Colorama

193178844801lzzzzzzzMon petit plaisir du jour. Chaleur caniculaire, RTT tombé au bon moment après un week-end bien éprouvant. Mon ami le facteur sonne à ma porte ce matin, un petit colis à la main. Adepte du e-business et degaineur d’American Express de 1e catégorie, je m’étais commandé quelques jours auparavant ce livre de photographies, suite à un article dans Géo. Les Coloramas, ce sont les photographies les plus naïves qui puissent exister. En provenance directe d’outre Atlantique, elles étaient exposés tout les mois depuis 1949 à Grand Central Terminal, la gare de New York. Considérés comme les « plus grandes photographies du monde », les Coloramas présentaient une vision immuable, commémorative et consumériste de la société américaine : un concentré de rêve américain. Mises en scène inouïes et monumentales, ils ont été une source majeure de nostalgie et de mythification. Le tout, orchestré par une petite société, Kodak Eastman, alors fabriquant de film en noir et blanc. 193178844801pt01lzzzzzzzL’enjeu est donc double. Il faut vendre les produits Kodak, pionnier de la photographie populaire. Il s’agit aussi de s’adresser aux citoyens américains, de leur tendre un miroir. Un miroir déformant en tout cas. On peut tout à fait opposer ces clichés aux peintures « réalistes socialistes ». C’est la même chose. Avec d’autres valeurs.

En 1990, la rénovation de la gare de New York, où ils étaient exposés depuis 1950, sonna le glas de cette figuration homérique de la nation et de ses aspirations. La fin de guerre froide y est aussi pour beaucoup, car ces photographies étaient un vrai « faux reflet » de la société américaine. L’American Dream. Le cliché. Le vrai.

Ces photos sont magnifiques. Mise en scène établie selon les principes de l’époque : la maman prend en photo les enfants qui jouent, le papa prend en photo la famille, etc… 193178844801pt03lzzzzzzzTout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Je rajouterais à cela tout le monde il y riche, tout le monde il est blanc. Mais là, j’attaque un autre débat, qui n’a pas lieu d’exister sur mon blog. Car tout le monde il est gentil sur mon blog, pas vrai, hein ?

Perso, je me suis commandé la version anglaise du livre, édité par Aperture, 15,81 euros chez Amazon. La version française, éditée par Textuel, est aussi disponible, mais à 27,55 euros. Et oui, le rêve américain à un prix ! Surtout en VF !

Il y a 10 commentaires

Vous avez un avis, exprimez le !

Ajoutez votre commentaire ci-dessous, ou faites un Rétrolien depuis votre propre site.

Souscrire à ces commentaires.

Soyez sympas, gardez la page propre, restez sur le sujet du billet. Et ne perdez pas de temps à spammer ou troller.

*Champs Requis

  • Actualité (57)
  • Automobile (3)
  • Behind the blogger (61)
  • Blind test (3)
  • Buzz (10)
  • Cinéma (43)
  • Copinage (88)
  • Courchevel (1)
  • Dans ma tête (173)
  • El Bulli (6)
  • Famille (84)
  • Gastronomie (58)
  • Geek (15)
  • Icitte (3)
  • Jeu (4)
  • Jeux (19)
  • Le soulier du jour (8)
  • Légende (13)
  • Livres (12)
  • Lu dans la presse (13)
  • Mac (56)
  • Magasinage (16)
  • Météo (6)
  • Musique (40)
  • N95 (4)
  • Nokia (6)
  • Non classé (19)
  • Photographie (44)
  • Politique (20)
  • Pour payer les vacances (1)
  • Religion (8)
  • Science (4)
  • Série (2)
  • Sports (22)
  • Taf ! (73)
  • Télévision (28)
  • Venu d'ailleurs (51)
  • Vidéo (50)
  • Voyages (44)
  • Web/Tech (149)
  • Weblogs (89)