

Dans la vidéo, il est fait référence à l’URL canalplus.ca. Je vais vérifier cela et le doute se confirme. Page de parking « Mailclub » annonçant que le nom de domaine a été réservé par un client. Pas très sérieux tout ça, je me dis que le piège de ce hoax n’est pas bien solide et que je suis bien trop malin pour sombrer dedans.

canalplus.ca

Maintenant que le fake est avéré, je me rends compte que la bande-annonce n’est qu’un enchainement d’extraits de films et d’émissions de Canal+ en France et que n’importe qui aurait bien pu faire cette vidéo. Oui, mais qui est ce n’importe qui ? Je reprends l’enquête. Je lance l’application Terminal et recherche qui a déposé ce nom. Et là, le drame, tout s’effondre.

whois canalplus.ca

C’est bien Canal+ qui a déposé ce nom de domaine. Mais WTF comme dirait un jeune socialement actif sur les réseaux. Je croise l’information en vérifiant le domaine de canalplus.com mais plus aucun doute, même prestataire, mêmes informations. Mon hoax n’était donc pas plus fake que les seins de Scarlett Johansson. Oui, on a les citations que l’on mérite.

Je cours partager la catastrophe sur Facebook et Twitter et au fil des conversations, tout se confirme. Jean-Marc Juramie et Martin Rogard sont d’ailleurs à Montréal pour annoncer tout cela. Et dire qu’on ne m’avait rien dit.

Nouveau Cinéma

Il est alors temps pour moi de comprendre exactement ce qu’il se passe. Canal+ ouvre ses contenus au Canada, avec une offre agressive. 7.99$/mois pour accéder à une sélection de films et de série, les programmes non cryptés de la chaine accessible gratuitement et un service à la demande à partir de 2.99$. Le tout, disponible sur la plateforme Dailymotion. Génial !

Le Pass Canal Plus Canada

Génial, mais pour qui ? Pour moi ? Écoute, je ne vais te noyer dans un torrent de détails, mais Netflix  est déjà bien en place ici et sincèrement, les contenus en clair sont déjà accessible sur le site de Canal+, avec 1 minute de publicité en pré-roll pour des yaourts non distribués ici, certes. Par ailleurs, mes films, je les écoute sur ma télévision et je n’ai pas le goût de brancher mon Mac sur mon ampli. Je veux du 5.1 et du fullHD. Du pop-corn sur mon canapé. Pas du « in browser ».

Canal+ va donc y gagner quoi ? Aucune idée, sincèrement. La communauté francophone au Canada n’est pas un Eldorado, avec une base de 7.2 millions de personnes. Pas rien, mais pas dingue non plus. Sans compter qu’ici, Canal+, bah, ce n’est pas une marque aussi forte qu’en France. La rentabilité de l’investissement, à mon niveau de connaissance du dossier, me parait un peu complexe.

Reste Dailymotion qui pourrait en tirer certains avantages. Se (re) faire un nom. Déployer et améliorer ses infrastructures en Amérique du Nord pour mieux attaquer YouTube ou tout du moins pour mieux rivaliser. Elargir ses services à des opérateurs locaux.

Bref, tout ça pour dire, je ne comprends rien, mais alors rien du tout, à cette histoire de Canal+ Canada. C’est un peu brouillon et ça va dans tous les sens. Vais-je tester ? Je ne pense pas. Je vais probablement regarder quelques contenus en clair, pour comprendre et voir si l’infrastructure tient la route, notamment en HD. Ça n’ira probablement pas plus loin.

Maintenant, je ne demande qu’à mieux comprendre ce développement international, pour corriger cette première impression un peu bancale que j’ai dressée ici. Tellement bancale que la vidéo de présentant n’est d’ailleurs plus disponible sur la page Canal+ Canada sur Dailymotion. Qui a parlé de lancement raté ?

Canal Plus Canada sur Dailymotion

[EDIT] Benoît m’informe que le lien canalplus.ca point à présent sur la page hub Dailymotion qui accueillera le service prochainement.