Est-ce qu’internet c’est vert ?

Une question que je me pose depuis quelque temps : Est-ce qu’internet est écologiquement responsable ? Je le pense. Et je crois aussi que les acteurs du web sont les moteurs d’une économie positive qui peut vraisemblablement faire bouger les choses. Loïc Le Meur a d’ailleurs prévu pour le Web3 un (petit) slot le 12 décembre sur ce sujet : « An environmental rift – where technology fits in », présenté par Tom Raftery. Si quelqu’un peut d’ailleurs m’avoir une invitation pour cette grande messe du web, je suis preneur.

le web, idéal pour dématérialiser
La dématérialisation est selon moi un facteur essentiel de la fracture verte. Cela passe de l’email à l’espace utilisateur, de la musique MP3 à l’eBook. Je n’achèterais plus jamais de CD, mais pour autant j’achète (oui, avec des vrais sous) des albums directement depuis mon iPhone. Moderne et plutôt responsable. Il en va de même pour la facturation. FAI, opérateurs mobile, relevés bancaire… tout ça, c’est numérique, à la maison comme au bureau. La dématérialisation n’a plus de limite. Et on y gagne très sérieusement en place.

Un réseau entre le bureau et la maison
La notion de bureau virtuelle a aujourd’hui beaucoup de sens. Google (Google Docs et Google Spreadsheets) et Microsoft (Office Live) sont d’ailleurs très actifs sur ce domaine que devrait être un marché très important à moyen terme. Et cela va de pair avec le télétravail, qui a pris tout son sens avec la démocratisation des liaisons haut-débit que nous avons tous chez nous aujourd’hui. Un VPN pour accéder à son réseau d’entreprise, Skype pour les visios, un téléphone SIP pour assurer la continuité du réseau téléphonique en VOIP. Bref, vous aujourd’hui, on n’a jamais été aussi bien chez soit pour travailler. Et bien ce sont des tonnes d’émission de CO2 en moins.

Une industrie qui capitalise sur le vert
Les enjeux vont encore plus loin quand on sait que, par exemple, Google s’est fixé des objectifs hyper ambitieux en termes d’énergie verte qui permettrait de faire chuter le coût de production de l’électricité issue du solaire de 25 à 50%. Un budget de 20M$ sur l’année 2008. Je me pose d’ailleurs la question de l’existence d’un label « éco-responsable » dans le monde du hosting. Cela ne serait pas si ridicule, ce secteur consommant quantité de ressources énergétiques (processeurs, climatisation, déshumidificateurs, …).

Je sais, il y a aussi des points moins enthousiasment. Industries de l’électronique qui sont extrêmement polluantes, la livraison à domicile de certains biens non justifiée, etc. Mais globalement, je pense que les fondations du web sont bien meilleures qu’ailleurs. Et qu’on peut encore faire mieux. Toujours. Et de toute façon, on a pas trop le choix.

5 commentaires sur “Est-ce qu’internet c’est vert ?

  1. C’est clair que les fondations sont plus saines que celles d’une centrale à charbon chinoise !
    Cela dit, il y a en effet deux dimensions polluantes à prendre en compte par rapport à internet et l’usage d’ordinateur :
    - le recyclage des composants (toxiques), un vrai problème actuellement, notamment dans les pays émergents.
    - la réfrigération des locaux (je te laisse le terme technique que je n’ai plus en tête) d’hébergement des données.

  2. salut Damien,

    je devais y aller mais je ne peux plus malheureusement, cause oral d’appel d’offres de dernière minute important, j’ai donc une entrée (offerte gentiment par ads click ) à mon nom (je sais pas si c’est gênant ?), mais si ça t’intéresse, avec plaisir…

    Fred

  3. Quelqu’un a-t-il entendu parler de blackgle?
    version écolo/nomique de Google le tout-puissant?
    Sympa, mais en anglais. Quand on veut des pages françaises, on rame un peu…

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