
Mardi 11 décembre…
9h30 : Arrivée au Tribunal. Nous avons une heure d’avance, il y avait une erreur sur la convocation. On en profite pour acheter de la viande.
10h45 : Notre voisin refuse la conciliation. Le tribunal donnera son verdict le 2 février. Je suis confiant. Ma femme ne l’est pas. Nous avons de toute façon déposé un dossier de 50 pages en notre faveur au greffier quelques jours au préalable et en plus on a le numéro de téléphone d’un tueur à gage Serbo-Croate.
11h30 : Je me rends compte que Loïc Le Meur est un killer, encore plus fort que David Copperfield. Il a effectivement bien réussi à faire déplacer la crème du web mondiale à Saint Denis, dans le 9-3.
11h45 : Je change d’identité et range mon ballon de basket. L’hôtesse me refuse fermement l’entrée. Je pique un scandale. Au bout de 15 minutes, la sécurité intervient et me jette à terre dehors. Je remarque la navette de LeWeb3 50 mètres plus bas. Je lève mon point au molosse du bâtiment Orange, et file rejoindre mes petits camarades.

12h00 : Je cherche le stand Microsoft, mais même Google, juste en face de moi, ne m’aidera à le trouver. Je croise des potes. Puis d’autres. Puis je vais voir ce qu’il se raconte dans la salle de conférence.
12h17 : Le speaker, un dénommé Kevin Rose, ne parle pas un mot de français. Je trouve ça scandaleux. C’est le problème d’intégration des banlieues, hein Kevin !
13h00 : Tout le monde s’accorde à dire qu’il y a un problème. Des milliers de personnes s’échappent des tribunes. Rébellion ? Je suis solidaire. Je suis donc la foule jusqu’au bâtiment traiteur.
13h16: Je distingue le stand Microsoft derrière l’atelier brochette, qui a beaucoup plus de succès au vu de la queue. Je décide de filer dans l’espace start-up en attendant qu’il y ait moins de monde.
13h30 : Moins de monde et en plus il y a à manger. Je poke accidentellement Robert Scoble qui me répond ass-hole ! Son œil n’est pas trop enflé. Je ne me laverais plus jamais mon index droit.
14h30 : Reprise de la plénière. Décidément, je n’ai pas de bol, c’est encore en anglais.
14h45 : Je croise Loïc. Lui, non, il ne me croise pas.
15h20 : Je me pose sur une sorte de gros pouf tout rose. J’apprendrais bien plus tard qu’il s’agissait de Barbamama.
15h74 : Atelier Art Plastique. J’aurais donc bien pu venir avec ma femme.
16h30 : On m’informe que tous les intervenants le font en anglais. Je ricane car je sais que c’est faux. Stark, il n’est pas intervenu en anglais.
16h45 : Je file en rendez-vous. Je dois en effet retirer un merveilleux cadeau chez Cuir Vert et Cie car j’ai été tiré au sort.
19h30 : J’ai fini d’installer le nouveau canapé. Il est laid, cher et n’était pas prévu. Mais la mini-machine à coudre à la main en cadeau était tellement craquante.
21h30 : Direction La Scala.
22h : Je retrouve mon pote Vinvin. Bah, il n’a pas changé mon boulet.
23h : Assis au bar avec un autre pote. « C’est une pro », dis-je. « Oui », me répond-il, « mais décembre avec le noël de gamins, ce ne serait pas raisonnable ». Je rigole pour ne pas passer pour un con et pense que je n’ai toujours pas posté ma liste pour le Père Noël.

0h : Je décide d’arrêter de picoler et d’être raisonnable. Par chance, cela concorde pile avec la fin de l’open-bar.
0h05 : Je file pisser. Ils ont tout de même réussi à nous coller des pubs pour Têtu devant les urinoirs. Mon voisin pisse en l’air. Il semble bien aimer la couverture de mois. Je salue mon Laurent dignement.
0h25 : J’ai enfin fini de pisser.
2h30 : Flou, très flou.
2h45 : Au lit, d’attaque pour… la seconde journée de LeWeb3.
A suivre…
Le Web 3, c’est tout de même un des événements majeurs du monde du web. Tous les plus grands seront là, et beaucoup de petits, comme moi, aussi. J’y représente mon agence, heaven, mais aussi Blog-It Express, bien entendu, que je compte bien présenté à de bonnes personnes, surtout maintenant qu’une nouvelle feuille de route a été établie. Je ne vous cache pas que ce sera aussi l’occasion de recroiser les potes. Je louperais cependant la première matinée, pour cause de rendez-vous au Tribunal avec mon idiot de voisin qui assigne toute la co-propriété. A demain tous le monde. Pour les autres, le moins technophiles que moi, je vous rassure, j’ai plein de choses à vous raconter bientôt.

Et merci encore à Fred qui m’a fait profiter de son invitation. Je vous invite très sérieusement à découvrir son business, Brosse à dents à domicile, qui est vraiment top (ce qui chez moi veut dire un service simple et efficace, bref, malin).
Une question que je me pose depuis quelque temps : Est-ce qu’internet est écologiquement responsable ? Je le pense. Et je crois aussi que les acteurs du web sont les moteurs d’une économie positive qui peut vraisemblablement faire bouger les choses. Loïc Le Meur a d’ailleurs prévu pour le Web3 un (petit) slot le 12 décembre sur ce sujet : « An environmental rift – where technology fits in », présenté par Tom Raftery. Si quelqu’un peut d’ailleurs m’avoir une invitation pour cette grande messe du web, je suis preneur.
le web, idéal pour dématérialiser
La dématérialisation est selon moi un facteur essentiel de la fracture verte. Cela passe de l’email à l’espace utilisateur, de la musique MP3 à l’eBook. Je n’achèterais plus jamais de CD, mais pour autant j’achète (oui, avec des vrais sous) des albums directement depuis mon iPhone. Moderne et plutôt responsable. Il en va de même pour la facturation. FAI, opérateurs mobile, relevés bancaire… tout ça, c’est numérique, à la maison comme au bureau. La dématérialisation n’a plus de limite. Et on y gagne très sérieusement en place.
Un réseau entre le bureau et la maison
La notion de bureau virtuelle a aujourd’hui beaucoup de sens. Google (Google Docs et Google Spreadsheets) et Microsoft (Office Live) sont d’ailleurs très actifs sur ce domaine que devrait être un marché très important à moyen terme. Et cela va de pair avec le télétravail, qui a pris tout son sens avec la démocratisation des liaisons haut-débit que nous avons tous chez nous aujourd’hui. Un VPN pour accéder à son réseau d’entreprise, Skype pour les visios, un téléphone SIP pour assurer la continuité du réseau téléphonique en VOIP. Bref, vous aujourd’hui, on n’a jamais été aussi bien chez soit pour travailler. Et bien ce sont des tonnes d’émission de CO2 en moins.
Une industrie qui capitalise sur le vert
Les enjeux vont encore plus loin quand on sait que, par exemple, Google s’est fixé des objectifs hyper ambitieux en termes d’énergie verte qui permettrait de faire chuter le coût de production de l’électricité issue du solaire de 25 à 50%. Un budget de 20M$ sur l’année 2008. Je me pose d’ailleurs la question de l’existence d’un label « éco-responsable » dans le monde du hosting. Cela ne serait pas si ridicule, ce secteur consommant quantité de ressources énergétiques (processeurs, climatisation, déshumidificateurs, …).
Je sais, il y a aussi des points moins enthousiasment. Industries de l’électronique qui sont extrêmement polluantes, la livraison à domicile de certains biens non justifiée, etc. Mais globalement, je pense que les fondations du web sont bien meilleures qu’ailleurs. Et qu’on peut encore faire mieux. Toujours. Et de toute façon, on a pas trop le choix.
Mail interne, avec toute l’entreprise en copie, expédié par Chryde à mon intention :
Putain
Damien, tu veux pas changer de photo ?
Soucieux de mon image, je demande immédiatement à mon chef de projet me faisant face de me prendre en photo. Il n’est pas photographe Robert. D’ailleurs, on ne l’a pas embauché pour ça. Mais il aime bien prendre de photos Robert. C’est son côté asiatique. Clic, clac, c’est dans la boite. Il me rend mon appareil et…

Hop, j’ai ressorti la tête de cheval. Faut pas abuser tout de même.
C’est moi ou bien la blogosphère est aussi plate que la terre ? A part quelques règlements de compte par-ci et quelques rencontres avec les hautes sphères politiques par-là, on ne peut pas dire que ce soit la grande excitation ces derniers jours. Vous me direz, je n’étais moi-même pas bien actif, mais c’est que j’ai un procès contre mon connard de voisin à préparer moi. Et puis moi, je ne me lis pas, donc ça ne me dérange pas trop.
Le problème n’est pas lié au mois de décembre. Non, il est bien plus profond. Je crois que nous arrivons à un tournant de notre courant. Se dire que je suis déjà considéré comme un « dinosaure » de la blogosphère (je fêterais mes 3 ans de blog demain), que je ne fréquente que très peu ces nouveaux blogueurs, qui sont pour la plupart que des opportunistes, des mercenaires, des buzzeurs. Une autre philosophie, où le PageRank et l’AdSense sont plus important que mes valeurs. Pas de gagnants, pas de perdants, tout reste relatif. Mais c’est certain, ce n’est pas que l’approche qui est différente.
Je crois de plus en plus aux micro-formats. Twitter, Seesmic mais aussi, bien entendu, Blog-It Express. Je pense que le business doit s’adapter à ces formats ultra-réactifs. Je crois aussi aux nouveaux formats publicitaires. A la valeur de l’UGC face à un 300×250. Mais aussi au moteur de l’économie positive. Au partage. A l’échange. Les valeurs qui m’ont fait aimer le blog. Celui de mon époque. Et c’est dans cette direction que je vais avec Blog-It Express. Et bientôt, les 14.000 utilisateurs du service découvriront le vrai web 2.0. Un univers qui ne se limite pas qu’au online.
2008 sera une année très particulière pour mon bébé digital,
2008 sera une très belle année.
Et bon anniversaire mon blog.
Non, pas une énième note sur l’iPhone. je remarque juste que la blogosphère est de plus en plus sollicité et que la nouvelle carotte pour nous faire bouger, c’est l’iPhone. Un iPhone à gagner par-ci, un autre par-là.
Pour l’un nous devons jouer le rôle d’un agent secret (ça sent le rasoir à pleine barbe, pas de bol, je suis imberbe), pour l’autre nous jouons notre rôle de geekchic (on s’y croise ?). Et juste à l’instant, je viens de recevoir un spam/buzz/je-ne-sais-quoi, au profit, soit-disant, de l’opérateur SFR (cliquez sur la vignette pour lire la magnifique prose, façon kikoo-lol-mdr) qui annoncerait une offre avec un Samsung E840 (sorte d’iPhone killer) de la mort. Bref, les annonceurs ont compris que les blogueurs buzzeurs kiffent grave l’iPhone.
Je me pose cette question. A votre avis, combien de blogueurs buzzeurs serraient prêt à se prostituer pour un iPhone ?
Je reviens d’une formation en management et j’ai appris pas mal de choses. Comme je suis un gars sympa, je vais vous partager les points qui m’ont le plus marqué. Tenez-vous prêt à devenir de top manager avec ces cinq bons petits conseils :
1. On ne doit pas motiver ses équipes avec de la nourriture
Pourtant, je trouve que c’est une bonne technique. C’est d’ailleurs celle que j’utilise au quotidien avec mes deux chefs de projet. Le plus efficace de la journée se voit offrir un goûter à 16h. Et ça marche très bien, je vous le garantis.2. L’erreur est humaine, il vaut mieux expliquer qu’humilier
Là encore, pas d’accord. Il existe de méthode d’éducation bien plus efficace. Je vous promets qu’après 1 heure passée dans un coin avec un masque de cheval, le stagiaire comprend vite qu’il doit « faire » et non « penser ».3. Il faut savoir déléguer des choses intéressantes
N’importe quoi. En somme, je me garderais les plans foireux pour passer pour le mec sympa ? Non, c’est moi le chef. Je me garde le taf le plus cool et les moins fatiguant/salissant/compliqué. Faut pas abuser non plus…4. Il faut encourager en remerciant et félicitant lorsque nécessaire
C’est vrai. L’autre jour, mon stagiaire m’a apporté mon café sans même que je le lui demande. Je l’ai félicité en l’envoyant au coin sans la tête de cheval. Sympa, non ?5. Il faut savoir développer l’autonomie au sein de ses équipes
Vrai aussi. D’ailleurs, quand je leur demande de venir ramasser le week-end les feuilles mortes dans mon jardin, je ne leur donne plus de consignes, et force est de constater qu’il s’en sortent fort bien. Là encore, je n’ai plus eu à utiliser la tête de cheval depuis un bon petit moment. Donc oui, l’autonomie, ça marche.
Si vous avez besoin d’autres conseils, consultez-moi. Le management, c’est ma passion.
Mon petit Jean-François, quand tu auras fini de taper ce billet, essaie de trouver une photo moins cucu que la dernière fois, sinon je vais devoir faire appel à Monsieur cheval… Merci.


Objectif: Soleil, farniente et un peu de découverte
Budget: Raisonnable (billets d’avions pris en miles FlyingBlue probablement)
Quand: Début février
Je suis preneur de vos idées, conseils, recommandations…
En bon franchouillard, j’ai une nette préférence pour le salé. Une belle saucisse sèche, un foie gras poêlé, une bonne poutargue ou une toute simple frisée au lardon (déglacé au vinaigre de framboise) avec son œuf mollet. D’en parler, j’en salive. Mais il y a aussi quelques sucreries qui me plaisent bien. Pas ces saloperies bourrées de graisses. Plutôt les vrais petits bonbons, fait que de sucre et plutôt acidulés. Dans le genre, voici mes favoris. Les Altoids Sours de Callard&Bowser. Mon beauf qui a l’occasion d’aller régulièrement aux États-Unis est notre coursier et fournisseur officiel. En plus de mon iPhone (en 1.1.2 et bootloader en 4.6, bref un iPod Touche pour le moment) et de quelques chemises Abercrombie&Fitch, il nous a donc ramené des boîtes de ces petites confiseries américaines. C’est excellent et le packaging un peu vintage de la boîte métallique rend le produit encore plus sympathique. Parfum pomme, nos favoris, et mangue, qui n’est pas mal du tout. Petit bonus, les chewing-gums de la même marque, mais sans sucre (enfin, n’étant pas fana du machouillage, ce ne sera pas pour moi). Bon, sur ces mots, je file me faire un goûter. C’est que ça creuse de parler de bouffe !
