Oui, je sais, je n’y vais pas de main morte. J’exagère un peu peut-être même. Mais rappelez-vous, c’était bien avant ma période El Bulli, j’étais en pleine crise de Nounou. Entre Super Nanny qui nous narguait et le manque de visibilité sur une Super Nounou rien qu’à nous, ce n’était pas facile à gérer… Reste que nous avion trouvé Monica. Une petite roumaine de 20 ans. Très gentille. Un peu trop peut-être, au grand plaisir de ma fille, qui voyait en elle des steppes de liberté… 1er mercredi à l’essai. 2e mercredi de confirmation. Puis vint le troisième mercredi. Mercredi dernier. 8h27, on sonne à la porte. Moi qui aime la ponctualité, j’adore.
« Bonjour Monica… »
Freiné dans mon élan à la vision de la moins jeune femme qui l’accompagne.
« Bonjour. Je voulais dire vous. Mais j’ai trouvé un travail nouveau. Mais moi pas avoir téléphone à vous. »
« … »
« Mais je suis venu avec ma cousine. »
« … »
« Elle habite avec nous. »
« … »
Estomaqué que je suis ! Elle vient donc 3 minutes avant mon départ au boulot m’annoncer sur place qu’elle ne vient pas travailler, mais que sa cousine que je ne connais ni d’Eve ni encore moins d’Adam peu garder à sa place ma princesse a moi que j’ai conçu avec Madame Damdam ? On croit rêvé ! Poli, mais ferme :
« Heu… Merci d’être venu nous prévenir Monica, même si ça m’inquiète que vous n’ayez pas notre numéro de téléphone. Mais tant pis pour votre cousine. Pas aujourd’hui, non. Vous avez le téléphone ? »
« Non… »
« Il faudrait au moins que je vous rencontre avec ma femme »
« Non… »
« Que vous vous présentiez… »
« Non… »
« Elle parle français ??? »
« Non »
« Écoutez, je vous appelle Monica et puis on verra pour votre cousine. »
« Non… »
« Merci Monsieur. Au revoir. »
« C’est ça. Au revoir. »
« Non… »
(clac !)
Ca c’est fort tout de même. Autant vous dire que je n’ai jamais rappelé Monica. Elle non plus. Encore moi sa cousine « Non », qui m’effrayait de toute façon. Mais quel culot tout de même… C’est décidé. Tant pis, mais ma fille laisse tomber le judo, et elle passera ses mercredi avec d’autres enfants du quartier, en garde partagé. De toute façon, elle a déjà eu sa ceinture jaune, et vu qu’elle n’y allait que pour draguer les garçons… On va même économiser de l’argent du coup. Mais tout de même, je n’en reviens toujours pas. Pas cool.
Reste que je suis content pour elle qu’elle ait trouvé un autre boulot, sûrement à temps plein, mais elle aurait prévenu la veille au moins… Nous ne sommes pas en liste rouge, et c’est la moindre de choses que d’avoir noter numéro de téléphone tout de même… Non, Monica n’est pas une sainte, je vous le dis.
L’avantage avec la Costa Brava, c’est qu’au début du mois d’avril, il n’y a pas un chat. Et donc les hôtels sont largement abordables. Notre petit hôtel (le Victoria, des entaines de chambres, donc petit pour les normes locales) est charmant… mais sans charme. Qualité Ibis. Spa en plus. Vue sur la mer méditerranée, un retour à mes sources… Marseillais je suis, marseillais je reste. Mon cœur reste bercé par les douces vagues de cette mer… On se paie une petite ballade sur le sable froid et humide. Il pleut. Un peu. Il y a du vent. On est les seuls couillons sur cette large bande de sable humide. On s’en fou. On est amoureux est on emmerde le monde entier ! Allez, il est à présent 18h30, filons nous habiller. Il est temps.
Dressing room
Alors là, je me la joue super simple. Paire de jean (D.), chemise (PS), veste (PS), chaussure (B). J’ai donc fait attention, mais sans trop en faire non plus. Néanmoins, je vais vivre un repas exceptionnel, je n’allais pas non plus enfiler mon plus beau survêt ! Madame Damdam se fait belle, comme à son habitude, malgré un éclatement de bas au dernier moment. Nous sommes tout beau, tout propre. Un peu de sable dans les pieds. Nous descendons au Lobby. L’amicale de pétanque belge qui s’était réuni dans cet hôtel catalan nous regarde passé comme des vaches regardent un Corail passé. Ca parle flamand. Nous, on a le trac ! Le trac d’aller au restaurant. Le trac d’aller à El Bulli. On a le trac, mais on aime ça. On est fier. Installé dans la 206, nous prenons la route.
Mappy Style
Ce qui est bien avec Mappy, c’est qu’ils vous indiquent des routes qui n’existent pas forcément. Ou qui n’existe plus. Ou alors qui ne sont accessible qu’avec des engins volants. En tout cas, il est 20h15 et on cherche depuis 30 minutes cette petite rue, à 265m à gauche… Raz la casquette, on s’arrête devant une baraque à frite.
« Por favor Señor, me puede decir donde esta la calle de la puta machina ? Par ir a El Bulli. »
« Ah, vous est française ? Votre route est mauvais. Pas bon. Existe pas. Pas possible. Revenir en arrière. Devant l’apothèque, tourne à droite. 5 croix. A droite. Et ensuite attendre El Bulli. »
« Heu… Merci ! »
De retour dans la voiture…
« Toutouille. Mappy, ce sont des cons. Je te le dis. »
Nous faisons route arrière, tournons à droite à la pharmacie, puis à nouveaux à droite au cinquième croisement. Un joli panneau El Bulli indique la direction. En gros, on est à 7 minutes de l’hôtel.
Sur la route cette fois !
La route continue. Encore. Et encore. Sans fin. Nous sommes trois voitures à nous suivre. Pas de doute, vu l’environnement, nous allons tous au même endroit. Ca tourne. Et encore. Pas envie d’être malade maintenant moi… Et ça monte, ça monte… Ca tourne encore. Ca commence à descendre… Doucement. Et nous y voilà enfin. Un panneau « El Bulli ». L’entré est 50 mètres plus bas. 8h30, il n’y a pas de valet-parking. Ce n’est pas nécessaire non plus… Des sourires de gosses se dessinent sur nos visages. On y est. 10 mois qu’on a réservé. 10 mois qu’on attend ce moment. Nous ouvrons nos portières. Les cailloux chantent sous nos pas. Le vent tourbillonne. Les feuilles dansent. C’est une fête. Encore 30 mètres et nous voilà face à la porte. J’ouvre.
« Hola ! »
« Hi, we have a reservation for two. Name is Guinet. G U I… »
« Oui, bienvenu à El Bulli. Souhaitez vous visiter les cuisines avant de passer à table ? »
Nous sommes accueillis. On nous attendait. Nous faisons maintenant officiellement partie des happy few. La magie commence. Pour de bon… Oui, pour de bon.
A pied
Le réveil fut difficile. Programme bien chargé pour un week-end bien trop court. Il est 8h30, nous n’allons pas travailler, nous n’allons pas nous occuper de notre fille. Non, rien de tout ça. On va marcher, visiter, grimper. Et même grignoter. Barcelone, c’est grand. Sur une carte en tout cas. En fait, tout est à porté de jambe. Presque. Notre guide du Lonely Planet à la main, nous sommes en pleine exploration en territoire Catalan. Gaudi est omniprésent dans cette ville. Normal en même temps ! Bâtiments coulants et ferronneries extravagantes. Un peu de magasinage au passage, ça ne fait pas de mal. Juste ce qu’il faut.
A table
Pause déjeuner très rapide. Ce soir, on va s’en mettre plein la panse, alors il ne faut pas forcer. Puis on doit faire vite. Si, on a osé. On a mangé au Burger King le midi. Dommage que l’on en ait plus en France. C’est bon le Burger King, rien à voir avec le Mac Do. Rien à voir avec l’Espagne non plus cela dit… Le principal, c’est que cette pose n’aura durée que 12 minutes, qu’on a bien rit en pensant au repas du soir alors que nous faisions la queue dans ce fast-food minable de la place de Catalunya. Ce sont les mains bien grasses que nous reprenons les chemins des touristes en ce jour grisâtre.
En voiture
Notre périple barcelonais s’achève à 15h devant la fameuse Sagrada Familia. Impressionnante. Un beau chantier. Une belle leçon. Nous montons dans ses tours. A pied. Mon vertige revient à toute vitesse. Putain d’escaliers en colimaçon. De retour à moins de 3 mètres de hauteur, je respire. Nous avons vu, rapidement, ce que nous devions voir. Pas plus. Nous achevons donc notre tournée en métro, direction l’hôtel. Récupération de notre valise. En route pour un loueur de voiture du côté de la gare. Il est 16h. Il est l’heure de quitter cette ville. Nous y reviendrons demain de toute façon. Le ciel se couvre, et il fait beau à Paris. Allez comprendre. Direction Roses sur l’AutoPista 7. Les chevaux de notre 206 rugissent du plus qu’ils peuvent. Nous allons bouffer du bitume pour accéder à notre paradis… Adria Ferran, fait chauffer tes fourneaux, la Damdam’s family est sur la route de El Bulli…
On s’approche, on s’approche…
Je n’ai pas arrêté de vous saouler avec El Bulli, mais jusque là, je ne vous ai rien montré. Rien raconté. J’ai tout gardé en moi. Enfin non, pas tout, mais bref… Alors, je vais y aller progressivement. Mon blog part en vrac de toute façon, alors autant en faire le blog du restaurant El Bulli. Il y a des choses à dire, à raconter, du bien, du mal. Pas beaucoup de mal en fait. Alors, on commence aujourd’hui, avec la première escale de ce trip gastronomique au pays des « Olé ».
CDG : Le vol est à l’heure mais retardé
Arrivé à l’aéroport, terminal 2F (c’est celui qui tient encore debout), un monde de folie (pas privée du tout). Tout le monde part en week-end je pense. Je retrouve des queues pas possible que je n’avais pas vu depuis mon expériences guadeloupéenne. Mais j’ai un sésame. Il s’appel Fréquence Plus Bleu. Avec ça, je peux m’enregistrer directement au comptoir « First Class ». La classe. Le gain de temps surtout ! En deux minutes nous étions enregistrés. Après le message offert par le ministère de l’intérieur, palpé sur le rythme des bips du détecteur de métal (sensible ces bêtes à présent), nous accédons au terminal. Deux cocas et 14 euros plus tard, nous nous installons devant la porte d’embarquement. Vol AF1949 – 18h20 – A l’heure. Enregistrement prévu à 17h45. Mes fesses oui ! Bien entendu, nous avons embarqué à 18h15, ce qui laissait une marge de manœuvre très limité à l’équipage pour tenir ses délais. Qui n’ont donc pas été tenu. Assis, mon USA Today entre les mains (genre !), l’A319 d’Air France décolle.
Direction Barcelone.
Viva España !
« L’Espagnol en 16 minutes » = arnaque
Ma salade de patte avalée dans l’avion, je reprends mon bouquin pour travailler mon espagnol, que je n’ai pas mis en pratique depuis… depuis jamais en fait. Je fais de progrès fulgurant. A défaut d’être bilingue, je devrais pouvoir indiquer à mon taxi la direction à prendre, le nom de mon hôtel et que j’aime bien les tortillas. Survie quoi !
« Mesdames et messieurs, nous venons d’atterrir à Barcelone, blah, blah, les coffres à bagage, blah, blah, chute d’objets, blah, blah, arrêt complet de l’appareil. »
Chouette. Direction les tapis à bagages. J’en profite pour lire le nom de notre hôtel. Pas franchement local le nom, d’actualité cependant : Montecarlo. Le temps de fumer trois cigarettes au moins (de souvenir, car un non fumeur s’emmerde ferme devant ces tapis) et notre bagage arrive. Direction la « Salida ». Etrange, il est inscrit « Sortida ». Bah, encore plus simple alors ! Directions les taxis à présent. Pas de queue. On est les seul. On s’insère dans le véhicule noir et jaune. Et dans mon espagnol approximatif je sors :
« Hola ! Queria ir a la hotel Montecarlo, calle de la Rambla por favor ».
« Hein ? Catalan ? »
« Hein ? No Catalan, Montecarlo ! »
« CATALAN »
Et oui, cruel détail. J’ai révisé de l’espagnole Castillan. Bin voyons ! Fallait y penser tient ! Je range mon bouquin, et montre au chauffeur mon courriel imprimé. Fièrement il me répond :
« Ha ! Hotel Montecarlo ! Las Ramblas ! »
C’est a présent clair, les chauffeurs de taxi espagnol valent ceux de Paris. Bien cons comme on les aime. Surtout les Catalans d’ailleurs. Ou alors je suis tombé le prototype expérimental. Bien avancé dans ce cas. Je boude dans mon fauteuil, et le véhicule démarre comme un taureau qui aurait une patte de cassé. Direction mon courriel… On verra bien comment se passera la suite…
To be continued…
C’est phénoménal. Avec un blog, votre passé vous rattrape à toute vitesse. Votre présent aussi cela dit. C’est peut-être une des possibilités les moins immatériels du net finalement.
Sister !
Ma grande sœur a eu droit à une visite de mon blog il y a quelques moi. Une visite effectué avec mon père d’ailleurs. Elle n’y voyait pas l’intérêt et trouvait ça même « malsain » d’écrire sa vie sur Internet. Bide total donc. Mais voilà qu’hier, mon téléphone sonne (oui, mon « Noknok in the heaven door »). Et voilà ti-pas que Mademoiselle Damdam-sœur me dit qu’elle cherchait des infos sur je ne sais quoi, et que mon blog est apparu dans la liste de résultats de sa recherche Yahoo. Je suis à moitié surpris vu les mots-clefs tapés par certains de mes visiteurs (pour info, un fan de Francis Lalanne vient quasi tous les jours sur mon blog en cherchant dans Google : dernier album francis lalanne. Troublant !). Et là, de rajouter :
« C’est incroyable que des gens laissent des commentaires à tes messages. En tout cas, c’est bien ce que tu as écrit là… »
Bingo. Ma présentation ne l’avait pas convaincu, mais le fait de tomber par elle-même dessus la convaincue. Elle en met une couche supplémentaire :
« Tu pourrais peut-être m’aider à trouver un mec avec ton blog ! »
Rire ironique de toute part. Néanmoins, le message est passé ! Et relayé !
Guadeloupe
Hier soir, je reçois un courriel. Une relation de Guadeloupe. Oui, j’ai habité en Guadeloupe pour ceux qui ne suivent pas. Il me présente sa situation. Évidement, avec mon blog, il en sait plus sur moi ! Et ça me fait plaisir d’avoir de ses nouvelles. Et puis, on se dit que le monde n’est pas si grand. Et pas si petit non plus. Ou peut-être est-ce la blogosphère qui n’est pas si petite. Je ne sais pas. Et c’est comme ça. Grégory a un blog lui aussi, moins perso. Il ne s’y dévoile pas. C’est son choix. On fait ce qu’on veut. Et puis, en Guadeloupe, on ne peut pas écrire n’importe quoi. C’est une île. Pour le coup, le monde est petit là bas. Pour de vrai. Au moins, ce blog m’aura permis de retrouver certaines personnes. Un autre ami, qui lui est en Nouvelle-Zélande, m’a trouvé via mon blog…
Mes amis, je vous le dis, si on se perd de vue, j’ouvrirai un blog. Juste pour le plaisir de se retrouver. Car moi, je le sais. J’en ai la preuve. Ca marche !
Avant de vous faire un rapport comme il se doit sur cette soirée au restaurant El Bulli, je vous partage juste le menu de cette soirée qui restera longtemps dans ma mémoire. J’ai photographié tous les plats, ou presque, certains étant trop… éphémères…
C’était TOP !
A plus tard les amis…
Marshmallow de parmegiano
Olivas sféricas
Piel de pescado planchada
Palomita de queso
Crunchy de quinoa
Leche eléctrica
Ninfa de algodòn thai
Caviar sférico de melòn
Trufa-nitro coulant de pistacho
Ravioli de alga kombu y erizos
Ravioli sférico de guisantes y ensalada de guisantes a la menta
Pan de queso
Sopa de aceite de olivia con naranja sanguina, aceituna verde y azahar
Ñoquis sfericos de patata con consomé de piel de patata asada
Ostras con panceta ibérica ahumada, sopa montada con su grasa
Quinoa helada de foie-gras de pato con consomé
Huevo sférico de espàrragos blancos
Nueces guisadas con salsa noisette y capullos de margarita
Gambas al natural
Panceta iberica confitada con buey de mar a la cantonesa
Ventresca de cabrito al estilo marroqui con aire de leche
Nitro-pâte de fruit de ramarillo
Omelette surprise 2003
Helado thai con marshmallow de lima
Morphings…
…et je l’assume. J’ai réservé une table au restaurant El Bulli depuis un an, c’est tout de même la moindre des choses de se la jouer un minimum avec, non ? Donc, à 20h, aéroport de Charles De Gaulle, le petit Damdam et sa petite dame (on est tous petits dans la famille, je n’y peut rien moi !) vont s’envoler… Vous êtes les bienvenus à l’aéroport, je vous invite au salon boire un verre avant le décollage ! Quoi que Madame risque de ne pas apprécier.
Ce samedi soir, je vais vivre le repas le plus incroyable de ma vie. Dans le registre frime, je peux vous dire que j’ai mangé dans pas mal de restaurants renommés (une tour en pierre mais dont on dit qu’elle serrait en argent, deux gars qui sont assez ronds mais pas pour de vrai car « ils sont un », par exemple). Des aliments cuit à l’azote liquide, des mélanges surprenant, un défilé d’une trentaine de plats qui durera environ 5 heures. Bref, ce dîné est très important. D’autant que nous allons fêter en juin Madame et moi nos 7 ans de mariage. 7 ans. 7. Sept. SEPT ! C’est énorme. C’est dangereux aussi, car on dit que 7 ans, c’est l’année la plus difficile dans un mariage. On voit que ceux qui disent ça n’ont pas vécu mes 6 premières années de mariage ! Bref, je ne prend pas de risque, on va se faire la totale, pour assurer une 7e année de mariage sans risque.
Donc, je finis mes valises, je range mes cartes Mappy, mon manuel du « J’apprends l’espagnole en 16 minutes même pas », mes aqua-seltzer (on ne sait jamais), et je fini de profiter de ce RTT en cherchant d’autres endroits insolites pour que ce week-end soit le plus féerique possible. Le plus beau. Le plus romantique. Le plus à ton image.
Car plus que sept ans, plus que la peur, il faut bien le dire, je crois bien que je l’aime ma femme. Ma Toutouille aura ce qui se fait de mieux, car elle est ce qu’il y a de mieux. Sauf son caractère… Mais c’est sa marque de fabrique, on n’y peut rien !
Mon amour, en avant ! On n’est qu’au début de cette longue route, alors profitons, on ne sait jamais ce que nous réserve l’avenir…
An nou ay !