C’est l’age de quoi ?
C’est l’age de quoi ?
Mais je me pose une question. Pourquoi les restaurants McDonalds ne proposent-ils plus le Royal Cheese dans leurs menus ? Autant je pouvais comprendre que pour un malicieux ratio volume/religion/pognon le Royal Bacon n’était pas le chouchou de la marque à l’arche d’or, autant le Royal Cheese, célébré dans une scène culte de Pulp Fiction, mériterait plus d’attention. Pour moi, c’est le killer burger de la marque. Fini l’horrible BigMac avec ses sauces sucrées. Back to the classics. Délivrez le Royal Cheese, qu’il retrouve sa place dans vos menus BestOf. Ainsi que les carottes dans les HappyMeal. Et les Double Whooper Cheese. Ah non, c’est vrai, vous n’y pouvez rien sur ce dernier point.

Je viens de vivre à l’instant une drôle d’expérience. Une séance de télé shopping. Enfin, télé shopping au second sens du terme. Pas par télévision, mais par téléphone. Avec de véritables morceaux de correspondant avec panier d’achat au bout (100% viande animale). La recette est très simple. Prenez un beau-frère avec un cul bordé de nouilles (al dente) et une carte verte gagnée à la loterie (bah ouais). Envoyez le à San Diego (enfin, sur ses propres deniers, faut pas exagérer non plus). Donnez lui l’adresse d’une boutique Hollister Co (sous marque d’Abercrombie&Fitch) en ayant pris soin de l’équiper au préalable d’un mobile sur ligne américaine. De votre côté, connectez-vous sur le site www.hollisterco.com. Regardez les jolies jeunes femmes se dénuder sur la vidéo de la page d’accueil (ah, vous voyez, finalement vous le visitez leur site). Composez depuis votre ligne fixe le numéro dudit mobile (gratuit depuis la ligne Free). Dites quelques formules de politesse à votre représentant commercial (c’est la famille tout de même). Commandez vos produits. Encore. Encore. Faites des petites conversions en euros. Passez encore des ordres d’achat. Encore. Encore. Dites merci. Raccrochez. Comptez. Pleurez.

Je vous passe le fait que mon beauf est passé pour un maudit français (plutôt crazy frog là-bas) et que la famille Damdam était en mode conf-call au milieu de notre salon, Powerbook sur mes genoux (choux, hiboux), iBook sur le bureau de Madame, checkant à intervalle régulier les tailles : mesure de torse, cuisse, hauteur de buste, tour de crâne, de chevilles… Au final, le télé shopping, c’était assez sympathique. Navrant ? Faut pas exagérer. D’ailleurs, ne pas être dans la boutique de « briques et mortier » permet de limiter ses achats à l’essentiel de ses besoins. Enfin, ça reste relatif cette notion d’essentiel.
Allez, soyons clair, ce n’est que du magasinage pour des feignasses comme moi. Fainéantise, mais le soleil de la Californie en moins.
Je refuse de vieillir. Pas envie de devenir un vieux con, bloqué à son époque, refusant tout phénomène de société allant à l’inverse de ses propres petites habitudes, issues d’un autre temps. Pourtant, je sais que je n’échapperais pas à cette fatalité. On a beau être cool avec nos enfants, ils ne sont pas dupe. Il m’arrive de rejoindre ma fille dans sa chambre et de chanter du Lorie (on ne se moque pas) avec elle, pour créer une complicité. Rien à faire, on ne trompe pas Mademoiselle comme ça, elle refuse toute intervention de ma part en ce qui concerne Lorie. Pas plus mal non plus. Elle tolère éventuellement que je puisse fredonner sur l’oiseau d’Émilie Jolie (version Julien Clerc). Et encore. Bref, elle m’exclut de sa vie sociale. Je suis son père, pas son ami. Enfin, il reste les parties de Monopoly, les coups de main sur la Nintendo DS (qu’elle m’a volé) et, bien entendu, sur la Wii.
Reste que cette enfant part avec des valeurs fausses sur la vie. Cet enfant a plus de Miles que moi sur son compte Flying Blue. Elle est tout le temps en vadrouille. Ce vendredi par exemple, j’ai appris qu’elle partait chez une copine qui avait une maison dans le Morvan. Easy la vie ! Et dans deux semaines, c’est les vacances, direction Cannes pour 15 jours de farniente et de plage (ouep, elle n’est pas chochotte ma fille, même qu’elle s’est baignée en janvier).
Néanmoins, bientôt, avec la venue de Ratatouille, second de la lignée, je suis persuadée qu’elle va changer. Qu’elle va devenir encore plus mature qu’elle n’est déjà. Et moi je serais donc encore un peu plus un vieux con qu’avant.
De mon temps, ça ne serrait pas passé comme ça, je vous le dis.
Ca va être l’événement de l’année. Pourtant, Pixar et Disney n’ont pas été capable de se renseigner auprès des bonnes personnes. Je corrige donc l’affiche qu’ils ont créé pour la venue au monde de mon deuxième enfant. Mais merci tout de même, car après-tout, c’est l’intention qui compte, non ?

Ah oui, lance la PlayStation 3. Enfin presque ! En plein bide de la boutique éphémère ouverte en front de seine par leur partenaire revendeur (à peine 60 consoles de vendues sur un stock qui en comptait 1000) voici ce que les journalistes invités au lancement ont reçu par SMS :

C’est pas la classe ça ! En plus de cela, une péniche arborant une magnifique bannière "Xbox 360 love You" passait à intervalle assez régulier devant. Quand le marketing prend des formes aussi créative, je suis fan ! Et ça, c’est aussi un des "avantages" des marchés hyper-concurrentiel ! Même si ça reste tout de même super arrogant et de la provocation à l’extrême.
Photo MonsieurLâm
Voici quelques images du tournage dont je vous parlais la semaine dernière. Un projet qui se concrétise, que vous découvrirez bientôt, je l’espère. Les films sont actuellement en post-prod, le boulot n’est pas fini, pas encore, mais cela va aller vite, j’ai une grande confiance en l’équipe qui bosse dessus.
Au fait, à votre avis, c’est pour quel annonceur et quel produit ?



Vendredi, autour de 21h30, à deux pas du marché Escudier à Boulogne-Billancourt, en présence d’amis, nous parlions de nos petites vies, nos quotidiens, une coupette de Champagne à la main. Nous sommes dehors, la faute aux cigares, devant cette maison de ville qui fait office d’atelier et de galerie ce soir : Emmanuelle, que nous appelons tous Roseta, son nom de scène, y présente ses dernières œuvres. Vernissage amicale. Nous sommes des trentenaires, nous bossons tous plus ou moins dans le web, le marketing et/ou dans la com. Nos enfants jouent dehors et ils s’appellent Tanel, Siméon, Lili-Ambre ou bien Martin et ils fréquentent la même « bonne » école. Nos dames discutent, dedans, de… de… de je ne sais pas en fait.
J‘ai 32 ans, je m’appelle Damien et je viens juste de réaliser que je suis un bobo. Ouch, ça fait mal.
Je n’en peux plus de trainer dans les forums de SuperMaman et AuFéminin. Marre de voire des cœurs qui clignotent, des soleils qui sourient, des petits mots très féminins couleur rose… Je cherche des vieux prénoms de fille. Si c’est un gars, on a ce qu’il faut. Si c’est une fille, c’est un prénom désigné par Madame auquel je n’accroche pas trop, à part Cindy Ratatouille, je n’ai rien à proposer de mieux. Bref, c’est la merde. Donc balancez vos prénoms un peu cool, un peu bobo, genre pas dans le top 100 des prénoms de ces dernières années, si vous voyez ce que je veux dire (Jen, je ne te vise pas !). Allez, lâchez vos commmmms !
