Vous rappelez-vous quand vous étiez petit, vous pouviez jouer avec n’importe quoi, en vous inventant des histoires sans queues ni tête, ni logique évidente (pour les autres tout du moins). Et bien, je viens juste de revivre ces instants magiques. En effet, ma collection de DVD vient de s’enrichir de Panique au Village, un truc de fou. Un étrange film d’animation où les héros, des jouets, sont un cheval, un cow-boy et un indien. Pleins d’aventures autour d’eux, totalement décalé. Le chef n’est pas celui que vous croyez.
Méfiant au début, malgré de nombreuses recommandations, je pense continue à mater avec ma fille. Quelle va être son impression ? Va t-elle se reconnaître dans cette forme de jeu ou bien va t-elle se dire « Mais ils sont tarés ses grands de mater de gens qui jouent ! ». Perso, dans ma DVDthèque, je l’ai classé à côté des œuvres de Les Nuls et des Monthy Python.
On aime ou on adore ! Le site officiel est tout aussi délirant que le DVD !
C’est discret, mais je c’a ma marqué. Le coréen Daewoo, grand fabricant de four à micro-onde, de réfrigérateur et accessoirement de véhicule motorisé, vient de subir un magnifique rebranding en Europe (ailleurs, je n’en sais rien, je n’ai pas poussé l’investigation hors de nos frontières européennes pour le moment, mais nous disposons d’un envoyé spécial sur la côté ouest américaine cette semaine). Les voitures Daewoo sont donc désormais vendues sous l’emblématique marque Chevrolet. Autant dire, que la Chevy en France, c’est nouveau. Peu de corvettes ont traversé les frontières, car si le dollar s’est bien aligné sur l’euro, on ne peut pas en dire de même pour le ratio gallon-litre de super plombé. Petite révolution marketing. Commercialement, l’impact est encore limité. Les modèles n’ont pas évolué, on rest bien sur les produits coréen. On ne pourra pas encore coller nos stickers « Proudly made in USA » comme au pays de l’oncle Sam ! Pas plus mal en fait.
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Notre vie de quartier est vraiment exceptionnelle. Elle porte son nom : VIE. Hier soir, pour les 5 ans de Mademoiselle, nous avons invité quelques voisins, ma sœur et l’un de mes beaufs. Et leurs enfants, pour ceux qui en ont. Camping improvisé dans le jardin, quiches et pizzas maisons, petits fours bricolés en vitesse par la maman de la meilleure amie de Mademoiselle, des bouteilles venu des étages supérieurs, des cadeaux, encore des cadeaux, et toujours de cadeaux. Avec ces gens, nous ne partageons, initialement, que des murs. Mais ce quartier privilégié nous protège, nous cloisonne aussi un peu peut-être. Et on vit bien entre-nous. Attention, ça pête de temps à autre, mais globalement, on vit sur un petit nuage, entre Seine et Seine. Huit bouteilles de champagne et une de champomy. Puis un peu plus tard le DVD des Incroyables (import Québec de « The Incredibles », soit « Les Indestructibles » en français) aura suffit à calmer les monstres, pour que nous, les grands, nous puissions fêter cet anniversaire. Quel prétexte pour se paqueter la gueule ! Hips !
Bref, en pas mal d’année sur mon Paris, je n’ai jamais connu cette véritable vie de quartier. En 16 années au 28bis d’un boulevard au centre de Paris, je n’ai jamais partagé de moments avec des voisins proche. Et aujourd’hui, je suis content pour ma fille, qu’elle partage des moments de vie avec des amis. Des plus jeunes. Des plus vieux. Dans un cadre de confiance, où s’il se passe quelque chose, la mobilisation est rapide, et nous en avons déjà eu l’expérience. Tout un quartier mobilisé en deux minutes pour retrouver ma fille… planquée chez un voisin justement ! Fabuleux. Extraordinaire. Une sorte de blog en live au final ! Le pays de Casimir, où tout les enfants sont joyeux. Et le parents aussi. Hips !
Bémol. Le prix du Champagne. On consomme énormément de Champagne dans cette copro. On aurait pu marcher à la bière, au Ricard… Mais non, au Champagne. Sympa, mais le budget est conséquent. Surtout vu le volume consommé par semaine. Hips !
Il y a des années avec des anniversaires assez particuliers. Aujourd’hui, Madame et moi fêtons un de ces anniversaires. Il y a 7 ans, nous nous passions devant le curé la bague au doigt. Tout le monde le dit, 7 ans dans un mariage, c’est un cap difficile. Déjà que ce n’est pas toujours facile tous les jours, qu’est-ce que ça va donner alors ! Nous, on a décidé de passer un pacte. Cette année, on ne va pas divorcer. On va continuer sagement à biaiser les statistiques. Ainsi, selon l’INSEE, ce serait plutôt les 5 ans de mariages les plus « dangereuses » (subjonctif !), avec 2,3% des foyers divorçant. Alors que 7 ans, ce n’est « que » 2% ! Et cela va en décroissant. Notez que ces chiffres peuvent faire peur. Nous, non. On ne va pas se laisser emmerder par des chiffres. Aussi, cette année, nous avons marqué notre amour d’un bel olivier de 7 ans, planté dans notre jardin. A lui de grandir avec notre amour. Oh, il y a bien quelques artifices. Pour qu’il ne fléchisse pas, nous lui avons mis un tuteur, afin qu’il reste bien droit, dressé vers ciel. C’est comme dans la vraie vie, faut arranger les choses pour ça aille plus facilement.
Plus que l’olivier, il y a des mots qui aident encore plus, des gestes. Un simple « Je t’aime ma Toutouille », bien glissé au bon moment, régulièrement, mais pas systématiquement, joue un rôle énorme dans la durée de vie de notre mariage. Personnellement, j’ai trouvé sur Internet un peu programme qui m’envoi aléatoirement un SMS par cycle de 1 à 5 jours avec un texte à renvoyer à l’élue de mon cœur. Texte romantique, ou plus attentionné. Extrait : « Mon amour, ce soir, repose-toi, je préparerais le repas. Je t’aime. ». Pas sexy, mais diablement efficace comme message, je peux vous le dire. Le même existe avec le repassage, mais je ne l’ai jamais envoyé. Il ne faut pas exagérer non plus. Faire vivre son couple, c’est une chose. Piquer le boulot de bobone, faut pas exagérer non plus !
En tout cas, sans SMS de rappel, je le répète : Bon anniversaire ma Toutouille. Je t’aime. On fuck les stats, et on se fera de l’huile d’olive dès que notre arbre "tutorisé" donnera des fruits ! N’est-ce pas un beau message d’amour ça ?
Une interview donnée dans l’avion lors de son rapatriement depuis Chypres prouve que la formidable Florence Aubenas a eu le droit à douze minutes de connexion internet pendant sa détention. A un journaliste qui lui demandait ce qu’elle en avait fait, elle a déclaré que, n’ayant droit qu’à une seule recherche google, et comme elle avait envie de se poiler avant d’être décapitée, elle a tapé "jeux mots mort" et, je la cite :
« Je suis tombée sur un blog de la mort qui tue […] »
Merci Cyrille pour avoir partager cette info avec nous cette info exclusive.
Florence, bienvenu à nouveau chez nous. Bravo pour ta force et ton courage.
France 2 (ex-Antenne 2) a mis en avant un programme citoyen hier soir à 20h50. Un concept innovant, la fiction réalité. Genre de style un peu pompeux, dont le titre aurait peut-être plus adapté à un débat politique. Reste que cette fiction nous a projetée 20 ans en avant. Au royaume du cliché. Des puces implantés qui donne accès à notre pouls, notre position exact. Mais aussi des écrans en papier. Des chats hypoallergiques. Bref, un peu « too much ». Non pas que ces technos soient improbables. Juste que le sujet était le développement durable. Et là, le message était un peu « gros ». Joué à la perfection en prime. On sent bien que Reservoir Pord, leur boulot, c’est plus du talk-show que des téléfilms. Le mec qui a écrit les dialogues doit vivre caché au fin fond de la Creuse en attendant qu’on oublie son nom. Genre, le père qui en a gros sur la patate, et qui parle à sa petite fille avec des données statistiques et chimiques à la virgule prêt, expliquant qu’il y a vingt ans, en 2005 donc, on a fait de grosses conneries. Faut vraiment être très sensible et à fleur de peau pour verser une larme là-dessus. Vraiment, mal foutu.
Néanmoins, il faut bien admettre une chose. La seconde partie de soirée, animé par l’animateur cloné d’une pub pour l’iPod (référence à l’oreillette), aura certainement permis à certain d’être sensibilisé sur un véritable problème. Le développement durable est une nécessité. Le format fiction semble plus parlant à certains, en cela je remercie le service public de d’avoir programmer sur leur antenne ce concept. Ce matin d’ailleurs, le périph parisien était super fluide. Les maréchaux aussi. Porte de Saint Cloud à Porte d’Auteuil en 3 minutes à peine ! Le message est donc passé. Les Parisiens ont pris les transports en commun aujourd’hui. Moi pas.
Tuuuuuuuuuuut !………..
« Vérole ! Quel est le con qui vient sonner à la porte à… 9h de mat ! »
Mademoiselle, bien réveillée et qui cherche à nous sortir de la couette depuis 2 bonnes heures, se met à hurler.
« C’est moi qui ouvre, c’est moi qui ouvre… »
Le temps de choper mon caleçon sale de la veille et de l’enfiler tant bien que mal après une nuit un peu trop courte à mon goût, je file rejoindre ma fille qui discute avec un bel inconnu en uniforme. Un uniforme de postier pour rentrer plus dans le détail descriptif. Coli marron à la main, il me tend spontanément un boîtier similaire à l’ancêtre de la GameBoy, me demandant une petite signature. Habitué à manipuler le stylet, car je suis un technophile de haut niveau, je luis gribouille un je ne sais quoi, en me justifiant de l’accueillir dans cette tenue… sans tenue quoi !
« Bha, si vous saviez ce qu’on voit parfois ! »
« Je serais bien curieux, mais là tout de suite, bwarf, j’vais surtout m’faire un café… »
L’officier des PTT enfourcha sa bicyclette, et reparti faire sa distribution. Je restais là, debout, comme un con, un carton à la main. Mademoiselle claque la porte. Je regarde l’expéditeur. Nom de Dieu. Mais oui. C’est enfin elle ! Ma FreeBox de remplacement. Ma vie va enfin reprendre tout son sens. Je vais avoir accès à nouveau à l’ensemble des informations vitales pour survivre dans notre société. Pizzeria la plus proche, horaires de cinéma, suivi de comptes bancaires, gestion de mon portefeuille d’actions, commandes de DVD, achat de musique, conseil horticole, bref, je vais pouvoir respirer à nouveau, à maltraiter ma vie de couple comme auparavant !
Aussi, si à l’heure où j’écris ces lignes je ne suis pas encore de retour virtuellement sur notre toile mondiale, je sais que cela ne va plus tarder. Ma FreeBox clignote. C’est ça façon à elle de me dire, patience mon coco, ça va venir… D’ici ce soir, je serais enfin concrètement virtuellement de retour.
NB : Retour à la réalité, je ne suis toujours pas on-line… Ca m’apprendra à fanfaronner trop vite…
Le carton a été envoyé. 12 destinataires. Cléo, Lazar, Louise, Louis, Solène et autres Capucine. Le 18 juin, on va devoir encadrer l’équivalent d’une équipe de foot à la maison. Plein d’énergie, excités, à vouloir crier plus fort les uns que les autres pour montrer qui est le plus fort. Cet événement majeur, ce sont les 5 ans de Mademoiselle. Il va falloir être à la hauteur de notre petite merveille. Samedi à « Tutti Fiesta » pour acheter les ballons, confettis, bougies, surprises et autres langues de belle-mère. L’appareillage obligatoire pour toute fête digne de ce nom.
Mademoiselle s’implique néanmoins sur l’opération. Aussi, a-t-elle soigneusement désigné ses invités pour l’événement. Par exemple, Hector. Hector n’est pas un grand ami. Mais c’est le meilleur ami de Louis. Louis n’est pas un grand ami. Mais ma fille est amoureuse de lui. Donc, pour ne pas qu’il s’ennuie, elle a invité Hector. La boucle est bouclée. Autre exemple, Émile. Il ne l’a pas invité cette année à son anniversaire. Prend ça dans ta face, toi non plus. Rancunière donc. Bref, chaque invitation est calculée.
En attendant, tout se passe entre parents. Ceux qui confirment qu’ils viennent, ceux qui ne pourront être présent. Ceux qui disent rien mais qui seront des nôtres, ceux qui nous évitent ! Les parents sont au final plus compliqués à gérer que leur progéniture. Mais réflexe professionnel oblige, je relance, je relance, je relance. Et j’obtiendrais mes réponses. Pour que ma princesse passe un merveilleux anniversaire. Que ses yeux brilles à chaque « dring » de la porte d’entrée. Que nous puissions profiter de ces moments, avant qu’elle nous fasse sa crise d’adolescence. D’ici là !
J-15…
Dimanche, comme beaucoup d’entre nous, je suis allé faire mon devoir de citoyen. Je parle bien entendu du vote, la démographie française touchant une partie de mon intimité que je ne compte pas dévoilé forcément sur mon blog. Carte d’électeur à la main, à la recherche de ma carte d’identité, Mademoiselle Damdam me surveille.
- Mon petit cœur, je vais voter, veux-tu m’accompagner ?
- (grimace) C’est quoi voter ???
- En fait, notre pays nous demande notre avis. Il demande à tout le monde si on est d’accord ou pas à un question.
- Ah ! Bin moi, je suis d’accord avec mon pays. Moi je dis Oui.
Ok, je n’ai pas lâché la question posée, mais comme beaucoup de mes compatriotes n’ont pas compris les enjeux de la question posée (qui portait sur l’Europe et non pas sur le gouvernement, je rappel), je me suis dis qu’avec ses 4 ans et 11 mois ½, elle ne serrait vraiment pas à même de juger la pertinence de ce référendum sur un sujet aussi vaste qu’est l’Europe.
J’ai voté Oui, comme ma fille l’aurait fait. D’ailleurs, ce Oui, il était plus pour elle, pour demain, pour son avenir, plus que pour moi. J’espère que plus tard, sa génération ne se posera pas les mauvaises questions, et ne fera pas machine arrière dans cette construction magnifique. L’Europe me rend encore plus fier d’être français. Un peu moins aujourd’hui.
Dimanche soir, à 20h, je faisais partie de cet appareil démocratique. J’ai dépouillé les résultats. Sous le regard d’autres citoyens. J’adore. J’adore voir ces coulisses de notre démocratie. Le peuple vote, compte, surveille. A 21h, nous en étions à 85% de Oui chez nous. Pourtant, un SMS à 20h m’avait déjà annoncé ce 45-55. Ce Non est un échec, mais il reste la propriété de notre pays. Il n’est pas contestable, et je l’assume avec regret.
Comme disait l’autre : « Pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu’ils ont fait. »
Ils étaient presque tous là. Je ne les citerais pas tous mais pensé spéciale à : Rodrigo, Emery, PeeWee, Bao, Scally, Benito Report, Emmanuelle, Emmanuel, Charles, Christophe, Ekzit, Julie, Largentula, NoName, Stéphanie, Bettina, Hervé, Nassim, et d’autres… C’était bien, je n’ai pas vu le temps passé, mais malgré mon absence de pantoufle de verre, à 22h30 pétante j’ai dû m’éclipser, obligations familiales oblige, susceptibilité de Madame abandonné aidant aussi. J’ai fait beaucoup de bises, échangés de nombreux microbes par des belles poignées de mains, partager des idées, parlé du business, des blogs un peu aussi, du buzz, de restaurants, de ma Macmaniaquerie aussi. J’ai aussi tourné pas mal dans le quartier pour pouvoir me garer ! Ce qui m’a obligé à ne boire qu’une bière et un soda à base de cola. Pour conduire. Pour être certain de retrouver ma voiture aussi.
Hier soir, Paris bloguait en live, et encore une fois, c’était très beau.