Madame pense que je devrais faire un peu de ménage dans mes chaussures. Dans ma collec de Nike plus exactement. Je suis ce qu’on appel une sorte de Nike Sneaker. Je ne sais pas si c’est une bonne idée. Car j’aime mes souliers de sport. Aussi, à votre avis, devrais-je me séparer de quelques paires ou pas ? Je sais déjà que Fred de Mai me dira de rester pieds nus avec juste un swoosh pour son concours (ou alors il est fétichiste du pied le gars, je ne sais pas…), que Boss me demandera de me séparer de mon modèle 100% pur peau de chépakoa avec de véritables morceaux de poils de koidonc synthétiques. D’ailleurs Pierre dirait la même chose.
Allez, ne prenez pas peur, et aidez-moi. Madame compte sur vous. Moi beaucoup moins !
Au fait, j’en profite pour vous signaler Nike présentera sur Apple Expo son service de personalisation Nike ID avec des couleurs et des matières qu’on ne trouve pas sur la version en ligne ! Sans vouloir jouer mon attaché de presse pour Nike, sachez que c’est unique, vraiment ! Et c’est un pro de la basket de sport qui vous le dit !






Je me pose des questions. Si. Madame est partie au cinéma, je me retrouve donc seul ce soir à la maison. Pas si seul. Mademoiselle et sa copine Louise sont à la maison, et jouent comme toutes les filles de cinq ans. Je fais cuire des crêpes comme tout bon papa breton (même si je ne suis pas breton, je suis citoyen du monde moi !) tout en téléphonant à un blogueur pote castor susceptible de bien vouloir discuter avec moi. Après avoir régaler mes deux monstres, entre une qui frime parce qu’elle sait siffler et l’autre qui a une dent qui bascule, je les laisse jouer tranquillement dans la chambre. Je me siffle une bière. Puis ramène la comparse de Mademoiselle à sa baby-sitter à l’étage au-dessus. Jusque-là, tout va bien.
Lavage de dents (même si elles ne basculent pas), remplir le biberon d’eau pour la nuit, je propose le deal habituel :
« Bon, mon cœur, je te raconte une histoire ou bien tu veux lire ? »
« Une histoire ! »
« Okay. Tu choisis le livre. »
Et là, fière comme une pie (???) elle me sort un ouvrage assez épais de sous son oreiller.
« Celui là ! »
Merde ! Elle l’a retrouvé. Cette bonne vieille Bible illustrée. Et me voilà donc partie à raconter à Mademoiselle un passage qu’elle a choisi elle-même. Autant j’aime bien les œufs de pâques, autant la résurrection du Christ, c’est moins fun. Même chiant. Parole de père athée baptisé contre son plein gré. Bref, j’assume, et lis un chapitre, comme promis. Pas plus. Madame n’étant pas là, et n’ayant pas les ongles assez longs selon Mademoiselle pour
la délicate tâche des gratouilles dans le dos, je lui donne l’autorisation exceptionnelle de lire. Je vous le donne dans le mille, elle à termine sa Bible. En même temps, pour ceux qui ne s’en souviennent plus, après Pâques, il ne reste plus grand chose à lire.
Seigneur, c’est grave ? Je préfère avoir une fille lesbienne, punk, grunge ou pourquoi pas gothique, mais pas none ! J’ai de l’espoir ? Mon Dieu, entendez-moi et aidez-moi ! Elle ne sait pas ce qu’elle fait.
Je sais, ce n’est pas la première fois que je vous parle de cette Bible, mais on a beau la planquer, et comme par miracle, elle réapparaît à chaque fois. Agaçant !