Attention, rappel pour ceux qui débarquent de leur week-end sans blog. Cette note est en trois épisodes. Et là, c’est le troisième et dernier chapitre de l’aventure du Kick Off 2005 de l’agence. Commencez par le début, tant qu’à faire !
Le karting, c’est bien. Mais ça fait transpirer. C’est bien de sentir les hormones et autres phéromones de ses collègues. Je sais que je ne vais plus les voire de la même façon à compter de ce lundi. D’autant qu’après le kart, on a fait des parties de « Shoot’in », sorte de paint-ball laser assez épuisant. Mais « shooter » son Boss, c’est assez excitant, il faut bien le dire. On s’est fait ratatiner en finale. « Green Peace », le nom de notre équipe, ne devait pas nous aider à faire sortir toute notre énergie animale et nos instincts sauvages nécessaire pour ce genre d’aventure. Bref, c’est en sueur que nous regagnons nos véhicules. On pue. On s’est bien éclaté. Définitivement, la définition donnée dans le premier épisode est à revoir. Ca devrait être :
Kick-off [nm] : anglisisme. stage de motivation en entreprise présentant les perspectives de l’entreprise. Qui embaume les employés. Ex : « Putain, tu sues, il y avait kick-off ? ».
En plein territoire Bobo
Certain ayant eu le temps de se doucher –mais pas tous, je peux vous le dire- nous débarquons progressivement dans un restaurant branché de notre capitale favorite. Nous sommes dans les quartiers d’Emery. En environnement Bobo. On est au moins deux Momo. Quelle plaie de se stationner dans ce quartier ! Je comprends enfin pourquoi les Bobos roulent en vélo ! Point une histoire de développement durable. Stationnement ! Et avec le maire actuel, c’est pas prêt de s’arranger. Bref, je débarque dans le parking face au restaurant (parking plus compliqué qu’un manuel d’un magnétoscope d’antan, pour vous dire). Un petit coup de déo de dernière minute. Je sors du labyrinthe sous terrain. J’arrive au restaurant. Ca tombe bien, je crève la dalle.
En territoire Bobo 2, le retour de la mère du frère
La clientèle de ce restaurant est … locale ! Mais je m’en fiche. Primo, car le Bobo m’amuse (et je m’entends bien avec lui). Secundo, je suis là pour profiter de la soirée avec mes collègues. Enfin ceux qui sont présents, car tout le monde n’a pas pu venir. Enfants, grossesse, blessures de karts, tout le monde à une excuse. Et les absents auraient certainement été là s’ils avaient pu. C’est certain. Une coupe de champagne à la main, je déambule dans le restaurant tel un Bobo dans un aquarium. Je discute RSS avec notre informaticien. Il boit mes paroles comme ses verres de whisky. Lui, il rentre en taxi, c’est certain. Trois petits-fours plus tard, nous passons à table. Merde ! Pas de plan de table. Comment me la jouer cette fois. Je mise sur la table des personnes avec qui je parlais sur le moment (Vroum de l’opération commando) et je découvre mon autre voisine que je connaissais peu par ailleurs. Elle aussi me découvre et me dit, en parlant de moi, qu’il ne faut pas se fier aux apparences, que je suis moins sage que j’en ai l’air. Je ne sais toujours pas comment l’interpréter…
Tavernier !
Service et assiettes au top. On y mange très bien. Il y a juste le serveur qui nous prend pour des cons. « Monsieur, ceci est un cendrier. Ca n’y ressemble pas, mais ça vient de chez Conran. Vous connaissez ? ». J’suis peut-être que Momo, mais les boutiques Bobo, je les fréquente gars ! « Ahhhh, c’est très intéressant ! » lui répond-je spontanément, ne sachant que dire devant tant de hautaineté. Je m’enfile une rasade de Bordeaux et file faire ma mariée. Que se passe t’il sur les autres tables…
Chez les autres
Les discussions fusent, et il est difficile de les suivre toute. Je m’attarde à certaines tables. A d’autres un peu moins. Ca dépend. Ca dépasse. Notre cher informaticien revient me voire. Un verre de whisky à la main. Encore. Il me dit « Ce matin, t’as assurer pour parler devant tout le monde. Moi, j’aimerais dire des choses mais j’ai pas fait de théâtre, tu vois. Alors je te les dis, et toi tu fais un discours, ok ? ». De peur qu’il m’asperge de son alcool « on the rock », je sors un « heu, oui, oui, bien sur, tu le prépares et je me cache, et non, et je le fais, on verra, ok ». Il fronce les sourcils. Je change vite de table. Pourvu qu’il prenne un autre verre. Il faut boire pour oublier. Qu’il boive, qu’il boive… Le dessert arrive. Il y a des plus en plus de Bobos dans le restaurant. L’ambiance est de plus en plus chaude dans notre espace VIP qui nous a été réservé. Rapidement, ça commence à danser.
Dirty Dancing
J’aurais pu être un grand danseur. Malheureusement, mère nature en a pensé autrement. Néanmoins, je me traîne sur la piste de danse. Une collègue peste après moi. Quelle idée de mettre son pied sous les miens aussi ! J’abandonne la piste de danse improvisée. J’observe. Je suis très fort à ce jeu. J’ai passé toute mon adolescence à mâter les gens danser. Je constante que mon Boss et son associé son ravi. Ils peuvent. L’ambiance est géniale. Je peste après une collègue. Elle pourrait faire gaffe à mes pieds tout de même. Tout le monde danse. Soudain, une main se pose sur mon épaule. « T’oublie pas pour le discours, hein ? ». Je simule un ondulement du corps en hochant de la tête. Alors qu’il attrape son verre poser sur la table, j’attaque une MoonWalk pour me faufiler à l’opposer de la piste de danse. Le champagne arrive. Putain, pourquoi suis-je venu en voiture…
Conclusion
C’était mon premier Kick Off à l’agence. On apprend beaucoup de choses sur son environnement professionnel dans ces moments. J’ai appris aussi sur moi, comment certains me percevaient au sein de l’agence. Demain, je retourne à l’agence. Je vais revoir ces têtes, mes complices à présent. On va partager nos souvenirs. Je vais récupérer mon appareil photo qu’une collègue a oublié de me rendre après le kart. Et on va attaquer le boulot à fond. Car ils ne nous ont pas déçu ce vendredi. A nous de ne pas les décevoir à présent. Ca sert à ça un Kick Off.

Merci pour ce triple compte-rendu ! le kart donne envie ! mais la réunion « équipe » tout autant ! Manque plus que les photos de ton moonwalk…
Berci.
Rire me change des quintes de toux.
Conran… ah ! Ils viennent de fermer une de leurs deux boutiques sur Paris
Dans le genre je me la pète avec mes trucs de marque (surfaite en plus) le serveur il aurait mieux fait de se taire plutot que de citer Conran.