Juste une question au passage. A quel age s’arrête-t-on de mûrir ? Je remarque juste que j’ai vécu déjà beaucoup de choses dans ma petite vie, et pour chacun de mes grands moments de vie, je pense qu’aujourd’hui, j’ai profiterais plus, que je pourrais faire mieux. Des rencontres, des lieux, des moments, des émotions, des opportunités… L’expérience de la vie, ça doit être ça…
Les quatre années que j’aurais passé aux Antilles auront été très productives et enrichissantes. Paternité pour moi, maternité pour Madame, entrepreneuriat, découverte de la vie rurale, survie dans un univers parfois hostile, entrée et errance (par erreur sûrement) dans l’informatique et les telcos, bref, j’ai acquis un beau bagage. Je ne compte pas le temps passé sur notre belle Guadeloupe, c’est une histoire qui remonte à 1992… On volait sur Aéromaritime et Minerve (ex-AOM, ex-AirLib, futur rien du tout) à l’époque, pour vous dire ! Plus que le sable fin de Grande Anse entre mes doigts de pieds, ce qui me manque le plus, c’est le ti-punch.
Le ti-punch guadeloupéen plus exactement. Rhum de Bologne (ça, c’est pour mon côté Basse-Terre) voir du Damoiseau ou du Père Labatt.
Une bonne cuillère de sucre de canne (Gardel plus que Marie Gallante ou mieux, mais plus cher, du sucre de canne de Nevis). Un filet de citron vert, un citron-punch de préférence, plus petit, plus fort. Éventuellement, un petit glaçon dedans… Je sais, ce point là est très discutable… Mais bon, moi, j’aime bien. Et là, facultatif, mais top of the top, un demi maracudja frais dedans. J’en salive les amis. Je ne suis pas un alcoolique, mais là, je tombe pour ça. Et rien à faire. Ca ne marche que là-bas.
Alors, pitié, arrêtez de nous servir vos faux ti-punchs à base de Bacardi ou autre rhum industriel, et avec du sucre roux sans goûts. Autant mettre du Canderel et de l’alcool à 70°, ça ne serait pa plus mauvais. Même la pointe de citron vert importé du Costa-Rica ne va pas. Ca sonne faux, et le plu souvent, c’est dégeulasse. Mes Antilles, ma Guadeloupe, c’est celle de la campagne. Celle du ti-sec, celui qui fait tomber les dents de devant tellement il est fort. Tellement il est authentique. Le rhum, c’est la vie. C’est cette vie. C’est ce que j’ai regretté en quittant mon île…
Aujourd’hui, d’obscures raisons familiales « m’empêchent » de revenir là-bas. Pas envie de croiser certaines personnes, celles qui retournent leur veste aussi vite que leur ombre. Pourtant, ma fille, je veux que tu connaisses ton pays. Tu es créole, né en Basse-Terre, élevé à Deshaies, la vrai Guadeloupe. Un jour, je t’y emmènerais. Et je me ferrais un ti-punch maracudja. Avec Madame. Sans regrets. Juste en profitant de ce moment… En sirotant notre nectar adoré !
Tyenbé !
Photographie de Jean-Luc de Laguarigue
J’adore aller au marché. Odeur et saveur, envie et frénésie, papilles et pupilles, tous nos sens s’éveillent. Et comme j’aime cuisiner les produits frais (et oui, pas seulement les pates, les lentilles et autres purées de pomme de terre deshydratées…), j’ai bien souvent pas mal de boulots en revenant de ces halles éphémères. Pourtant, je ne sais jamais, mais bien jamais, ce que je vais préparer. Et je suis incappable d’anticiper. Aussi, je reviens bien souvent du marché avec les mêmes produits que la semaine précédente. Lui-même identique, etc. La créativité intervient qu’au niveau du poulet grillé au bouquet de fleur, encore une fois, le marketing olfactif.
Pourtant moi aussi j’aimerais avec mes neuronnes en fête face à ces étales remplits de légumes, d’abbats, de charcutailles de notre pays. Et d’autres. Pouquoi chez le boucher prends-je toujours les mêmes morceaux ? À part un léger écart avec des topinambours (excellents par ailleurs), notre classique patate à de beaux jours devant elle chez nous. Pour cela, j’admire Pascale ou Estelle qui nous pondent des recettes simple, facile d’accès, avec des produits classiques aussi. Pouquoi y arrivent-elles, elles ? Le cerveau de la femme est-il plus adapté, plus sensible ? On ne peut pas être bon à tout, certes, mais tout de même. Je pense avoir assez d’ouverture d’esprit pour repartir avec des produits interessants et pouvoir proposer à ma petite famille une palette culinaire plus large… Adepte du « Think Different », je suis un pépère du cabas. C’est triste ça.
Ce soir, j’ai eu droit à ma saucisse de Morteau avec ses patates. C’est bon, c’est saint, c’est gras. Donnez-moi vos ficèles. Votre petit truc à vous sur le marché, c’est quoi ? Que j’impressionne ma petite femme. Que je lui fasse pétiller ses yeux. Sans que je passe ma nuit dans les fourneaux non plus hein, sinon, je vous raconterais quand les résultats !
Une journée importante pour la blogosphère aujourd’hui. Des choses se passent, des gens discutent, des idées fusent, des histoires cassent, de signatures changent les choses. Aujourd’hui, je vous le dis, les choses vont changer.
Que de papiers à signer. Mais l’aventure en vaut la peine…
Qu’est-ce qui se lève à 8h du mat un dimanche et qui est assis sur son canapé avec son PowerBook sur les cuisses et devant Timon et Pumba ? Réponse : un Papa. Que voulez-vous faire quand dans votre someil une douce petite voie bien familière vous glisse :
« C’est toi qui te lèves aujourd’hui, je t’attends sur le canapé »
Le tout, suivi d’un délicat baisé sur mon front. En moins de 5 minutes, j’étais « habillé », en train de verser du lait dans un bol de céréal. Sachant que je suis incapable d’engloutir quoi que ce soit le matin, j’ai regardé tombé la fine pluie sur le potager, pensant à mettre de l’anti-limace si on veut un jour manger ces salades.
Quelques cirgarettes non-fumés et un kiwi plus tard, nous migrons dans le salon. Sur mon canapé, protégé par mon écran, il ne peut rien m’arriver. Porte fermée pour protéger madame toujours entre les doigts de Morphé, je découvre à présent avec stupeur les publicités pour enfants. « Barbie Nouvelle Star ». Nom de Dieu, quelle horreure. Quel manque de créartivité, quelle exploitation marketing, quelle lueur au fond des pupilles de fille.
Pas de délation
Juste un petit flashback. Samedi, après une scéance lèche vitrine (berk) du côté de chez Madame Buz5z, nous sommes allé dans le petit square à côté de chez. Les gens élèvent n’importe comment leurs gamins, je vous le confirme. Pauvres gamins. Je ne veux pas entrer dans le trip « on est des supers parents », je ne suis pas du genre à me lancer des fleurs. C’est les autres qui me font peur. Je pense qu’un jour une Fée leur a ditque leur gamin était le Roi ou la Reine et qu’ils avient donc tout les droits. Incroyable, mais le s’il vous plait est totalement demodé. Ainsi, si un gamin vous balance à fond les yahourts un balon dans votre tête, il ne faut pas étonner si les parents du p’tit-cul p’tit-con rigoles. C’est normal. Je comprends de plus en plus le concepte de Super Nanny sur M6…
Bref, je m’assoie sur le revetement tout mou du square tout en discutant avec un ami quand mon téléphone se met à sonner. Mais sonnerie habituelle est hyper classique. Sinon je n’entends pas. Mais là, c’est une autre sonnerie qui retentit de ma poche.
« Tut tutut tut Dora, Tut tutut tut Dora, Dora, Dora Dora l’Exploratrice ! Dora ! »
Et là, un troupeau de gamins qui se tourne vers moi. Sourrire. Sourrire de con surtout. Heu…
« Allo ? C…. ? »
Oui Monsieur C., alias Monsieur V. avait, par erreur (le salop) appelé mon numéro, tout en continuant sa life… En gros, il m’a laissé comme un con avec ma sonnerie débile et en me prenant un rateau devant des gamins persuadés que j’ai raccroché au nez de Dora. Pour ça, C. / V., tu paieras !
Allez, je vous laisse, il y a Kim Possible à présent…
Ron, pschiiiiitttttt…..
Dans notre petit bout de jardin, nous avons planté de magnifiques bambous. Et comme nous sommes des gens respectueux, nous avons pris soins de mettre une toile spécifique dans la tranché où nous avons planté nos 6 bambous. Malheureusmeent, ces fourbes de bambous ont la fâcheuse manie de lancer leurs racines (des rizomes) par dessus la toile, en rase motte, et de filer chez nos chers voisins. Nous passons donc notre temps à courir après chaque morceau ; nous essayons coute que coute d’empêcher la garnde évasion.
Mais voilà, nos voisins, ce ne sont pas des rigolos. Le premier est le procédurier de notre petite résidence tranquille. Autant dire qu’il n’en est pas à son premier procès, et vient justement d’en perdre deux contre le syndic. Sa tactique à lui, lors des réunions de copro, c’est de ne rien dire, puis d’envoyer des recommandés ensuite. Chacun sa conception de la vie. La sienne, je la trouve triste. L’autre jour, l’ensemble de la copro s’est réuni pour faire des TIG. Oui, comme à l’armée, des traveaux d’intérêt généraux. Objectif, économiser sur les charges en faisont nous même, avec nos petites mains de ctadins. Pas d’obligation, mais ceux qui veulent participer sont les bienvenus. Apéro et barbeccue à la fin. Nous avons tout nettoyé, tondu, vernis, peint, nous avons même poseé des pavés au sol. Et notre cher voisin, vous savez quoi… Il veut fair eun procès car nous n’avons pas mis la couleur identique de peinture dans un couloir exterieur. Franchement, il ne mérite pas des baffes ?
Maintenant, chacun ses affaires. Sauf que là, il y a donc une histoire de bambou entre lui et moi. Et donc, plutôt que de venir nous en parler, non, il en parle discretement à notre second voisin. Celui-là, one ne le connaît pas du tout. On a bien croisé quelques fois Madame, mais bon. Le sourrire et le bonjour ne fait pas partie de leur éducation. Eux, ils cultivent de magnfiques pissenlis dans leur jardin. Sympa ! Nous on lutte avec des pinceaux et du RoundUp contre ses bouffeurs de gazon, et eux, ils en distribuent à tout le quartier.
Leur stratégie, c’est de prouver que nos bambous s’attaquent aux fondations de la résidence. Que ca perse le béton. J’ai dû investir une fortune dans un pneumo-perforateur alors que j’avais des bambous, trop con ça ! Par contre, le maronier d’un autre voisin, celui qui nous fait de l’ombre, il ne s’attaque pas au béton celui-là hein ! J’ai donc profité de ce RTT pour border nos parties mitoyennes afin de voir ces échappées. Et les couper (couic) au bon momment.
Aussi, si vous cherchez un voisin sympathique, contactez-nous, nous sommes une joyeuse petite bande copro à vouloir faire des barbeccue, des apéros, et à vouloir profiter de la vie sans se prendre la tête, et on vous offrira avec joie notre cher voisin rabat-joie. Alors, kinenveut ?
Je me cache derrière mon écran. Je me fais tout petit. J’ai la tête un peu ailleurs, mais je n’oublie pas mon blog pour autant. Je prends des photos, je pense à des choses, j’en fait d’autres. Je pense entrer dans une période de mue. Un peu comme un serpent, j’ai envie de changer de peau. Mais pour cela, il faut prendre des forces, de l’inspiration, du recul. En aucun cas je ne souhaite lâcher ce blog. Ni un autre. Ni le vôtre, que je lis toujours quotidiennement, même si je ne laisse pas de commentaires.
Je ne veux pas organiser des jeux, ni des concours. Je ne souhaite pas migrer à Casa faire des vagues. Je veux que ce blog soit à mon image. Et à mon rythme. Car un blog, c’est plus que son ego que l’on couche sur un clavier. C’est plus que du code ASCII sur un écran LCD. Ce sont des idées, des convictions, des idéaux, des vérités, des erreurs, des bêtises, de l’intelligence. C’est tout ce dont on est fait. Tout ce dont je suis fait. Je veux être fidèle à cela. Je veux être fidèle à moi-même.
Je suis en pleine forme, je m’épanouis de jour en jour un peu plus. Le petit gaillard que je reprends beaucoup d’assurance, perdu pendant quelques années un peu difficiles. Mon amour propre. Et aujourd’hui, je partage tout cela un peu plus qu’avant avec Madame, plutôt qu’avec vous. Mais comme disait l’autre : « I’ll be back ». je rajouterais à cela : « Soon !!! ».
A très bientôt,
A demain même,
Cher tous, chers amis,
Une petite note pour vous dire que le temps passe vite en ce moment. Et que j’essaie de profiter au maximum de chaque moment que je peux passer avec ma fille et ma petite femme. Aussi, excusez-moi. Je suis beaucoup moins assidu. Je poste moins. Je vous visite moins. Je lis, mais commente à peine. Mais je vais revenir, bientôt, vite, rapidement. Je me ressource. Je m’inspire, et je vous promets de belles notes.
Je découvre des nouveaux lecteurs de mon blog. Marrant. Je découvre leurs blogs aussi. J’adore. Ça me fait plaisir, de voire que ça bouge, que ça évolue. C’est rassurant. Vous êtes tous toujours les bienvenus dans mon espace. Dans mon petit bout de vie sur le web.
Un petit résumé de ma vie depuis ma dernière note : potager planté, nouvelle nounou demain, officialisation de ma participation à une belle histoire, un voisin qui veut me foutre un procès à cause d’une vague histoire de bambou qui l’envahiraient, visualisation hier de mon film culte « Lost in Translation », bref, que du classique, que du banal. Que de la vie. Que des choses à partager.
À bientôt,
Damien
El Bulli, ce n’est pas un restaurant comme les autres. Ici, vous ne venez pas manger. Vous ne venez pas parce que vous avez faim. Vous venez pour vivre un moment, des émotions, des sensations. Tout se présente comme un spectacle, un show et, bien entendu, nous sommes les spectateurs, les serveurs les acteurs, la direction se fait depuis la cuisine. Le réalisateur, c’est Adria Ferran. Et il maîtrise !
C’est donc naturellement que Madame et moi prenons place sur la banquette, côte à côte. Etrange d’être assis dans cette salle et d’avoir nos yeux rivés sur les tables et les assiettes de nos voisins. Derrière nous, des cadres avec des photos de bulldogs. El Bulli, bulldog, je saisis enfin l’origine du nom du restaurant. Je n’avais pas capté avant.
Ici, pas de carte. On découvre au fur et à mesure. On nous impose notre repas dégustation. Notre menu nous sera donné à la fin du repas uniquement.
A la demande d’Anne, voici la seule et unique photo de cette série « à table à El Bulli » où vous pourrez profiter de nos magnifiques minois, à Madame et à moi-même. Profitez, Madame va me faire censurer vite fait bien fait, je le sens venir ! Mais revenons à nos assiettes, ce sont elles les stars.
A boire tavernier !
Notre serveur arrive. Un apéritif d’accueil va nous être servi. C’est présenté dans un français de qualité, sans pour autant être nickel. On s’en fou ? Pas du tout. Car quand il revient avec une table roulante et qu’il nous annonce une caïpirinha nitro, on s’étonne un peu. Et il y a de quoi. Kézao au fait ? Facile ! Un peu de cachaça, un jus de citron vert, on mélange, on rajoute un peu d’hydrogène liquide d’azote liquide (environ -190° – Merci Estelle qui m’a sauvé la vie !), et hop il y a de la vapeur de tout les côté ! On mélange avec un fouet. Nous, on matte pendant ce temps. Et hop ! Un sorbet alcoolisé ! Spectaculaire. Plus fort, une cuillère de concentré d’estragon prépare notre bouche à accueillir cet apéritif, préparé devant nos yeux ébahis. Notre bouche est enveloppée. Notre caïpirinha est divine. C’est certain, on ne s’est pas trompé d’adresse.
Amuses bouches
Il s’en suit des olives sphériques. Magnifiques, divines. Tellement indescriptible. Des petites boules blanches qui trempent dans de l’huile. Étrange en bouche. Mais lorsque vous croquez, c’est l’arôme d’un panier d’olive verte qui explose dans votre bouche. Le noyau en moins. Puis vint le pop-corn au fromage, que je suppose être réalisé simplement d’un grain de maïs enrobé de fromage et qui à l’explosion se déforme. Très bon, mais moins original. Les choses les plus bizarres arrivent ensuite. Ici, en photo, de la peau de sole frite. Une peau par personne. Rien ne se perd. Pas mauvais au final, ça vaut des bonnes chips de pomme-de-terre maison ! Pour autant, n’imaginez pas qu’il suffit juste de récupérer de la peau de poisson et de la jeter dans une friteuse. La forme est plus ou moins travaillée. La graisse ne reste pas sur les doigts.
Allez, un petit dernier pour la route, ces gâteaux électriques. Ils ne portent pas leur nom pour rien. Croquez, mâchez, avalez, attendez. Madame Damdam et moi-même nous sommes regardés les yeux gros et ronds comme des boules de billard : On reçoit des flux de décharges électriques. Un verre d’eau changera tout ça nous prévient-on. Mais non, c’est trop fun ! On ne veut pas perdre cette sensation tout de suite ! Il faudra bien.
Hips !
Le sommelier vient nous voir. Pas facile de choisir un vin sans connaître le menu. Sur ses conseils, nous partons sur un vin blanc. Un argentin. Bon choix. À noter que la carte des vins est magnifiques, sans être exorbitante. Comptez de 40 à xxxx euros, ou xxxx est totalement indécent. Tant qu’à être là, on se fait un plaisir avec des bonnes bouteilles, on va pas se gâcher la soirée en se prenant un vin pas à la hauteur.
Vous savez quoi ? A suivre…
Madame Damdam est au ciné avec ses copines ce soir. Elle a bien raison. Me voilà donc seul avec Mademoiselle Damdam. Pas de panique, je gère super bien mon petit monstre. Pendant qu’elle lit, je check mes blogs. Puis je me dis que je tourne un peu en rond sur mon blog en ce moment. Alors, j’ai décidé de partager un peu plus mon intimité avec vous ce soir. Je vous ouvre une nouvelle porte. Une porte importante, car particulièrement parlante. Qui va me mettre à nu. Tout nu. Mais tout bronzé, c’est pas la saison. Et oui ! Bingo ! Celle de mon réfrigérateur (le premier qui me dit frigidaire se prend une baffe, ça m’horripile !). Alors, vous pensez que nous devons manger quoi ce soir ?