« Ma chérie, que veux-tu faire comme métier plus tard ? »
« Docteuse »
« Tu veux dire Docteur… »
« Non, non, DOCTEUSE ! »
« Non, mon p’tit bougre d’âne, une femme docteur, on dit que c’est un Docteur… »
« NON, DOCTEUSE !!! »
« Okay, bref… »
« Et après, je veux être boulangère »
« Après ? »
« Oui, si le maître des docteurs est d’accord »
« Le maître des docteurs ? »
« Oui, c’est lui qui décide pour les docteurs »
« Ah, pourquoi pas après tout ! »
« Puis ensuite… »
« Oui ??? »
« Femme de fermier »
« Hein ? »
« Car j’ai vu dans un livre un fermier, et bien il n’avait pas de femme, alors moi je veux bien faire ça »
« Quel plan de carrière ma chérie »
A 4 ans et demi, elle se focalise déjà sur des boulots à fort débouché, c’est bien ! Tout ça pour dire que ma femme a trouvée un boulot aujourd’hui. Je veux dire, un boulot dans la "com", un vrai boulot qu’on aime quoi ! « Bravo ma Toutouille ! »
Hier soir, le spectacle dans la rue était navrant. Le cours de la rose était à la hausse hier. Nous étions tous des Steven en puissance. Rose à la main, les rames de métro se remplissaient. Et c’est les mains en sang que tous ensemble, écrasés les uns contre les autres, nous regagnions nos Valentines… Car le 14 février, la rose est fruit de toute les convoitises. Ce jour là, nous risquons tous de mettre en péril nos couples. Ca peut aller très vite. Et pas la peine de chercher des excuses. Il n’y en a pas. Rose il doit y avoir.
Distribution de roses pour femmes et maîtresses, il s’agit de n’oublier personne. Et tant qu’à faire, en trouver des plus belles d’années en années. Et de plus en plus. À 3,50€ la rose, je vais arracher mon gazon moi ! Car le calcul du nombre de rose est simple.
Les inconnues (trop connues néanmoins) :
Le nombre d’année depuis lesquels on se connaît (A)
Le nombre d’enfants (E)
Années de mariage (M)
La formule :
Nombre de roses = A + (M * (E+1)) arrondi à l’impair supérieur.
Pour mon cas ça donne :
10 + (7 * (1+1))) = 10 + (7 * 2) = 10 + 14 = 24 = 25
25 * 3,5 = 87,50€
25 roses = une bonne centaine d’occasions de se trancher la main sur des épines.
Le pire étant que ce bouquet de 25 roses étant le minimum acceptable (c’est mathématique, cf la formule), il ne faut pas s’attendre à des réactions particulières. D’ailleurs, le 14 novembre, il n’y a pas plus d’enfants qui naissent que je sache, hein !
Maintenant, je donne la sortie de secours pour tous les romantiques qui pourraient flipper… Quel prix vaut l’amour… moi j’ai ma réponse : 87,50€ !
J’ai étudié un petit peu les stats de fréquentation de mon blog ce week-end. Je pense avoir une idée de génie pour devenir le blog le plus visité. Rien que ça. Amis bloggeurs et fidèles lecteurs, je vais partager avec vous cette découverte. La semaine dernière, j’ai fait une note sur le chat de ma femme. Vous souvenez-vous, une femelle tricolore qui s’appelle Bozo. Et bien figurez-vous que cette note sur mon félidé a attiré énormément de monde. Les mots clefs provenant de Google le montrent clairement : « femme caressant sa chatte », « chatte de femme » et autre « chat avec des femmes » montre l’intérêt que portent les gens en les chats. Aujourd’hui, le thème du chat représente 93% de mes visites. Je compte ainsi dans un futur proche relooker mon site et proposer de plus en plus souvent des petits articles sur notre ami le « Felis Domesticus ». Vous voyez que sur Internet il n’y a pas que le cul qui fonctionne.
Attention, rappel pour ceux qui débarquent de leur week-end sans blog. Cette note est en trois épisodes. Et là, c’est le troisième et dernier chapitre de l’aventure du Kick Off 2005 de l’agence. Commencez par le début, tant qu’à faire !
Le karting, c’est bien. Mais ça fait transpirer. C’est bien de sentir les hormones et autres phéromones de ses collègues. Je sais que je ne vais plus les voire de la même façon à compter de ce lundi. D’autant qu’après le kart, on a fait des parties de « Shoot’in », sorte de paint-ball laser assez épuisant. Mais « shooter » son Boss, c’est assez excitant, il faut bien le dire. On s’est fait ratatiner en finale. « Green Peace », le nom de notre équipe, ne devait pas nous aider à faire sortir toute notre énergie animale et nos instincts sauvages nécessaire pour ce genre d’aventure. Bref, c’est en sueur que nous regagnons nos véhicules. On pue. On s’est bien éclaté. Définitivement, la définition donnée dans le premier épisode est à revoir. Ca devrait être :
Kick-off [nm] : anglisisme. stage de motivation en entreprise présentant les perspectives de l’entreprise. Qui embaume les employés. Ex : « Putain, tu sues, il y avait kick-off ? ».
En plein territoire Bobo
Certain ayant eu le temps de se doucher –mais pas tous, je peux vous le dire- nous débarquons progressivement dans un restaurant branché de notre capitale favorite. Nous sommes dans les quartiers d’Emery. En environnement Bobo. On est au moins deux Momo. Quelle plaie de se stationner dans ce quartier ! Je comprends enfin pourquoi les Bobos roulent en vélo ! Point une histoire de développement durable. Stationnement ! Et avec le maire actuel, c’est pas prêt de s’arranger. Bref, je débarque dans le parking face au restaurant (parking plus compliqué qu’un manuel d’un magnétoscope d’antan, pour vous dire). Un petit coup de déo de dernière minute. Je sors du labyrinthe sous terrain. J’arrive au restaurant. Ca tombe bien, je crève la dalle.
En territoire Bobo 2, le retour de la mère du frère
La clientèle de ce restaurant est … locale ! Mais je m’en fiche. Primo, car le Bobo m’amuse (et je m’entends bien avec lui). Secundo, je suis là pour profiter de la soirée avec mes collègues. Enfin ceux qui sont présents, car tout le monde n’a pas pu venir. Enfants, grossesse, blessures de karts, tout le monde à une excuse. Et les absents auraient certainement été là s’ils avaient pu. C’est certain. Une coupe de champagne à la main, je déambule dans le restaurant tel un Bobo dans un aquarium. Je discute RSS avec notre informaticien. Il boit mes paroles comme ses verres de whisky. Lui, il rentre en taxi, c’est certain. Trois petits-fours plus tard, nous passons à table. Merde ! Pas de plan de table. Comment me la jouer cette fois. Je mise sur la table des personnes avec qui je parlais sur le moment (Vroum de l’opération commando) et je découvre mon autre voisine que je connaissais peu par ailleurs. Elle aussi me découvre et me dit, en parlant de moi, qu’il ne faut pas se fier aux apparences, que je suis moins sage que j’en ai l’air. Je ne sais toujours pas comment l’interpréter…
Tavernier !
Service et assiettes au top. On y mange très bien. Il y a juste le serveur qui nous prend pour des cons. « Monsieur, ceci est un cendrier. Ca n’y ressemble pas, mais ça vient de chez Conran. Vous connaissez ? ». J’suis peut-être que Momo, mais les boutiques Bobo, je les fréquente gars ! « Ahhhh, c’est très intéressant ! » lui répond-je spontanément, ne sachant que dire devant tant de hautaineté. Je m’enfile une rasade de Bordeaux et file faire ma mariée. Que se passe t’il sur les autres tables…
Chez les autres
Les discussions fusent, et il est difficile de les suivre toute. Je m’attarde à certaines tables. A d’autres un peu moins. Ca dépend. Ca dépasse. Notre cher informaticien revient me voire. Un verre de whisky à la main. Encore. Il me dit « Ce matin, t’as assurer pour parler devant tout le monde. Moi, j’aimerais dire des choses mais j’ai pas fait de théâtre, tu vois. Alors je te les dis, et toi tu fais un discours, ok ? ». De peur qu’il m’asperge de son alcool « on the rock », je sors un « heu, oui, oui, bien sur, tu le prépares et je me cache, et non, et je le fais, on verra, ok ». Il fronce les sourcils. Je change vite de table. Pourvu qu’il prenne un autre verre. Il faut boire pour oublier. Qu’il boive, qu’il boive… Le dessert arrive. Il y a des plus en plus de Bobos dans le restaurant. L’ambiance est de plus en plus chaude dans notre espace VIP qui nous a été réservé. Rapidement, ça commence à danser.
Dirty Dancing
J’aurais pu être un grand danseur. Malheureusement, mère nature en a pensé autrement. Néanmoins, je me traîne sur la piste de danse. Une collègue peste après moi. Quelle idée de mettre son pied sous les miens aussi ! J’abandonne la piste de danse improvisée. J’observe. Je suis très fort à ce jeu. J’ai passé toute mon adolescence à mâter les gens danser. Je constante que mon Boss et son associé son ravi. Ils peuvent. L’ambiance est géniale. Je peste après une collègue. Elle pourrait faire gaffe à mes pieds tout de même. Tout le monde danse. Soudain, une main se pose sur mon épaule. « T’oublie pas pour le discours, hein ? ». Je simule un ondulement du corps en hochant de la tête. Alors qu’il attrape son verre poser sur la table, j’attaque une MoonWalk pour me faufiler à l’opposer de la piste de danse. Le champagne arrive. Putain, pourquoi suis-je venu en voiture…
Conclusion
C’était mon premier Kick Off à l’agence. On apprend beaucoup de choses sur son environnement professionnel dans ces moments. J’ai appris aussi sur moi, comment certains me percevaient au sein de l’agence. Demain, je retourne à l’agence. Je vais revoir ces têtes, mes complices à présent. On va partager nos souvenirs. Je vais récupérer mon appareil photo qu’une collègue a oublié de me rendre après le kart. Et on va attaquer le boulot à fond. Car ils ne nous ont pas déçu ce vendredi. A nous de ne pas les décevoir à présent. Ca sert à ça un Kick Off.
« Previously in 24 » : Toute l’agence s’est réuni au Kart’in d’Aubervilliers pour le Kick Off 2005. Après une matinée de présentation, les dynamiques équipes passent à table lorsque des terroristes posent une bombe nucléaire sale sous une table. Jack Bauer à la tête du CTU pourra t-il intervenir à temps ?
13h20
La salle du restaurant du « Kart’in » d’Aubervilliers est plus jolie. Elle est panoramique dit la brochure. Ca veut dire donnant sur le circuit de kart. Sympa. Le lieu est tout à fait adapté à ce genre d’événement. Première difficulté pour moi. Où m’asseoir… J’aime beaucoup les plans de table, car ça permet de faire connaissance ou d’approfondir ses relations avec les autres. Là, il va falloir faire des choix. Se la jouer stratège, pour ne pas vexer les proches avec qui vous déjeunez tous les jours et ne pas passer un mauvais déjeuner à une table mortellement chiante. Je me la joue table neutre, avec l’associé du Boss. J’affine ma stratégie avec le rôle du jeune marié. Passer de table en table, tout au long du repas. Encore une fois, j’ai au final passé plus de temps debout qu’assis. J’aime bien !
Un café et au boulot !
Après un café thermos à vomir, nous allons attaques les choses sérieuses. La partie sportive : le karting. Après un DVD d’introduction digne des meilleures fausses pubs des Nuls, nous allons nous équiper. Casque à la Vinvin option sport sur la tête et combinaison enfilé, la fringante équipe de l’agence est prête. « Je vais leur pêter leur chrono ! » annonce un collègue, qui s’installe dans le kart n°12. Commencent à suer, je m’installe tant bien que mal dans le kart n°8. Nous avons 5 minutes pour établir la grille de départ. Le mécano arrive. Il démarre mon engin. Je pars à vive allure. Il peste après moi. Quelle idée de mettre son pied sous ma roue aussi !
On the road
Je prends mes repères. Le tunnel, le pont, le virage de la mort de sa mère, ca y est, j’ai tout en tête. Le N°12 aussi apparemment, vu qu’il m’a doublé quelque chose comme 3 fois. En 5 minute, ça fait beaucoup. C’est plutôt fun, je me prends au jeu. Le matos est nickel, la piste aussi, ma technique un peu moins. Mais je progresse. Alors que je pense avoir enfin maîtriser l’ensemble des éléments d’une course de karts, on nous demande de rentrer aux stands. Je me la joue « easy, j’ai trop assuré ». Je découvre alors que tous nos temps sont affichés sur les écrans géants. Je fais moins le malin. 5e. Ouffff, je m’en sors pas trop mal. En fait, non. Stratégiquement, je me suis débrouillé pour que mon Boss soit mieux classé que moi. C’est pour cela que je suis 5e. C’est la seule raison de ce classement. J’aurais pu tous les écrabouiller en fait. C’est décidé : « Je vais leur pêter leur chrono » moi aussi !
Que la course commence !
Nous allons participer à un relais. Mon équipe est la numéro 7. En ligne 7. Dans le kart numéro 7. Pour faire plus « genre », notre équipe à un nom. On ne l’a pas choisi. On nous l’a imposé : Jordan. Oui, comme le 2e prénom le plus fréquent dans certaines écoles… Ca fait bizarre, bon, on accepte… vu qu’on a pas le choix. Dans l’équipe, nous sommes trois. Pauline, qui a fait un super chrono, Abdel, bon temps (c’est le coursier de la boîte, c’eût été dommage qu’il eut fait moins que moins moi) et votre humble serviteur, 32" et des brouettes, le nigaud de l’équipe. Nous établissons une stratégie. Abdel part pour les premières vingt minutes et gagne de l’avance sur les 6 autres devants. Ensuite, je prends le bolide pour laisser les autres remonter un peu, et enfin Pauline reprendra le circuit « à donf » pour récupérer tout ce que j’aurais perdu.
Feu vert !
Ca y est le départ est donné. Abdel enfonce le champignon avec son pied droit. 6 secondes plus tard, accident en face. Tout le monde stop ou ralentit son engin. Notre fourbe d’Abdel en profite pour grignoter quelques 6 places. Nous avons la pôle position. Le reste de la course restera assez chaotique. Et cinq minutes avant de prendre le volant du kart, le téléphone d’Epervier sonne… Quel rapport ? Aucun. Mais on lui annonçait que l’opération Commando de mercredi avait été un succès. Dromadaire était donc rechargé à bloc. Mais revenons dans les stands où j’attends le retour d’Abdel. Il en profite pour faire un tour de rabe discrètement. Je saute dans l’engin. Pied droit au plancher. Je pars à vive allure. Abdel peste après moi. Quelle idée de mettre son pied sous ma roue aussi !
Feu rouge
Je vous passe le reste de la course. Seul le résultat compte. Pauline aura bien rattrapé le retard que j’aurais pris. L’équipe Jordan finira 2e. Satisfait. J’avoue, je ne suis pas du genre à me la jouer dans ce genre de situation. Mais bon, toujours bon d’être dans les équipes gagnantes. Et je n’aime pas les perdants, car je suis-moi-même assez mauvais perdant. Et de mauvaise fois par-dessus tout ! Nous montons donc tout trois sur la deuxième marche du podium. Fausse joie et faux sourrires pour les photos. On est creuvé. Ca nous a vidé. L’excitation est tout de même là. Le bonheur aussi, mais je suis égoïste, je le garde pour moi… Nous repartons, avec un morceau de plexiglas marqué : « Grand Prix RUMEUR PUBLIQUE, 11 février 2005, 2° ». Galant, un minimum en tout cas, je déclare que je le laisse à Pauline, pour mettre sur son poste de travail. Je l’ai sous les yeux à l’heure où j’écris ces lignes…
(à suivre)
Vendredi matin, 6h45
« Tiiiiit, tiiiiit… ». Saloperie de réveil. Un bon coup de paume dessus, et je profite de 5 minutes de grâce.
6h50
« Tiiiiit, tiiiiit… ». Saloperie de réveil. Je me lève. Je ne bouscule surtout pas ma femme. Elle ne se réveille pas. Comme d’habitude. Je file, au radar, dans la cuisine faire chauffer le percolateur, puis retourne « m’habiller » à la lumière indirecte du couloir des chambres. Un bon survêt digne d’un banlieusard, ce que je suis. Capsule jaune le matin, c’est un double expresso. Que c’est bruyant ces machines… Je rince l’engin, met mon demi-sucre, et file sur mon Mac vérifier ce qui a bien pu bouger depuis la dernière fois que j’y était, soit 5h avant. Le blog de mon Boss me rappel la raison de ce réveil plus matin que d’habitude. Il a fait une note sur cette journée pluvieuse : aujourd’hui, c’est le Kick-off de l’agence.
8h00
Habillé à la cool, mais sans survêt néanmoins, je bise toute la famille, enfile ma parka, et descend au parking. 10 minutes plus tard, je suis le périph parisien. Et je ne suis pas le seul…
Direction : une vague zone d’activité du nord parisien. Sortie « Porte de la Villette », je consulte rapidement ma carte Mappy imprimé rapidement avant de partir, et pas de soucis, je suis bien sur la bonne route.
8h43
J’ai 17 minutes d’avance, et je suis seul comme un con sur un parking d’Aubervilliers. A la radio, Germaine Jackson et Pia Zadora : « And when the rain begin to fall ». Mais qui a mis cette fréquence sur cet auto-radio ?… Le « kart’in » ouvre dans 15 minutes. Patrice arrive, je ne suis plus tout seul…
(intermède)
Kick-off [nm] : anglisisme. stage de motivation en entreprise présentant les perspectives de l’entreprise. Qui embête les employés. Ex : « Putain, demain, il y a kick-off ».
(/intermède)
Pour des raisons purement narratives, je suis désolé de changer de format en cours d’écriture, car la soirée c’est terminée, pour moi en tout cas, à 1h du matin, et par tranche d’un quart d’heure par un quart d’heure, on est pas rendu !
« Kick-off 2005 » nouvelle formule, avec des agents actifs !
Cette journée commence donc à 9h. Première activité, l’attente de mes camardes de jeu… en retard. C’est pas drôle. Ca arrive. Force m’est d’avouer que le lieu n’est pas super bien desservi, et que sans voiture et sans le sens d’orientation dont j’ai eu don, il n’est pas aisé de trouver le lieu… J’enlève mes baskets, ça gonfle trop… Une fois tout le monde présent et GSM éteint « pour de vrai », mon Boss commence sa présentation. Timing nickel. Il a même le temps de lire les dernières Slides, c’est vous dire mon admiration. Je ne peux pas raconter le détail, mais amis clients, rassurez vous, votre agence favorite de RP est en pleine forme. Je ne vais pas dire que j’ai tout compris ces histoires de Q2 2003 face à Q3 2004 qui diffère à cause des grandes vacances, mais en hochant de la tête comme tout le monde, on est tous passé pour de brillants analystes financiers au près de notre Boss. Je vous passe toutes les Slides sur la stratégie 2005, année de la rigueur à l’agence ; on enchaîne directement sur un atelier, réalisé en deux groupes. Sympa. Moi, les séances de brainstorming j’adore. En fidèle à une note laissé la semaine dernière, j’ai passé mon temps debout, en position de « lead » que j’aime bien. D’ailleurs, en 2 minutes, tout le monde à convenu que je serrais le rapporteur du groupe. Honneur. Confiance. Quand on sait que ça fait trois mois que je suis dans l’agence, ça me flatte mon petit égo. Ca fait du bien. Et puis j’aime ça pour être honnête. Cinq brillantes idées plus tard, je présente face à la direction de l’agence et à l’autre groupe. Impro à 90%, les idées s’étoffent au fil de mes paroles. J’adore. Je pense avoir convaincu mon auditoire. Pas de gagnants ni de perdants dans cet exercice, les idées les meilleures seront appliqués au sein de l’agence. Pour info, vous ne verrez pas ma tronche dans le trombinoscope de l’agence, car cette idée n’a pas été retenue.
Après une partie de ping-pong « question – réponse », tout le monde est satisfait, tant en terme de contenu que de temps. On a faim. On retient tous nos questions, et dans un bruit digne d’un gargouillement collectif, nous fonçons dans « le restaurant » du Kart’in.
(à suivre)
C’est le bloggeur qui est de qualité, pas la photographie, et encore mois la fonction appareil photo de ce téléphone…

Artistique, isn’t it ?
Aujourd’hui, j’étais de sortie. Ce matin tout du moins. Direction les quartiers généraux de notre futur client dans le 9-2. Un acteur majeur du monde des télécoms (mais la presse ne le sait pas encore). Ils ont besoin de l’agence la plu pro dans ce secteur : celle où je travail, bien entendu (mais ils ne le savaient pas encore). Notre équipe de choc est composée de 5 personnes plus un prestataire externe pour argumenter sur certaines de nos propositions. Bon compte, ca fait 6. Pour semé le trouble auprès de nos concurrents qui nous espionneraient, nous arrivons en 4 groupes. « 1 – Epervier » + « 1 – Vroum » + « 1 – Jet » + « 3 ». Je choisis le groupe « +3 » constitué majoritairement de femelles Sankukaï et Syndrome. Je serais « l’homme » de mon groupe. Je serrais Dromadaire. J’aime cette mission. Chèque taxi à la main, Barco dans l’autre, notre pilote expert des troupes urbaines d’élite nous conduit droit dans ce quartier d’affaire bien connu des Hauts-de-Seine. Le taxi de la troupe d’élite G7 ayant su éviter les pièges, certainement posés par nos ennemis, nous arrivons avec 30 minutes d’avance. Bon signe. Direction le cafetier du coin. Bien glauque. Pas fun non plus. 2 bières plus tard, le rassemblement est ordonné sur la place. En route entre le bistro et l’emplacement du rassemblement, nous croisons Vroum. Epervier et Jet serraient déjà sur place. Confirmation visuelle. Nous entrons dans l’immeuble. Les portes se referment derrières nous. L’aventure va commencer… On pose nos caques, le business commence.
Epervier, en tant que Manager de notre Dream Team lance la discussion. « In English, as requested ». Sankukaï et Syndrome ont déjà bossé pour un concurrent. Elles sont donc méchamment à l’aise avec le sujet. Je me sens même un peu con de ne pas être aussi décontracté qu’elles sur le sujet. C’est sur qu’avec le début de semaine de folie que j’ai eu, je n’étais pas le plus tranquille dans cette salle de réunion… Bref, « Move on ».
Ils sont sympa dans cette boite. Non pas qu’on ait plaisanté à tout va, mais il y a des expressions sur les visages qui laissent entendre qu’on a à faire à des gens intéressants. C’est subjectif, mais tout de même. Vroum continue la présentation, tranquillement. Au jeu des questions-réponses, je me fais petit. J’ai mes opinions, mais n’ayant suivi la rédaction de la propal que de loin, je ne veux surtout pas aller dans le mauvais sens. Viens « enfin » ma première Slide : ma présentation. Tranquillement, je sais ce que j’ai à dire, j’en profite même pour glisser que j’ai bosser en tant que Chef de Projet pour un opérateur GSM. On aurait dû le mettre dans la propal d’ailleurs. Bref. Fin de ma première Slide. Les échanges sont passionnants. Jet dispose d’un aisance qui passionne et alors qu’arrive mon lot de Slide à commenter, v’là t’y pas que le gars du fond nous lance un « We’re going out of time now, let’s go directely to the budget ». Thanks guy ! Je bredouille trois mots d’anglais insignifiants alors qu’un simple « Good idea, we’re all so hungry now ! Move on !». Mais non, j’ai du dire « heu… market… heu.. vertical… heu… event… Epervier ? ». Le tout en fixant l’écran. Super cool. Très fier de moi tient ! Des années d’études d’anglais pour être déstabilisé à cause d’un timing super mal géré… Une bulle de chewing-gum n’aurait pas été pire. Mince alors. Epervier termine donc la propal sur le budget comme exigé. Syndrome et Sankukaï ajoutent des infos pour boucler l’affaire.
L’opération a bien fonctionné. Mais une mauvaise préparation de ma part (dû à une semaine chargée, je le rappel – oui mon boss consulte mon blog, alors je prend mes précautions) et des Slides en dernière position d’un propal peut-être trop longue m’aura positionné en qualité de « what the hell this guy was doing here ? ». Bon, soyons honnête, je ne suis sur ce compte qu’en support. Je ne suis pas en « day-to-day » non plus. Heureusement ! L’équipe a été super bonne. La propal est super cohérente. L’agence rassurante et à la hauteur de la boîte. La prochaine fois, je me prends des Slides du début. Au moins deux ou trois. Ne jamais, ô grand jamais, se réserver les Slides finales d’un propal.
Rappel : Toutes les informations cités sont extrapolées. Je suis marseillais, il ne faut pas l’oublier, j’ai donc un peu tendance à exagérer… En plus, tout le monde sait bien que je ne m’appel pas Dromadaire !
Avez-vous un chat ? Moi, oui. Une femelle du doux nom de Bozo. En fait, ce n’est pas vraiment la mienne. C’est plutôt la chatte de ma femme. Avant de la rencontrer, son « mec » et elle avait ce chaton tout mignon. Bozo ! Quelle idée étrange ce nom pour une chatte. Puis j’ai dégagé son mec. Charme méditerranéen ravageur. Tactique classique, le coup du meilleur copain pour mieux approcher la femelle. Sacha a été mon pote. Il n’y croyait pas. Il a eu raison. Sacha sachant ma chasse a été chassé. Pas fou, il a laissé le chat. Enfin, la chatte. Car ce n’était pas sa chatte à Sacha, mais la chatte de son ex. De ma blonde quoi. La chatte de ma femme. Reconcentrons nous sur ce con. Ce con de chat. Ce chat est fan de hi-tech. Il ne jure que par le WiFi et les technologies nomade. Si, si. Mon chat a dû bouffer 4 kilomètres de câbles Catégorie V Ethernet, 67 mètres de câbles USB, 22 mètres de câbles SCSI, 6 kilomètres de fil électriques, et je ne parle pas des câbles téléphonique. Vraiment trop con ce chat. Il aurait pu s’électrifier 100 fois. Tu parles, tellement bête cet insecte qu’il n’a même pas réussi. Puis ça joue un chat. Dans le bouquins, ils le disent. En vrai, ça dort tout le temps. Sur ta tête. Oui, dans mon lit, j’ai la chatte de ma femme dans la face. C’est pas que j’aime ça, mais elle, ça lui plait. Elle ronronne en général.
J’ai deux poissons rouge à la maison. Enfin un vivant et un mort. C’est con un poisson rouge. Deux aussi cela dit. Bozo ne prétend plus qu’à boire l’eau des poissons. Enfin du poisson. Celui qui reste. Leurs noms ? Vous ne me croirez pas ! Nolwen et Houcine. Bin oui, comme la Star Academy saison 3. Les deux à tourner en rond comme des cons dans un bocale. À défaut de château. Star Ac 3, ça vous donne l’age des poissons. Enfin du poisson. De Nolwen quoi. 2 ans. Tout le monde nous avait prévenu que ça mourrait au bout d’un an. Oui, sauf Nolwen. La copine de Bozo. Nolwen et Bozo. Classe. Faut que je lui change son eau. Enfin que j’en rajoute. C’est pas marrant un poisson.
À la maison, j’ai aussi une fille. C’est ma petite princesse. Ma grande princesse, c’est celle qui a une chatte. Vous suivez ?
À la maison, j’ai aussi un blog. Ça c’est bien, un blog. Ca bouffe rien, ça coûte quasiment rien. On s’y fait des potes. Virtuel, qui ne risquent pas de piquer ta femme. Qui ne vont jamais lui caresser sa chatte. Car elle n’aime pas les étrangers. C’est ma chatte. Mon petit félin. Très con. Mais je l’aime bien en fait. Alors, bas les pattes !
Vous êtes certain d’avoir tout bien suivi ? Je vous sent… ailleurs…
Pas à pas, avancer.
Se construire.
Changer. Changer de vie, changer la vie, chercher son "moi", au soir comme à l’aube d’une vie ; ne pas attendre le crépuscule.
Vouloir tout bousculer, d’abord se bousculer, tendre vers mieux et non plus vers ailleurs. Vers l’excellence plus encore que vers le meilleur (mieux que quoi ? que qui ?).
Se réinventer.
Petit à petit, bâtir son nid, le révolutionner, exploser ses apprentissages, les modèles, le système, les repères, ses attaches, les carcans, le moule, sortir du prêt-à-penser pré-maché, pré-digéré, inventer son chemin, réaliser son oeuvre, ouvrir sa "gueule", être conscient d’être LA génération qui comptera (ou se résigner), se voir "grand" parce qu’infiniment "petit", se penser "géant" par ce qu’en "devenir", repenser son savoir, modifier les formats.
Devenir autre.
Tout doucement, subrepticement puis brutalement, refuser le clonage (identitaire, voir les notes du planeur), le déclinisme, les leurres démocratiques, les lubies des partis, conflits d’intérêt des médias (et de ceux qui appellent à le devenir).
Jour après jour.
Grandir.
Mûrir.
Aller.
Et devenir sois.
Imaginer demain pour y jouir pleinement, de sa liberté d’être, avant tout. Sois.
Être le mouvement, être l’élan, ou être dans le vent. Être le vent.
Être ce corps virtuel qui réfléchit en ligne,
Être cette ligne vertueuse qui prend corps dans ces réflexions (fussent-elle de comptoir).
Être "demain".
Pour ne plus jamais vivre "hier" et dépasser cet "aujourd’hui" tapageur, tape-à-l’œil, tapineur, révolu, caduque bien que persistant (pour combien de temps ?).
Se sonder vraiment et se trouver du talent.
Ne pas chercher à conquérir mais à progresser.
Se reconquérir pour devenir artiste ou artisan, d’un mieux être devenu "être-re" (amitié au Club !).
Être vraiment.
Être. Tout simplement.
Et ne pas supporter d’avoir sans vouloir, de se lever sans envie, sans autre sens que celui de satisfaire les désirs et besoins fondamentaux d’un autrui côté au CAC 40.
Donner son temps pour ne pas vendre son âme.
Investir tout son être au péril de ses possessions, des odieux acquis (fondamentaux ?) qui nous enclavent, de ces chaînes (télévisuelles) qui nous enchaînent, de ces marques qui nous conditionnent, au fer blanc de la démagogie et du discourt-positionement "Nivéa".
A la pommade polie-tique de ces puces qui nous démangent et nous révèlent, chercher l’ombre dans la lumière,
sans Dieu mais pas sans foi,
parce que cette lumière…
C’est nous.
Je ressors de table.
Un instant de plus passé à se conter, se découvrir, et à refaire le monde.
Mais cette fois-ci c’était face à Galienni.
C’est pas tout les jours que l’on rencontre Matisse.
Matisse skate, il aime le Brouilly.
Ce n’est pas tous les jours qu’après avoir refait le monde "on" sort convaincu que celui-ci changera.
Avec ou sans nous.
Ce sera avec moi.
Prendre un métro de plus pour rentrer chez sois, allumer le thinkpad et constater que vous êtes là…
E-exister n’est pas exister d’avantage.
C’est exister autrement.
La virtualité est un leurre.
Derrière les urls se cachent des cicatrices et de véritables sourires.
Voyez-les tous, là, ils sont de chair et d’os ; s’inventent des cafés du commerce quand leur commerce a fait faillite, multiplient les réseaux quand rien n’est plus qu’émotions, informations et réseau. Monétisés.
Sensibles.
Ambitieux.
Ils ont des rêves.
Les rêves, c’est pas virtuel.
Et comment arréter, comment cesser cette aliénation qu’est l’envie omniprésente de vous dire combien, sur ce chemin, j’ai croisé et saisi le mien ?
Avancer.
Partager.
Changer.
Bloguer c’est avant tout cela.
Notre monde a éclaté.
Nous ne serons plus jamais "un".
Nous seront tronqués ou exaltés.
Choisir son camps.
Choisir son quand.
Choisir.
Quoi ?
Quand ?
Just do it…