Second Ecran

Le jour où le second écran sera l’unique écran

C’est un sujet qui amuse encore beaucoup les médias, présentant les tablettes comme le second écran de notre salon. Il est vrai que pour de nombreux programmes, les interactions et conversations avec les autres téléspectateurs sont importantes. « Tout le monde en parle », « Dans l’œil du dragon », « La Voix », … les exemples ne manquent pas. Autant dire que l’expression québécoise écouter la télé n’a jamais aussi bien porté son nom !

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Seulement, à terme, ce second écran va se rebeller. Avec des acteurs très dynamiques, l’offre de contenus à consommer en ligne est vertigineuse et elle ne fait qu’accroitre. Citons Netflix qui produit à présent des séries de haute qualité (« House of Cards ») ou YouTube veut vendre des abonnements pour les chaînes. Du côté des diffuseurs « traditionnels », c’est plus complexe. Oh oui, nous avons TouTV de Radio-Canada ou même l’application Illico de Vidéotron, mais rien de visible au niveau d’une véritable stratégie de contenus en ligne. Et non, proposer de la baladodiffusion ne va pas empêcher au mur de se rapprocher.

Où il est question d’innovation

Avez-vous préparé le terrain ? TVA, Radio-Canda, V et autres Télé Québec, êtes vous prêt à affronter des acteurs plus agiles et plus nombreux ? Êtes-vous prêt à perdre une partie de vos revenus publicitaires et à partager les maigres revenus en ligne avec cette masse de start-ups qui attendent ce jour que vous redoutez tant. Ce jour où l’élément principal du foyer ne sera plus le poste de télévision, mais le routeur WiFi !

La VoIP et les cellulaires sont en train d’achever la téléphonie résidentielle. Les blogues ont trouvé une place complémentaire aux magazines en ligne (ceux qui vivaient des ventes papier, avant !), la radio survit, car il faut bien écouter quelque chose dans son char…

La télévision va mourir. En fait, non. Mais elle va survivre. Écouter des programmes de façon linéaire n’a plus de sens à notre époque. Nous vivons à la carte. Nous y perdrons peut-être en découverte, me direz-vous ? Non, au contraire ! Les moteurs de recommandations évoluent et s’appuient sur l’environnement social de « spectateur ». Un bon programme sera naturellement vu par pas mal de monde. Un contenu de niche aura moins d’audience, mais toucher sa cible.

Mais il n’y a pas que l’image. Il y cet environnement social, conversationnel même ! Et c’est là que l’innovation doit être forte. Non, je ne veux pas avoir l’application « TVA », l’application « Radio Canada », l’application « Astral Média »… Je veux un environnement complet. Il nous faut ce framework opérateur avec les fonctionnalités accessibles à l’ensemble des canaux. Si t’en est que nous parlons encore de canaux !

Ça vous plairait qu’on réfléchisse ensemble à cet avenir par si lointain ? Et si on imaginait un avenir, des solutions, des prototypes, des expérimentations, de la co-création, et bien entendu, de la rentabilité !

Par ailleurs, Netflix possède aujourd’hui une place de choix dans le foyer, suivi pas YouTube, qui représente à eux deux 49% du trafic web de l’Amérique de Nord en soirée…

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