C’est la rentrée

Réveil en fanfare ce matin. Le réveil de Madame sonne, suivi du mien, 7 secondes plus tard. Diable, nous n’avons jamais réussi à synchroniser ces deux réveils ! Journée particulière aujourd’hui. C’est la rentrée des classes. Mademoiselle rentre, en principe, chez les grands. Le levé se fait sans aucune difficulté. Mademoiselle a même réussi à ouvrir les yeux en moins de 2 minutes, et sans bougonner. Record ! Je lance les cafés pendant que ces dames sont figées le nez dans leur bol de céréales. Comment font-elles pour réussir à manger le matin ? Pire, à boire du lait ! Je survol Le Parisien, livré tout les matins à domicile. J’attends un papier. Ce n’est pas pour aujourd’hui. Demain sûrement. Quelques minutes plus tard, la rotation de la salle de bain commence. Temps limité ce matin, c’est fini les vacances, on doit rapidement mettre en place la cadence qui rythmera notre quotidien pour les 10 mois à venir.

Lavée, habillée, chaussée, Mademoiselle peut y aller

C’est tout de même incroyable. Nous savons que la rentrée se fait ce matin grâce à du bouche-à-oreille. Point de courrier. Rien. Nada. A croire que l’administration maîtrise parfaitement le buzz marketing, tout le monde semblait être là. La directrice de l’école accueille les parents à l’entrée. Une cohue s’est formée devant la liste des classes. Quelqu’un semble avoir estimé qu’un seul exemplaire affiché suffirait. Mademoiselle est en classe 6. Ouf, c’est bien la grande section. Nous montons au premier étage, abandonnons lâchement notre fille et filons au « Tabac des Sports » avec la bande de parents du coin. Objectif : le debrief.

Bar du matin, tsouin, tsouin (pas trouvé mieux, désolé !)

Après quelques potins sur les people qui habitent notre quartier, où qui le quittent (mais « C’est son choix » – facile, je sais -), nous arrivons au tabac le moins bien achalandé du 9-2. Tombe bien, je ne fume pas. Plutôt, je ne fume plus. Les cafés arrivent au comptoir sans que personne n’ait rien demandé, la patronne connaît bien sa clientèle d’habitués. La vie de village. Certains racontent leurs aventures, leurs mésaventures, quand un policier arrive.

« Bonjour, heu… On est quelle rue ici ? », hésitant.

« Avenue du Bas-Meudon », répond la tenancière.

« Du Bé quoi ? », bégayant.

« DU BAS-MEUDON (couillon) », souriant.

« Avenue du Bar Meudon ? », étonnant.

« DU BAS-MENDON !!! (quel con !) », rigolant.

« Ha, heu, merci… », gênant.

D’où viennent donc ces flics qui verbalisent dans notre quartier ? Il n’y a que deux rues sur notre île. Anyway, il rejoint ses collègues et achève la verbalisation de cette 205 rouge stationnée sur un passage clouté. Bien fait. Je ne supporte pas les voitures stationnées sur les clous. Souvenirs de poussette. Bloqué. Coincé. Ces égoïstes m’insupportent. Autant que du pain posé à l’envers sur une table. Autant qu’une bouteille ouverte avec le bouchon posé à côté.

La kawa enfilé, nous quittons notre joyeuse troupe. Nous n’aurons rien debriefé de cette rentrée. Personne ne le voulait vraiment. Nous avons planifié une soirée de Pouf pour ces dames un soir. Une soirée de Beauf pour nous les messieurs. Salsa pour elles. Hot-Dog et Kro pour nous. Et c’est bien mieux comme ça.

En attendant le debrief de la journée de Mademoiselle ce soir !

9 commentaires sur “C’est la rentrée

  1. T’es vraiment mon frère toi !
    Alors que l’une liquide un biberon de lait de 250 ml, et l’autre un énorme café au lait agrémenté de madeleine, pain au chocolat industriel ou autre trucs du matin… moi je ne peux rien avaler avant d’arrivée au boulot, et c’est seulement là que je commence à m’injecter ma dose, énorme, de caféine quotidienne !

  2. Bon, je n’ai pas été le premier a commenter de peur des ragots. Une fois de plus et ils allaient croire qu’on couche ensemble, surtout que ma princesse est aussi en classe 6. C’est dingue, peut être étions nous fait pour nous renconter. Au fait, c’est quoi le nom de ce blog car j’ai vu des commentaires en double file.

  3. ça t’énerve tant que ça un pain à l’envers ? Il y avait des marins dans ta famille ?
    Remarque que venir déposer sa fille à l’école en péniche, ça a un certain charme.

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