J’avais déjà dressé un portrait des Français sous leur axe peu patriotique. Force est d’admettre qu’ils savent se fédérer dans certaines conditions. Plus exactement dans un contexte bien précis. Le côté « chacun pour sa gueule » disparaît dans un cas de figure qui nécessite d’être au volant. Non, pas la courtoisie, ça se saurait ! Non, juste la communication solidaire qui se met en place pour signaler la présence de gendarmes. Cette faculté étrange de devoir essayer le bon fonctionnement juste après avoir croisé un escadron de la gendarmerie nationale est incroyable. Personne n’a rien à y gagner. Juste la fameuse peur du gendarme !
Cela fait maintenant 5 jours que nous avons des nouvelles de Damdam, toujours détenu par un gang de cigales transgéniques. Ses derniers messages laissaient entendre dans une vidéo de mauvaise qualité transmise à la chaîne cigaloise Al Cigarwa :
« Député Julia, s’il vous plait, aidez-moi »
Il aurait ajouté à cela :
« Un homard m’a tuer »
Une pensée à sa famille qui doit le supporter tout les jours.
En vacance, on emporte toujours avec soi un petit nécessaire permettant de rendre le quotidien plus agréable. J’emporte aussi mon petit bureau. J’aime avoir la possibilité de travailler, réfléchir, dessiner, écrire, m’évader, comme si j’étais à la maison. En plein projet immobilier actuellement, pouvoir dessiner des plans, lister des tâches, des actions, des calendriers, bref des « to do list », que n’auront lieu qu’à notre retour dans notre petite banlieue parisienne. Pour calculer combien nous allons pouvoir mettre de côté pour nos prochaines vacances cet hiver chez les cousins d’outre-atlantique, sachant que les impôts sont arrivés.
Détails sur les éléments qui composent ce bureau :
iPod : Pour pouvoir se dire que techniquement, rien ne m’empêche d’aller faire du sport. J’ai bien dit techniquement hein !
PowerBook : Pour pouvoir regarder les derniers épisodes de « Desperate Housewives » le soir, pour écrire, pour jouer à « Rise of Nations » et aussi à « Puyo Puyo ». Accessoirement pour dessiner des princesses avec Mademoiselle, pour m’informer si Discovery a bien atterri, pour effacer les pourriels de ma boîte à courriels. Et parfois même pour lire quelques blogs. Mais parfois seulement.
iBook : Pour me dire que mon PowerBook est bien plus puissant que cet ancêtre qui était mon premier portable.
Une souris : Pour que les grands-parents puisse profiter de l’iBook sans toucher au Trackpad qu’ils ne maîtrisent pas.
Caméscope : Pour filmer des choses qu’on ne regardera plus jamais, car trop de longueurs et pas de temps pour faire le montage. Bon pretexte aussi pour ne pas se faire pousser dans la piscine, escalader des murs de pierres, etc. Genre : « J’peux pas, j’ai le caméscope, mais je vous filme ! ». Idéalement, penser à extraire certains plans pour un bêtisier.
Mademoiselle : Pour pouvoir mieux profiter des instants où ses grands-parents s’en occupent. Pour se donner une bonne raison de se baigner quand on n’en a pas envie. Pour gueuler un bon coup sur quelqu’un de temps en temps. Pour profiter de câlins le matin.
Feuilles de papier : Pour occuper Mademoiselle quand on a lâchement pas envie de s’en occuper. Pour écrire les listes de courses. Pour faire des cocotes.
Stylo : Pour les dessins de Mademoiselle, car avec ses saloperies d’ordinateur, je ne sais plus écrire sur papier !
Imprimante « tout-en-un » : Pour ranger les feuilles de papier pardi !
Livre de princesses : Emporté « par erreur » par Mademoiselle, mais qui revient systématiquement sur le bureau. Pas croyable ça !
Téléphone portable : Pour admirer que tout le monde à bien compris qu’il ne fallait pas déranger. Il ne sonne jamais ce couillon. Faut dire, il est éteint la plupart du temps. Je m’en sers plus comme appareil photographique et casino de poche que comme GSM en ce moment de mon Nokia 7710.
Appareil photographique numérique : Pour illustrer mon blog, celui de Mademoiselle, pour conserver des moments forts, importants, uniques. Pour faire de grimaces aussi.
Appareil photographique argentique : Pour faire genre, et parce que, honnêtement, le résultat est bien souvent meilleur qu’en numérique. Pour de vrai, Madame préfère…
Madame : Pour accrocher ses jupons à la chaise. Pour dépenser un peu l’argent du ménage. Et surtout, pour partager ces beaux moments avec celle que j’aime.
Non, je n’ai pas sombré dans la facilité de mon précédent séjour (trop court, 3 jours !) dans le Sud. Pas de notes programmées. Je blog en live cette fois. Pour deux semaines, j’ai lâchement emporté mon portable, mon petit PowerBook adoré, et tout aussi lâchement, je blog ici, sur le blog de ma fille, et je me permets même de checker mes courriels pro. Pas toujours une bonne idée, néanmoins, à un mois d’un grand événement sur lequel je travaille, je suis plus serein à vérifier ce qu’il se passe pendant mon absence. De toute façon, je ne prends pas de gros risque, mon client est en vacances aussi. Le plus grand des plaisirs, c’est cette magnifique connexion modem. Ça craint du boudin mes amis ! Et comme la vitesse est abominable, j’ai trouvé le moyen de faire mon premier Podcast et de le mettre en ligne et 19 minutes. Rien que ça ! Le pire, c’est qu’hier, j’ai commandé un abonnement ADSL pour ici. 512ko. Le luxe ! Livré très certainement la veille de mon départ, mais bon, j’anticipe pour les prochains week-ends, congés, dépose de Mademoiselle en vacance, etc. Mais du tel haut débit pour ici, Le Tignet, petit village des Alpes Maritimes, c’est du délire. Je n’en revenais pas que ce soit possible !
Dans le genre inconvénient, c’est qu’il ne se passe pas grand-chose pendant les vacances. Oh, il y a bien Mademoiselle qui fait ses premières brasses, la chasse aux sauterelles, le ramassage des œufs de poules, les poivrons grillés au braisier, la piscine fraîche en plein cagnard, les Ricard en épiant de loin les villes côtières bondées, et bien d’autres choses. On profite aussi pour magasiner un peu, en VPC, en ville. J’en profite pour ranger mes photographies, les archiver, les commenter. Barcelone, Marrakech, l’Auvergne, Villers-sur-Mer, Paris, Seclin, Boiry Notre Dame. J’en profite aussi pour ranger cet ordinateur. J’y ai même retrouvé une note inachevée sur ma série « El Bulli ». Christian,Chloé, je vous la publierais, je vous la dois bien !
Paris ne me manque pas. Ces vacances, ce sont mes premières depuis octobre dernier, date à laquelle j’ai rejoint l’agence. Je les mérite. J’en profite. Je souffle. Maudit que ça fait du bien. Je pense tout de même à vous, à certain, à d’autres. Certain me MMS même, comme lui par exemple. Le bougre qui va devoir bientôt me subir au quotidien… Et vu la limitation de vitesse du Net imposé dans la région grassoise pour le moment, 56K donc, je vous lis peu, je l’admets. Mais je n’ai pas dit que cela ne me manquait pas…
Et pour conclure, la photo qui illustre est presque bonne. Mon système d’archivage est efficace donc. Reste juste à régler le problème des dates…
Départ demain matin vers le beau sud… Je ne pense pas blogger, quoi que. Je penserais à vous, quoi que. Je vais en profiter, c’est certain ! Soleil, piscine, Ricard, cigales, oliviers, etc. Et je vous promets de revenir avec une belle patate, des anecdotes, des photos, des nouvelles de Mademoiselle aussi, bref, un beau retour !
PostSecret Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est à découvrir… Comment avouer au grand jour ses secrets les plus profonds. Des messages durs, tragiques, émouvants, choquants, comme dans la vie quoi.
Dans un autre genre (pas si lointain en fait), encore 10 épisodes à finir de la saison 1 de Desperate Housewives. Trop bon !
Mais puisqu’on vous dit qu’on parle la même langue en France et au Québec ! Vous me croyez pas ? Extrait.
Je suis un québécois de souche Ma loi 101 ‘faut pas qu’tu y touches C’est pas que j’sais pas ben parlé Mais chu un colon anglicisé…
A’shop les boys m’ont dit : "L’foreman veut qu’tu déloades la van Avant de puncher a fin d’ton shift J’vas dans shed du shipping chercher L’packing-slip du gars Y’a câllé son helper qui dormait su’a switch…
Je suis un québécois de souche Je chante du Marjo sous la douche C’est pas que j’sais pas ben parlé Mais chu un colon anglicisé…
L’garage m’a towé pu d’shock pu d’breaks Mon muffler est fucké Une main su’l dash j’ai ouvert le hood C’est l’gaskett qu’yest jammé Changé é’spar-plugs la strap de fan pis É’gallipers A’ec mes beaux mags mon char est neuf Bumper à bumper
Je suis un québécois de souche J’trip ben gros sur Fabienne Larouche C’est pas que j’sais pas ben parlé Mais chu un colon anglicisé…
‘Sitôt parké dans l’driveway J’vas su’l sundeck starter l’charcoal C’est moé qu’y est l’cook qui check Les chops ou ben les steaks Une fois cleané j’me pitch su’l lazy-boy A’ec ma darling On r’garde les sitcomm Pis les talkshows des states
Je suis un québécois de souche J’ai une fleur de lys tatouée sa bouche C’est pas que ché pas ben parler Mais chu un colon anglicisé Un colon anglicisé An englished colon…
Surveillons donc l’Apple Store France. Que peuvent-ils donc annoncer en plein mois d’août ? Une souris, bien entendu ! Depuis le temps qu’on l’attendait celle là, on ne s’y attendait plus !
Parcequ’il est bon de se culturer de temps en temps. C’est un peu court, mais il a un lien vers une explication plus complète, qui en gros dit ça :
Votre sueur est à 30°C. Si le point de rosée (dew point) est au dessus de 20°C votre sueur va avoir du mal à s’évaporer : vous allez rester trempés et crever de chaud.
Ouep, je me suis pas foulé pour cette note, je sais. Merci Jid !
En chanson, à la façon d’Emery Chacun ses références hein !
It’s a world of laughter - A world of tears It’s a world of hopes - And a world of fears There’s so much that we share - That it’s time we’re aware It’s a small world after all
It’s a small world after all It’s a small world after all It’s a small world after all It’s a small, small world
There is just one moon - And one golden sun And a smile means - Friendship to every one Though the mountains divide - And the oceans are wide It’s a small world after all
It’s a small world after all It’s a small world after all It’s a small world after all It’s a small, small world
It’s a Small World After All Richard M. Sherman and Robert B. Sherman