Mademoiselle est une joueuse. C’est de famille je pense. Entre « Pierre, puits, feuille, ciseau » et les devinettes (« Devine ce qui est vert et bleu ? »), le jeu des rimes remporte un franc succès. Grande frayeur vendredi soir, lorsque, innocemment, je cris :
"Ouille, ouille, ouille, je me suis fait mal au…"
Et tel le caméléon passant devant une bouteille de lait qui regrette déjà son jeu débile, je l’entends me répondre :
"…coude !!!"
Ouf !
Allez retour sur la journée sur Lyon. Pour ça, le TGV, c’est formidable. Mademoiselle, Madame et moi-même avons donc fait un saut de puce à la capitale de la Gaule. Objectif principal : remettre à « Mamie Blue » le cadeau que le Père Noël nous avait confié à son attention. Objectif secondaire (mais primordiale) : récupérer la charcutaille qu’elle est allé nous chercher aux halles. Dépaysement pas total du tout pour ce voyage que nous réalisons donc deux fois par an en moyenne, même si Mademoiselle nous a bien demandé avant si « On parle français à Lyon ». Et oui ma gone ! Nous prenons un taxi, et rivé à la fenêtre, j’observe. Je reconnais une boulangerie, et je repense aux Malakoff, ces délicieuses pralines qu’on mangeait lorsque nous étions des mômes. Madame n’a pas connu ça, pourtant, elle aurait adoré ! Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos cochons. Le bonheur est dans la charcuterie, ça, je peux vous le dire. Le réveil des sens grâce à un bon jesus… Hmmm… Rien qu’à en imaginer l’odeur je salive. Non, définitivement, quatre heures de train dans la journée, ça valait le coup. Une bonne miche de pain avec, et zou…