Cette fois-ci, il neige pour de vrai. Une petite photo à l’appui, pour les plus sceptiques d’entre vous. Vous remarquerez que l’herbe est toujours verte, et que ce n’est donc pas aujourd’hui que nous pourrons utiliser le kit Bonhomme de Neige qu’on nous a offert à Noël… Bonheur, ma Sophie va être de bonne humeur pour sure ce soir en rentrant…
Je vais chercher ma fille chez sa nounou, je vais même faire un détour, pour le plaisir de marcher sous la neige…
NB : Si, si, les petits points blancs sur la photo, c’est bien de la neige !!!
La noirceur de l’hiver
Sinistrose globale dans la blogosphère ces temps-ci. Tel est le constat de certain bloggeurs bien connu de ma blogroll. Je partage cette impression. Il faut voir la pêche qu’il régnait juste avant la grand messe du blog il y a deux semaines. Un événement allait avoir lieu. Mais je crois qu’au final, tout le monde a été déçu. Il semblerait qu’on était plus proche de la foire commerciale que de la fête à neuneu. Ok, le sujet nous avait prévenu en même temps. Mais alors, qui sommes nous bloggeurs, pour changer notre « mood-attitude » au moindre coup de vent, hein, je vous le demande ? Je souhaiterais une étude sociologique sur les bloggeurs ! Je voudrais pouvoir cibler au mieux mes notes. Je voudrais nous faire plaisir. Pouvoir rebondir de notes en notes. Ne plus en finir.
Nos différences, c’est notre puissance
Ami bloggeurs, gardez votre style. Affirmons nos tonalités qui nous sont propres. Certains sont cyniques, d’autres pas. Certains sont de gauche, d’autres pas. J’aime partager nos différence. Ce ne sont que des points de vues. C’est subjectif. C’est discutable. C’est bon pour la polémique. C’est bien de se défouler sur ces espaces virtuels ! On en a besoin, c’est vital. Regardez les discussions qu’il y a pu avoir autour du délicat sujet du Tsunami. Excusez-moi, mais quel bonheur ! Je ne parle bien évidement pas de la catastrophe en tant que tel, mais des événements qui y sont liés…
« Debout le coq à chanter, ami il faut te lever ! »
Bahhhh, quand ça va pas, ca va pas… Impossible d’écrire quoi que ce soit. Je vous le disais, pas la bonne journée pour blogger, je vous le dis !!!! Et qu’est-ce qu’ils font Class’Croute pour livrer leur sandwichs, j’ai la dalle moi… Excusez tout ce que j’ai ecrit au dessus, ca va à l’encontre même de ce que je dis !
J’ai connu Jean-Pierre en 1995. Il y a 10 ans. Je m’en rappel très bien. Il était en charge de la communication de mon école, et employait des étudiants pour représenter notre école sur des salon dans toute la France, dans l’objectif de faire monter des provinciaux sur Paris, ville de communication par excellence. C’est grâce à lui que j’ai rencontré Sophie, il y a 10 ans donc. Je m’en rappel parfaitement, j’attendais devant mon école avec un sac. Le taxi nous attendais pour aller à la gare Montparnasse. Mon premier salon, à 500F la journée, chouette quand on est étudiant. Sophie, alors étudiante dans la filière artistique de l’école n’est pas encore là. Jean-Pierre est là, debout, tout sourire ; il n’a pas l’ai plus inquiet que ça. Et là Sophie arrive, sortant d’une voiture, et claquant brutalement la portière. Elle faisait la gueule, je m’en rappel très bien. C’est son sport favori je pense, son hobby ! On saute dans le taxi, et c’est partit pour 3 jours à Saint Brieuc. Aucun souvenir du salon, mais je me rappel bien de ce petit restaurant à Binic. Ce moment vaut de l’or pour moi. A l’époque, ce moment valait 1500F.
Avec le temps, on a fréquenté un peu plus Jean-Pierre. Oui, il y avait les salons grassement payé. Mais il avait un esprit patriarche. Non pas qu’il était riche en conseils, mais il écoutait. C’est rare des gens qui écoutent. Et il était encore une fois tout sourrire. Je pense que le sourrire, c’est sa signature. Il avait une activité parallèle aussi. Une agence de communication santé. Il organisait des congrès de généraliste ou la lettre des cancérologue. Lotus Conseil, le nom me revient… J’ai bossé deux semaines je crois pour lui, sur de la mise en page de plaquettes commerciales d’un label de Hard-Rock (oui, ce n’est pas de la santé). Ma rémunération ? Un week-end dans un grand hôtel tunisien et billets d’avion pour la Saint Valentin. Nickel.
Très naturellement, j’ai choisis Jean-Pierre comme témoin à mon mariage, civile et religieux. Ca me semblait tellement cohérent. Là, il a rencontré mes parents, et a sympathisé avec ma maman et mon beau-père. Ils sont venus par deux fois les voir en Guadeloupe, sa fille, Julie, a même été immortalisé à l’occasion d’un tournage là bas pour « du côté de chez vous », le programme court proposé par une paire de magasin ou quelque chose comme ça.
Mais Jean-Pierre, ce qui l’intéresse lui, c’est la retraite. Ces dernière années, il a tout fait pour se préparer une belle petite retraite en Lozère, où il a son petit paradis ; adieu le XVe arrondissement. Dans un an, plus ou moins, c’est la retraite. Alors il patiente, il attend. Il subit cette ambiance qui, a son age, sous entend que tu n’es plus à ta place. La direction de l’école à changé. Mais il prend sur lui. Depuis un moment je pense. Il sait que pour mériter et profiter de son petit paradis, il doit passer par là. C’est comme ça. C’est la vie.
Mercredi matin, coup de téléphone. C’est ça femme : « Allo Damien ? », étonné d’un appel si matinal, je suis tout de même content de l’avoir au téléphone : « Oui, salut, comment ça va ? ». En disant cette phrase, j’ai su que je n’allais pas avoir le traditionnel « Ca va » de politesse. Au contraire : « Non, Jean-Pierre nous a quitté hier ». En moins d’un mois, une saloperie de tumeur au cerveau l’avait ravagé…
J’ai besoin d’explication sur le fonctionnement de la vie. Je perd un peu mes repères. Jean-Pierre à passé sa vie pour une chose qu’il n’aura jamais eu. Moi, ça me fait peur. Ce qui est arrivé à Jean-Pierre est arrivé à ma Maman il y a deux ans également. Pourquoi ? Comment lutter ? Une chose est certaine, le passé est passé et le future reste à réalisé. Sans faire une fixette sur « l’instant présent », profitants de ces moments privilégiés que nous pouvons passer avec nos enfants, notre famille, nos amis. Ces couchés de soleil, ces paysages, ces moment intimes…
Jean-Pierre, ton paradis tu l’as à présent. Tu l’as mérité. Embrasse ma Maman au passage. Nous, on s’occupera de ceux que tu aimes ici-bas. Et va retrouver ta Lozère…