La filiale de Québécor a décidé de mettre les moyens pour faire sa place sur le marché et se différencier de Bell et de Rogers. Vidéotron a donc mis les moyens qu’il fallait pour sa nouvelle boutique de Montréal au 192 de la rue Sainte Catherine (Métro Peel) qui ouvrira ses portes au public demain, mercredi 24 novembre. Cette boutique phare proposera l’ensemble de ses services (téléphonie mobile, téléphonie résidentielle, télévision câblée, fourniture d’accès Internet) dans ce magasin phare. Plus que cela, c’est une débauche de technologie (des écrans de toute part, des milliers de points de lumière DEL en façade, un escalier à l’effet WOW, une table Microsoft Surface, et j’en passe).
Avant que vous alliez y faire un tour, découvrez cette vidéo de présentation. Quand je vois ça, je me dis que le groupe se porte bien. Quand je regarde ma facture Vidéotron, je n’ai d’ailleurs plus aucun doute !
Ne tournons pas autour du pot. Facebook, c’est bien sympa pour retrouver ses amis du primaire (à qui on a pas forcément beaucoup de choses à raconter) ou pour rester en contact avec ses amis du quotidien (avec qui on n’a pas le temps de parler). Mais pour les marques, quels sont les bénéfices réels ?
Il y a deux cas de figure. La love brand, que tout le monde adore et connaît déjà. Puis il y a les autres. Probablement la votre. Pour avoir des ordres d’idées : Starbucks Coffee a plus de 18M d’adeptes sur le réseau (la page amirale, la page Canada est à 183.500), Tom Hortons pas loin de 1.3M, Second Cup flirt à peine avec les 17.000… Fièrement, les Canadiens ont dépassé les 500.000. Bref, pas beaucoup de logique derrière ces chiffres.
Les vrais questions, sont qu’est-ce que vous voulez faire sur ces espaces, mais également ce que vos fans veulent vraiment. Pour le définir, il faut savoir qu’il y a une multitude de typologies de fans. Il y a le fan qui aime la marque, le fan statutaire, le fan à la recherche de bon plan, le fan qui a joué à un jeu et qui ne sait pas se dé-faner, le fan qui veut faire comme ses amis, le fan qui travaille pour la marque, le fan qui est un concurrent… Bref, pas facile au travers d’un flux d’information unique, le wall/babillard/mur, de proposer un contenu qui va contenter tout le monde.
Un concours de quéquettes ?
Et si Facebook ne servait aux marques qu’à montrer leur force ? Plus j’ai de fans, plus je suis puissant, logique, non ? Coca-Cola battrait ainsi Pepsi avec 17M de fans de plus ! Je ne pense pourtant pas que la part de marché du géant d’Atlanta soit proportionnelle à l’indicateur facebookien. Donc, le nombre de fans n’est pas un bon indicateur business. En tout cas, pas pour ces fameuses love brand. Je crains bien que sur de plus petits marchés, ce soit la même chose.
Pis, ils sont à qui les fans ?
C’est une question qui me taraude. Finalement, mes fans ne m’appartiennent jamais. Tous mes investissements pour acquérir ces individus et le transformer en fans profitent à Facebook qui profile ainsi ses membres à partir de leurs goûts. Idéale pour vendre ensuite des campagnes bien ciblées. Air Transat pourrait très bien demain mettre en ligne ciblant les fans d’Air Canada pour pousser ses promos. Cette dernière dispose de 23.500 fans, et l’outil publicitaire de Facebook me précise même que 3.740 des adeptes de la compagnie canadienne sont au Québec. Je ne sais pas comment va transformer une telle campagne Aitr Transat, mais le gagnant restera Facebook, sans aucun doute.
Donc, faut rien faire sur Facebook ?
Si, il faut faire ! Mais pas à n’importe quel prix, pas n’importe comment. La plateforme est en perpétuelle mutation, il faut donc s’adapter en permanence et se fixer de véritables objectifs opérationnels. Impossible de passer à côté quand on prend en considération les chiffres du réseau social. 17.4M de canadiens sur Facebook, dans 3.4M au Québec et 2.4M spécifiquement sur Montréal. Soit un reach sur la population connectée supérieur à 50%.
Mon conseil cadeau, n’oubliez pas que vos fans ne viennent pas sur Facebook pour vous, mais pour leurs amis. Il faut donc bien ajuster le curseur pour être le moins intrusif et le plus humble possible.
Voilà, comme de nombreuses personnes, j’ai installé la mise à jour d’iOS 4.2 pour mon iPhone 4. Il y a deux nouveautés majeures. La première, c’est AirPlay, qui permet de streamer sa musique sur ses enceintes, pour peu que vous ayez une borne Airport Express ou un chaîne compatible. La seconde, c’est AirPrint, qui permet d’imprimer directement depuis son iPhone. Pour cela, il vous faudra une imprimante compatible. Ca tombe bien, moi, j’en ai une. Voilà comme ça se passe.
C’est une question qui se pose souvent. Est-ce que les agences de relation presse doivent également s’occuper de la sphère interpersonnelle ? Est-il pertinent qu’elles proposent à leurs clients l’animation d’espaces sociaux ? Sont-elles à même de recommander une présence de marque sur des plateformes comme Twitter ou même Foursquare ?
Je pense que mon expérience dans le domaine des RP et dans le monde du marketing sur Internet, ainsi que le simple fait que je sois un utilisateur (pas lambda, je l’admet) m’autorise à prendre position. Plutôt, à prendre des positions.
OUI. A une époque où la presse traditionnelle souffre, il est évident que ces agences ont besoin de se positionner sur des nouvelles plateformes. La première étape a été de s’attaquer à la blogosphère. Ah, c’est certain, au début, ces agences ont plutôt snobé ces individus qui n’avaient pas beaucoup d’audience. Mais assez rapidement, elles ont commencé à intégrer dans leurs fichiers presse quelques influenceurs. Aujourd’hui, c’est une évidence. Les critères de sélection sont bien souvent assez obscures mais avec la professionnalisation de nombreux blogues, cela commence à s’assainir. Je ne parle bien entendu que des supports super légitimes et crédibles sur un sujet. Les autres (moi le premier), n’ont pas nécessairement leur place dans un fichier d’une agence.
OUI. Créer une page Facebook ou un jeu Foursquare peut-être une belle occasion de prise de parole. Le métier de base de l’agence de RP est de raconter une histoire qui puisse avoir un maximum d’aspérités et de sympathie pour qu’un journaliste se dise « Wow, ce sujet va me permettre de faire un super article ». Sortir des marronniers et se différencier, c’est donc une excellente chose.
Mais…
NON. Ce n’est pas le rôle de l’agence de RP de concevoir des dispositifs mettant la marque en relation avec ses clients ou ses prospects. Les indicateurs de succès sont différents des RP. Amusez-vous à dédupliquer une audience et à calculer des équivalences média pour valoriser une action de PR online auprès d’influenceurs. Sans parler d’un statut publié sur une page Facebook. Qu’en faites-vous ? Est-ce que 12 « J’aime » sur un article c’est bien ? Et puis, ces fans Facebook, doivent-ils être gérés par les RP, le CRM, la communication, le marketing, … ? Rien que chez l’annonceur, la réponse n’est pas évidente (même si de mon point de vue, cela m’arrangerait que cela soit au marketing).
NON. Attaché de presse est un vrai métier. Je ne vois pas pourquoi on demanderait à un expert métier d’exécuter des tâches qui ne sont pas dans son scope. Les hommes orchestres, c’est sympa, ca amuse la galerie. Mais je n’ai jamais entendu une œuvre majeure de la part de l’un de ces spécimens. Bref, soit on bidouille (et les résultats seront alors aléatoires), soit on se spécialise.
Donc…
Les agences de RP ne doivent pas subir une mutation et changer de métier, mais on une position idéale pour recommander des actions complémentaires. Néanmoins, l’exécution, le suivi, l’optimisation, la rationalisation des investissement et les reporting doivent être confiés à des agences dont c’est le métier. Facebook change les règles du jeu en permanence, il faut donc une agence souple, à l’écoute du marché et des tendances. Ce que vous recommandez aujourd’hui à un client ne sera peut-être plus valable le jour de son exécution. Et oui, le web, ça va vite. Très vite. Alors, évidemment, un dispositif innovant, ça fait peur aux clients. Mais si vous êtes un expert du web, vous êtes plus légitimes et crédibles pour faire passer l’idée. Et vous minimisez les risques de plantage. Cette connaissance permet aussi de définir les meilleurs KPIs et parfois de remettre le client dans la bonne direction (la communication, le buzz, tout ça, c’est sympa, mais n’oubliez pas vos objectifs premiers et le ROI).
Le social media n’est pas un hobby. La courbe d’expérience est importante et il faut savoir réagir rapidement. Avoir le digital dans son ADN est également un élément important. En bloguant, mais surtout en créant Blog-It Express (Twitter avant Twitter tout de même) et Boarding (Foursquare avant Foursquare), j’ai appris beaucoup plus qu’en lisant des livres d’experts et de gourous.
Bref…
Laissons les RP aux agences de RP. Laissons les agences de RP proposer à leurs clients des opérations digitales. Mais s’il vous plait, consultez des agences dont c’est le métier pour concevoir et opérer ces dispositifs. Le succès et les conseils apportés ne pourront que vous rendre plus crédibles (et donc indispensable) auprès de vos clients.
Oui, vous l’aurez compris, mesdames et messieurs les agences de RP, avec Heaven Canada, je suis prêt à vous aider et à vous accompagner auprès de vos clients.
Sympathique concept de lumières de circulation proposé par Thanva Tivawong. Je pense que parfois, il ne faut pas de gros projets urbain pour changer le paysage d’une ville. A quand dans notre ville ?
Voilà caricaturalement ce que cela donnerait si la STM décidait de commanditer ses lignes. Enfin, les lignes des contribuables plutôt. C’est ce que dénonce Projet Montréal. Un article bien intéressant à lire.
Cela fait encore peu de temps que je suis arrivé à Montréal, mais cette ville est déjà mienne. Oui, je le clame, j’aime Montréal. Il y a une énergie créative et culturelle de dingue ici, et les individus sont vraiment au cœur de la vie. Ca bouge tout le temps. En quelques semaines, j’ai eu la chance de rencontrer du monde. Beaucoup dans des bars. Très souvent autour d’un verre. On y parle de la vie, du business, des contacts, des Canadiens (Go Habs Go). On ne juge pas trop, ce n’est pas assez concret ni constructif.
J’arrive dans une situation où professionnellement, je lance une agence. Un bureau. Plutôt une antenne : Heaven Canada. Comme une gentille personne de la publication Marketing Québec me l’a fait remarqué, « c’est ben plate ça, une agence français avec un nom anglais ». Pas faux. On dira qu’il y a donc Heaven Canada et le Paradis Québécois, qui ne font qu’une seule et unique entité. Ce qui compte, c’est la valeur que nous pouvons apporter à nos clients. Pas notre nom. Alors, on va se faire notre place. Tranquillement. Humblement. Sereinement. Professionnellement. Innovativement (pas certain que ça existe ce mot).
J’ai taillé mes crayons. Mon bureau est rangé. Je suis prêt. A moi de me lancer. De nous lancer. Je sais que j’ai besoin de vous. Et ça, vous le saviez déjà. Je suis prêt à pitcher, à proposer, à présenter. A travailler.
Cela fait plusieurs années que je participe à LeWeb, l’événement européen phare des nouvelles technologies du web. Mon éloignement avec la France suite à ma récente installation à Montréal ne m’empêchera pas cette année encore d’y assister. Après deux années au 104, LeWeb revient aux Docks, aux portes de la capitale, offrant à mon sens une meilleure distribution des espaces (conférences, compétitions start-up, espaces résautage, …). Il faut dire que ce rendez-vous annuel est l’occasion de croiser ceux qui font le web de demain (car le web d’aujourd’hui, c’est déjà dépassé, ne l’oubliez pas).
A date, Géraldine et Loïc LeMeur nous annoncent 2400 participants en provenance de 50 pays. Ce n’est pas rien pour une conférence aussi spécialisée. Je viendrai donc avec mes nouveaux compatriotes québécois Claude Malaison, Philippe Martin, Benoit Descary, Laurent Maisonnave,Diane Bourque et Tara Hunt couvrir LeWeb en qualité de blogueur officiel (merci pour votre confiance). Et j’y assisterai aussi également dans le cadre de mes nouvelles activités de développement de l’agence heaven à Montréal.
La dernière édition était focalisée sur le Web en Temps Réel, sujet qui me touche particulièrement, tant pour mes business (Blog-It et Boarding) que pour mon employeur (j’étais alors Real Time Marketing Manager pour heaven conseil). Cette année, le sujet sera les plateforme. Quel sujet… Les espaces d’expressions online se diversifient et un besoin de rationalisation se fait sentir. C’est l’un des rôles des plateformes. Mais doit-on réellement tout concentrer sur une plateforme propriétaire ? Un Facebook qui aujourd’hui intègre les services de localisation que propose un Foursquare (ou Gowalla,Yelp, Tell me where…), de messagerie, de groupes sociaux (Je pense à Ning) n’est-il pas une vrai menace à l’innovation et au développement d’éco-systèmes ? Je pense qu’il y a de la place pour tous ces services indépendants, et que des plateformes d’agrégation et de distribution « neutre », sont plus saines. Sous la forme de gros framework (une sorte de grosse coquille vide) sur lesquels on plugerait les services que nous utilisons quotidiennement, probablement . Une vraie convergence numérique.
Si vous n’êtes pas encore inscrit pour venir à LeWeb, il est encore temps. C’est les 8 et 9 décembre à Paris. Il reste encore quelques places, mais faites vite. C’est par ici(disclaimer: lien affilié, je touche un peu d’argent si vous vous inscrivez).
Petit bonus, la vidéo de présentation du programme par nos hôtes Géraldine et Loïc LeMeur.