« Le temps des cerises », Yves Montand
Le mois de mai est celui des cerises. Décembre celui des marrons et des clémentines. Quel contraste pourtant entre cet agrume et cet amylacés. Autant le marron paraît de saison, autant la clémentine, symbole de richesse et de faste en période hivernal, il est incroyable qu’elle marque autant cette saison. Les agrumes symbolisent le soleil et la chaleur, rien à voir avec les morsures de froid que nous affrontons, enfin, depuis peu. Ce froid sec (et non sex), qui nous rappel que chacun des nos membres existent encore, qu’ils sont encore présents et accrochés. Ce même froid qui nous aide à creuser un peu plus le trou de la sécu. Oh non, pas moi. Je ne consulte plus les médecins depuis bien longtemps. Donc pas de remboursements de sécu non plus depuis aussi longtemps. C’est signe de santé. De bonne consistance. Mais le froid n’est pas la cause de toutes ces saloperies qui traînent. La grippe est virale et profite de notre sensibilité hivernale pour nous pénétrer par nos muqueuses bien irritées et dilatées.
« Il suffira de presque rien », Serge Reggiani
C’est ce climat qui donne aussi envie de se retrouver dans un bon bistro, autour d’un café, à se dire « Je t’aime », ou bien sur une peau de bête, chauffé par le foyer sous la musique des bûches qui claquent. Oui, l’ami du froid, c’est la chaleur. Un vin chaud, une bonne saucisse lentille, une polaire laide mais tellement chaude, des grosses chaussettes de laine, un bonnet ridiculement indispensable a qui ne veut pas perdre ses oreilles. Oui, l’hiver est sexy, et donne ses chances à toutes et à tous, masquant toutes différences entre une taille 38 et une taille 42, entre un 85B et un 95D. L’hiver, égalitaire serait-il de gauche ? Idéalement, oui !
« Le Dormeur du Val », Arthur Rimbaud, chanté par Serge Reggiani
Seulement, voilà. L’hiver est brutal et cruel. Bordel. Dormir dans son carton, marron, sous la brise glacée, pour avoir choisi une forme de liberté, discutable, ou pour avoir subi les erreurs d’une jeunesse trop fragile, peu importe, ce n’est pas normal. C’est amoral. Dormir, sous les yeux d’un monde qui feint de le voir, qui l’ignore pour mieux dormir, au chaud. Ne plus se réveiller, toujours sous ces yeux qu’il ne voyait déjà plus, toujours ignoré. Ignoré car on à tous ses soucis. Einstein est le plus sage des philosophes en parlant de relativité. Car tout est relatif dans notre quotidien. Tout est priorité, pas pour aujourd’hui, mais pour demain sûrement. Lui, n’aura jamais été une priorité. Son cas est réglé. Un soucis de moins ? L’hiver ne tue pas. Le système, sûrement. A qui la faute ? A qui la cause ? A personne. A nous tous.
« Je reviendrais à Montréal », Robert Charlebois
Pourtant, l’hiver est beau. Les couleurs de la glace, de la neige, le bleu du ciel, les surfaces gelées, les reflets dans les pierres, les soleils couchants. L’hiver est puissant aussi, et fascinant. Marcher dans la poudreuse, se balader en traîneau à chiens, dévaler en planche, grimper en raquette, et finir autour d’une fondue, raclette ou autre poutine. Les spécialités fromagères sont les amis du froid ? A croire. Aujourd’hui, le froid était bien là. Combien de temps encore ?
« Plus rien », Les Cowboys Fringants Réchauffement de la planète, déréglementation météorologique signé l’humanité, insouciance des états les plus impliqués dans cette tuerie qui nous touchera tous demain. Et ce n’est malheureusement pas un cliché. On est dans la merde, on le sait, mais comme notre petit SDF, on préfère ne pas regarder. A manger des clémentines qui poussent en plein hiver à coup de pompe à chaleur au fioul, a monter son chauffage électrique pour pouvoir déambuler en sous vêtement chez soi (moins sexy qu’un bon et beau pyjama), manger de la viande chaque jour qu’un vieux barbu au ciel dit nous offrir. On va tous crever, tout ça pour manger une salade de tomate en plein hiver ? Les amis, attendez, dans dix ans, la tomate va être un produit de saison toute l’année. Faudra juste creuser pour trouver l’eau. Et là le trou à faire, il sera bien plus profond que celui de la sécu.
« Ma plus belle histoire d’amour », Barbara
Ce coup de gueule, il ne faut pas oublier de la pousser. Pour ne pas oublier chacun des petits gestes à faire pour laisser un avenir moins trash à ceux qu’on aime. A nos enfants. A ceux qui vont devoir vivre sur cette Terre qu’ils devront aimer pour mieux accepter. Tout doit reposer là-dessus, pour nous aider à avancer. Nos aïeux ont connu des hivers terribles dans des conditions bien moins confortables que les nôtres. En sont-ils morts ? Certain oui, c’est vrai. Majoritairement, non. Donc demain, tout le monde en grenouillère, et baissons notre thermostat d’un tout petit degré. Ce sera une belle preuve d’amour. Et si vous avez froid dehors, n’oubliez pas, un petit marron chaud, c’est pas mal et de saison. Mais ne vous y trompez pas, c’est bien entendu de la chateigne que vous mangerez !
Faire le malin dans la neige c’est cool. Maintenant, je paie le prix. Quinte de toux, fièvre, chaud-froid, doigts qui ne répondent plus au demande de Dieu cerveau, bref, je suis totalement baltringue. Je ne fais pas le fier. Je ne fais pas souvent le fier d’ailleurs. Et dans cet état, je n’arrive pas écrire. La preuve !
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Bon, bien vu mon état, je vais vous faire un peu de promo. Voici quelques blogs qui ont trés récemment mis en Post-It Express chez-eux :
Darkplanneur – Oui, le Post-It peut être rebelle aussi ! Paris18info – Un blog naissant du côté de la rive droite ! Plastie & Cie – A découvrir. Je ne suis pas particulièrement à l’aise sur les sujets abordés, mais en même temps, je tourne de l’œil devant Urgence alors… Claude Goasguen – Oui, le Secrétaire national chargé de l’Université dispose de son Post-It Express ! jB – Un blog de geek ! Wattablog – Vie d’une jeune maman rigolote.
Il me manque toujours un Loïc Le Meur en power-user en plus des 2000 inscrits au service, mais bon, comme disait l’autre (quel autre ?) : "Je l’aurais un jour, je l’aurais !"
Hier, j’ai participé à la 67e rencontre entre super héros. Grimé et masqué comme à mon habitude, j’ai pris soin de bien repasser ma cape. Oui, une cape en lin, c’est classe, mais ça se froisse. Très peu d’absents cette année. Un refoulé à l’entré, le Docteur Banner. Autant le dire, il était vert de rage, et tout s’est alors immédiatement arrangé. La salle de conférence du 60 Thompson de New York est cosy, avec un design léger, qui permet de mieux nous focaliser sur les intervenants. Assis à côté d’Elastigirl et Wonderwoman, avec lesquelles je flirt gentiment au grand damne de Monsieur Indestructible qui me promet une petite discussion à la sortie de la conf. Glups. Mais revenons sur la conférence, et plus particulièrement sur le maître de cérémonie de cette année, Capitaine America. Tout un symbole. Je nous sens bien parti pour un Kyoto façon super héro, où le clan des Marvel, majoritaires, nous impose des décrets stupides. Mais là, je ne peux pas trop vous en dire. Car le contenu de la conférence est confidentiel.
Bref, après le discours d’ouverture, nous sommes dispatchés en divers ateliers pratique pour se remettre à niveau (récupérer une boulle de pétanque au beau milieu de flammes, secourir une femme en détresse en évitant les poursuites pour attouchement, les clauses des contrats de détresse face aux polices d’assurance…). Bref, la base de travail du super héro moderne.
Mais voilà, le temps passe vite, et ma fille étant malade, je devais quitter rapidement Manathan, les paradis des émigrants d’antan, enfer des voyageurs modernes. Superman me propose gentiment de me déposer, vu qu’it doit détécter un missile nucléaire à Moscou dirigé droit sur Washigton, « Guerre froide oblige », me précise-t-il. Je grimpe donc sur son dos en prenant soin d’appliquer les consignes apprises lors des ateliers concernant l’image et l’opinion auprès du grand public que nous sauvons sur les relations gays entre super héro. Pas bon pour l’image. Donc même quand il n’y a rien (ce qui est bien entendu mon cas, je suis un super héro super hétéro), il ne faut pas inciter les gens à douter. N’empêche, pas pratique de se faire un New York – Paname sur le dos de Superman avec une planche de contreplaqué entre nous deux.
Aujourd’hui, comme ma fille, j’ai de la fièvre et je suis tout raplapla. Même mes supers pouvoirs tournent au ralenti. Quels pouvoirs ? Vous êtes bien curieux !
Les éléments se déchaînent. Les routes vont devenir quasiment impraticables. La circulation sera totalement bloquée. On le sait d’avance, les feux de circulations vont tous virer à l’orange clignotant. Les quais seront impraticables, les ponts saturés. Les autos rouleront pare-choc contre pare-choc. La raison ? On la connaît tous. Un événement climatique majeur, que l’on l’attendait déjà depuis un petit moment. Paris et les parisiens ne sont jamais préparés. Mais tout de même. Encore une fois, la panique aura pris le dessus. Demain, il va peut-être neiger sur Paris. Cool !
Et pas n’importe quel poisson. Je suis un poisson clown. Je nage en rond et en large dans l’océan. Le Pacifique pas si pacifique que ça. Je passe mon temps à nager et à copuler. C’est ce qui rythme ma vie. Entre deux eaux, je chope les résidus fécaux qui flottent, dérivent. Je bouffe de la merde, mais je crois que ce n’est pas propre aux poissons ce privilège. Attention, la vie d’un poisson est en fait beaucoup plus complexe que ça. Vous devez cohabiter avec des drôle de bestioles, comme des poulpes, des oursins, des thazards, des palourdes, des morues… Bref, comme dans votre vie, vous ne choisissez pas toujours votre environnement. Mais on s’habitue, et on comprend vite les pièges que certains poiscailles racailles nous tendent.
Et c’est sans compter ces saloperies d’humain qui parfument notre eau à la coco entre deux sac –Auchan flottant. Et quand on s’y coince dedans, c’est pas propre. Léo le maquereau à vécu ça la semaine dernière. Paf, malade du coup. Une belle branchite. Sans parler de ces filets. Fernand le flétan venait de s’enfiler une bouteille. Il n’a pas pû filer. Il a fini en filet la semaine dernière pas manque d’attention. Finir au Mac Do entre deux tranches de pain, quelle misère ! Toujours mieux que de finir en aquarium au final. Bin ouais, dans ces conteneurs, on tourne en rond et on bouffe de la merde. Pas de quoi se beurrer une tranche. Allez, glou, glou…
Bon, il s’agit d’être organisé, et de commencer tout de suite les achats de Noël pour éviter la cohue du 24 décembre 18h. On l’a tous vécue. Je le vis tous les ans. Presque. Mais pas cette année. On va donc essayer d’être méthodique, et de n’oublier personne. Je vous mettrais à contribution si je sèche sur une idée de cadeau, je compte sur vous. Je résume : Mademoiselle, Madame, Soeurette, Papa, la jeune femme qui vit avec Papa, Beau Papa, Belle Maman, Beauf n°1, Beauf n°2, Mamie. La base me parait bien, je ne crois avoir oublié personne. Alors, où en suis-je ?
Mademoiselle : Elle ne sait pas encore lire, donc j’en profite. LE PERE NOEL N’EXISTE PAS, C’EST NOUS QU’ON PAYE LES JOUETS QUE TU COCHES DANS LE CATAOLGUE DU BON MARCHE ! Nous avons donc opté pour la traditionnelle Barbie, la série DVD d’Il était une fois l’homme. Inutile de faire plus, entre les oncles, tantes, grands-parents, etc, cette enfant n’aura pas de repère plus tard quand on ne sera plus là. La vie est dure, qu’elle le sache tout de suite.
Madame : Etant lectrice numéro 7 de ce blog, je ne vous dis rien. Mais c’est commandé en partie. Je peux faire mieux, mais il y aura au moins quelque chose.
Soeurette : Ce magnifique bouquin sur ce fils de Président américain. Elle était en larmes lorsque les média ont annoncé sa liaison amoureuse. En crise lorsqu’ils ont annoncé sa mort. A mon tour de la faire souffrir avec ce livre.
Papa et sa compagne : Pas d’idée pour le moment. En même temps, je viens juste de lui trouver son cadeau d’anniversaire pour demain, donc je réfléchirais plus tard.
Beauf n°1 : Un truc bidule chouette qui permet d’écouter de la musique dans ses oreilles. Pas encore acheter, on peut encore changer d’idée.
Beauf n°2 : Un truc pour sa cuisine qu’il vient de refaire à neuf. Ca peut être une piste à explorer. Pas encore acheter de toute façon.
Beau Papa et Belle Maman : Un truc suisse pour faire du café avec des capsules qu’on commande sur Internet ou sur son Mobile. Commandé, acheté, livré.
Mamie : Lecteur DVD / Divx de marque commandé chez une enseigne connue. Oui, il faut être comme ça avec ma grand-mère. Pour le Divx, je n’avais pas le choix, il n’y a plus que ça aujourd’hui en vente ! Commandé, acheté et livré.
Globalement, je trouve ne pas trop mal m’en sortir. Reste ma wish-list. Bah, je ne sais jamais, même si quelques bouquins comme celui-là ou celui-ci me plaisent bien. Voir celui-là également. Des robots retros, comme ceux vu chez Conran. Ou un appareil comme celui-ci, mais ce n’est plus le même budget. Et puis un joli costume, comme ceux-là. En attendant l’écran plat, un nouveau smart-phone, etc. Cette année, j’ai des idées en fait !
Cet ensemble de points que nous formons a donné naissance à une certaine forme de vie. Chaque fois qu’un point s’efface, de nouveaux apparaissent. Nous sommes des points au milieu d’un cycle. Ce cycle, nous ne le maîtrisons pas. Nous ne le maîtrisons plus en fait. À quoi bon. Sur l’échelle de l’humanité, notre passage rapide laissera plus de traces sur l’environnement que dans des livres d’histoire. Quelle histoire d’ailleurs ? Je me trompe en fait. Aujourd’hui, nous ne sommes plus des points, nous sommes devenus des taches.
Et bien elle nous en fait voir de toutes les couleurs. Des prunes et des brunes. Des vertes et des moins vertes. Il y a de belles perles, qui m’angoissent un peu par moments sur l’éducation fournie par l’école. Même si tout n’est qu’histoire de contexte, mais bon. Mademoiselle est donc dans sa phase « Skarademy ». Voyez par-là que le strass et la paillette des pseudo-vedettes la mette en transe. Il faut dire, que des vedettes, elle en connaît. Et pas n’importe lesquelles s’il vous plait. Dans l’ordre des grandes personnalités connues, le trio improbable est composé de Jacques Chirac, suivi d’une courte tête par Jean-Paul II (merci encore Monica) et un peu plus loin derrière notre copine Laurie, qui préfère rester toute seule. Étonnant mais pourquoi pas. Plus troublant. Un matin, alors que nous en sommes à peine à avaler nos premières cuillères de céréales, nous entendons Mademoiselle nous sortir un refrain digne des JMJ : « Et 1, et 2, et Jean Paul 2 ! ». Ca impressionne et ça déménage. De quoi se mettre ses pétales de maïs dans la narine. Par ailleurs, je sais bien que j’ai déjà abordé des questions de patriotisme ici, mais tout de même. Chanter La Marseillaise dans son bain à 5 ans ! Bon, en même temps, pas une maîtrise totale des paroles (« Pour nous enfants de la Patrie »). En même temps, elle a appris la moitié des hymnes nationaux d’Europe dans son Leapad (bon achat pour les enfants d’ailleurs) alors que Madame comme moi même sommes incapable de situer sur une carte la Lituanie ou la Bulgarie. Quoi que. Je pense que nous ferrions tout de même mieux que CNN !