La résidence où j’habite est majoritairement constituée de gens cool. Tout le monde connaît tout le monde, tout le monde sait qui couche avec qui, les enfants grandissent ensemble, tranquillement épargnés dans notre bocal vert au bord de la Seine. Une vie quasi « neo-baba » qui colle bien avec les nouvelles tendances de vie du moment : famille versus travail, qualité de vie versus cœur de la ville, développement durable versus consommation excessive non réfléchie. Nous vivons dans un cadre où le « Moi » est un « Nous », ce qui ne veut pas non plus dire que nous sommes tous des anges. Et au milieu de tout ça, il y a un cas. Le cas. Notre cas. Notre voisin direct. Ballon d’enfants confisqués (« Le football, c’est pas bon pour leur épanouissement »), dictature administrative (« C’est moi le panneau ! »), bref, un triste sir comme on en croise un peu trop partout.
« Out of Time »
Samedi soir, des voisins ont organisé un barbecue pour célébrer leur départ. Bien entendu, l’ensemble de la copro était convié. Voici donc que l’essentiel du quartier est venu partager une petite coupe de bulle de Reims autour brochettes, côtes de porc, sardine (de Marseille s’il vous plait) et autre mets traditionnels dans ce genre de petite sauterie. Le tout sur un fond sonore discret alimenté par les Rolling Stones. Que des bons morceaux, nous avons un expert dans le coin qui gérait tout ça très bien. Les enfants courent, jouent, se chamaillent, pleurent. Classique. Habile, nous arrivons à caser notre fille chez une copine. Yes, ça veut dire grass-mat ! Le baise-en-ville de Mademoiselle prêt, elle disparaît et file chez sa copine où une baby-sitter les attend. Chouette. La soirée est vraiment extrêment plaisante. Ma coupe ne désemplit pas.
« Sympathy for the Devil »
La mousse au chocolat sans-OGM est délicieuse, les fraises se marient divinement bien avec nos bulles, quelques enfants jouent tranquillement. C’est le week-end, on est tous là pour se détendre. Entre amis, voisins, gens de bonne compagnie. « Messieurs, dames bonsoir, on nous a dit qu’il y avait une petite soirée ici ». Trois agents de la Police Nationale viennent nous saluer. L’air grave (faut bien avoir l’air sérieux), mais clairement se demandant ce qu’ils foutent là. Imaginez, une vingtaine de personnes (35 ans de moyenne d’age) mangeant de la mousse au chocolat dans un jardin privé en écoutant calmement les Stones, vous imaginez le crime. Ok, on admet que la sardine, ça pue. So what ? Notre très cher voisin avait décidé que nous étions de la racaille et il était donc bien décidé à nous envoyer le karcher.
« Satisfaction »
Bien entendu, ils n’ont rien pu faire, mais ils étaient obligés de passer. Ils apprendront à se méfier des appels de notre ami. La soirée reprend, les verres à digestifs arrivent. Un Bas-Armagnac de 1972, des cerises à l’eau-de-vie. Les têtes tournent, les discussions se remplissent de passion. On en écouterait presque « Obladi, Oblada ». Non, pas à ce point tout de même. L’amertume de ce voisin égoïste, sans vie, sans amour, sans humour nous est bien vite passée. On regrette déjà nos chers voisins, Franck et Marielle, mais on sait que nous nous reverrons. Santé mes amis !
C’est toujours mossieur l’anti-roseau ?
Un peu lourd le mec surtout dans des instants de joies partagés avec une grande majorité…
wep, y a toujours un voisin pour emm… le monde. Avant, on avait une locataire comme voisine, elle entrenait rien, son jardin c’était un champ d’orties mais bon on faisait avec.
Là, depuis octobre, la maison a été vendu a une famille avec 2 enfants. Evidemment, ils ont irradié le champ d’orties pour en faire un jardin mais voilà, notre lierre et notre glicine qui cachait bien leur (mon) immonde mur de béton les emmerdaient. Du coup, je dois m’amuser à la couper pour éviter ce conflit de voisinage. C’est cool, y rien qui retombe de leur coté (c’est vrai qu’une glicine, c’est horrible, beurk) et moi, je me retrouve avec des plantes pas trop heureuses de vivre … et un mur qui ne ressemble à rien. Vous croyez que je suis trop cool?
Y a des cons, je vous jure!
J’espère que ça vous a pas empêché de faire la grasse mat
XavZ> Les bambous tu veux dire. Oui, c’est toujours lui… Ca va le crâne ? Pas trop bu toi ?
Olivier> On connaît un cas dans ce genre aussi… Pas de commentaires !
L-tz> Vraiment pas… Juste un peu trop bu… Hips. Et toi, bien rentré ?
Faut croire qu’on a tous son relou de service dans le voisinage. Ca doit une règle d’or quand on emménage: identifier le relou de service!
Je crois que je le connais ton triste sieur…
Nous en serons pour la prochaine !
Ouaip, très bien rentré… pas bu du tout…
Cela me rappelle la fois où les policiers sont venus sonner chez nous (appelé par le voisin aussi) et qu’ils se sont retrouvé bien gênés car ils avaient réveillés les enfants : finalement le tapage nocturne, c’étaient eux
Et encore, dis toi que tu as de la chance: à part 1 vieux grincheux, tous tes voisins sont sympas !
Perso, à part 2 ou 3 rares exceptions, ma maison est entourée de gens aigris, froids, et moches.
L’herbe est toujours plus verte dans le jardin d’à côté !
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