Aujourd’hui, j’étais de sortie. Ce matin tout du moins. Direction les quartiers généraux de notre futur client dans le 9-2. Un acteur majeur du monde des télécoms (mais la presse ne le sait pas encore). Ils ont besoin de l’agence la plu pro dans ce secteur : celle où je travail, bien entendu (mais ils ne le savaient pas encore). Notre équipe de choc est composée de 5 personnes plus un prestataire externe pour argumenter sur certaines de nos propositions. Bon compte, ca fait 6. Pour semé le trouble auprès de nos concurrents qui nous espionneraient, nous arrivons en 4 groupes. « 1 – Epervier » + « 1 – Vroum » + « 1 – Jet » + « 3 ». Je choisis le groupe « +3 » constitué majoritairement de femelles Sankukaï et Syndrome. Je serais « l’homme » de mon groupe. Je serrais Dromadaire. J’aime cette mission. Chèque taxi à la main, Barco dans l’autre, notre pilote expert des troupes urbaines d’élite nous conduit droit dans ce quartier d’affaire bien connu des Hauts-de-Seine. Le taxi de la troupe d’élite G7 ayant su éviter les pièges, certainement posés par nos ennemis, nous arrivons avec 30 minutes d’avance. Bon signe. Direction le cafetier du coin. Bien glauque. Pas fun non plus. 2 bières plus tard, le rassemblement est ordonné sur la place. En route entre le bistro et l’emplacement du rassemblement, nous croisons Vroum. Epervier et Jet serraient déjà sur place. Confirmation visuelle. Nous entrons dans l’immeuble. Les portes se referment derrières nous. L’aventure va commencer… On pose nos caques, le business commence.
Epervier, en tant que Manager de notre Dream Team lance la discussion. « In English, as requested ». Sankukaï et Syndrome ont déjà bossé pour un concurrent. Elles sont donc méchamment à l’aise avec le sujet. Je me sens même un peu con de ne pas être aussi décontracté qu’elles sur le sujet. C’est sur qu’avec le début de semaine de folie que j’ai eu, je n’étais pas le plus tranquille dans cette salle de réunion… Bref, « Move on ».
Ils sont sympa dans cette boite. Non pas qu’on ait plaisanté à tout va, mais il y a des expressions sur les visages qui laissent entendre qu’on a à faire à des gens intéressants. C’est subjectif, mais tout de même. Vroum continue la présentation, tranquillement. Au jeu des questions-réponses, je me fais petit. J’ai mes opinions, mais n’ayant suivi la rédaction de la propal que de loin, je ne veux surtout pas aller dans le mauvais sens. Viens « enfin » ma première Slide : ma présentation. Tranquillement, je sais ce que j’ai à dire, j’en profite même pour glisser que j’ai bosser en tant que Chef de Projet pour un opérateur GSM. On aurait dû le mettre dans la propal d’ailleurs. Bref. Fin de ma première Slide. Les échanges sont passionnants. Jet dispose d’un aisance qui passionne et alors qu’arrive mon lot de Slide à commenter, v’là t’y pas que le gars du fond nous lance un « We’re going out of time now, let’s go directely to the budget ». Thanks guy ! Je bredouille trois mots d’anglais insignifiants alors qu’un simple « Good idea, we’re all so hungry now ! Move on !». Mais non, j’ai du dire « heu… market… heu.. vertical… heu… event… Epervier ? ». Le tout en fixant l’écran. Super cool. Très fier de moi tient ! Des années d’études d’anglais pour être déstabilisé à cause d’un timing super mal géré… Une bulle de chewing-gum n’aurait pas été pire. Mince alors. Epervier termine donc la propal sur le budget comme exigé. Syndrome et Sankukaï ajoutent des infos pour boucler l’affaire.
L’opération a bien fonctionné. Mais une mauvaise préparation de ma part (dû à une semaine chargée, je le rappel – oui mon boss consulte mon blog, alors je prend mes précautions) et des Slides en dernière position d’un propal peut-être trop longue m’aura positionné en qualité de « what the hell this guy was doing here ? ». Bon, soyons honnête, je ne suis sur ce compte qu’en support. Je ne suis pas en « day-to-day » non plus. Heureusement ! L’équipe a été super bonne. La propal est super cohérente. L’agence rassurante et à la hauteur de la boîte. La prochaine fois, je me prends des Slides du début. Au moins deux ou trois. Ne jamais, ô grand jamais, se réserver les Slides finales d’un propal.
Rappel : Toutes les informations cités sont extrapolées. Je suis marseillais, il ne faut pas l’oublier, j’ai donc un peu tendance à exagérer… En plus, tout le monde sait bien que je ne m’appel pas Dromadaire !
