Dix petits nègres

Lu ce matin dans Le Parisien, tout un dossier sur le recensement des noirs de France. L’origine ethnique ou raciale doit-elle être notifiée lors des recensements ? Franchement, je ne sais pas ce que cette information peut apporter, sachant blanc, jaune, noir, gris, on fonctionne tous plus ou moins pareil. Pour moi, ces données sont plus intéressante dans le cadre d’études marketing (particulièrement sur un plan communautaire) mais n’a pas sa place dans une étude sociale et démographique. D’ailleurs, la République ne changera pas parce qu’il y a tant de noirs, c’est  un des fondements de notre constitution. De la même façon, je pense qu’imposer des quotas est fortement discriminent. De même que le CV anonyme. La différence ne doit tout simplement pas exister. Et ce jour là, on aura vraiment avancé.

13 commentaires sur “Dix petits nègres

  1. Je veux pas jouer les rabat-joies, mais ton point de vue sur la question ne serait peut-être pas identique (sur la discrimination positive) si tu étais noir… ;-)… T’as un propos idéaliste tout à ton honneur, que je partage sur le principe. Mais il y a des étapes que la « république » doit faire avancer pour faire bouger les consciences…

    Regarde « dans la peau d’un noir » ce soir..sur Canal !

  2. Voilà une des choses qui m’exaspère le plus. Comment va t on dans une logique de recensement, classer les métis??? ni blancs, ni noirs? Et les quarterons? Il faudra aussi classer les juifs? Et les portugais, les polonais, les espagnols, les roumains: blancs de peau, mais immigrés. On les met où?? Sans être en rien désagréable avec Osmany, j’aimerais bien qu’il m’explique dans quel sens on irait dès lors qu’on entrerait dans cette logique? A moins qu’il faille réserver la distinction aux seuls noirs. Faudra t il qu’ils justifient de leur double ascendance? Ca ne rappelle rien, cette logique?

  3. d’autant plus que le dossier n’existe que par l’existence de l’enquête, elle même commandée par le Cran…

    Hervé : d’accord avec toi, même pas drôle.

  4. Completement d’accord avec toi, Hervé … malheureusement, on en est encore très loin, même avec notre france Black-Blanc-Beur, et, je ne crois pas qu’un raisonnement « forcé » arrangera les choses (cf la discrimination positive).
    Mais sinon, Damien, quand tu parles des « Noirs de France », parles tu des « Noirs-Noirs » ou des « Noirs-Noirs »? … non, parce que la aussi il y a une nuance ;o)

  5. Ta vision Républicaine est celle que je partage car je crois sincèrement qu’il ne faut pas, comme le souligne à juste titre Sieur Resse, ouvrir cette boite de Pandore.
    Certes Osmany, le principe d’intégration cher à notre République est malmené et montre tous les jours ses limites, mais la discrimination positive, dont les critères seraient par définition discriminatoire et là négativement, ne me semble pas être la solution idoine surtout par ces temps de communautarisme montants qui sont plus , en France, l’expression d’un repli sur soi et d’une peur (compréhensible ?) de laissés pour compte que la solution à la panne de notre système.
    Il serait beaucoup plus pertinent de travailler à revoir notre modèle d’intégration toujours en se basant sur l’intégration laïque et républicaine et de réintroduire effectivement certains de nos principes de bases comme l’égalité et la fraternité. Je prends pour exemple l’ascenseur social qu’a été l’école sous la IIIème République.
    L’éducation et la culture sont garant de nos fragiles démocraties, et l’émission de C+ « Dans la peau d’un Noir » fait partie d’initiatives qui devraient être prises par nos politiques pour rénover et renforcer le modèle d’intégration.
    Et je ne crois pas être naïf en défendant ce-dit modèle…

  6. Ce que je voulais dire M Resse, c’est que la république ne doit pas « ne rien faire » sous prétexte qu’on ne peut pas dire qui est qui et qui mérite quoi.

    Je ne suis pas pour la discrimination positive, mais imposer des quotas sur des critères comme le quartier (pour des entreprises basées en zones franches) n’a rien d’impossible à mettre en place, et peu importe la couleur ou le sexe des gens.

  7. Osmany, crois bien que je partage ton désir d’égalité. Mais des quotas… Quotas de qui et de quoi? sache que les USA qui ont longtemps utilisé cette technique en sont revenus car elle ne génère rien d’autre que de l’assistanat. Inventons, oui. Mais des choses qui marchent…

  8. si en France on recensait les blondes !!!
    je me ferai teindre aussitôt….en blonde !

  9. Tiens, alors on râle alors que Damdam comprend plus le recensement ethnique marketing que social…
    Monsieur Resse, je voudrais ajouter que la discrimination positive n’est pas une finalié, mais le moyen d’arriver à une justice. C’est une incitation, pour habituer les gens. Bien sur que ça discrimine, mais bon, quitte être discriminé, autant avoir un boulot…
    Les opposants parlent d’égalité ! Il n’est pas sur que la population va autoréguler (du moins rapidement) ses croyances (et stéréotypes). Voilà pourquoi une « incentive », pas une finalité, peut aider.

  10. C’est vrai que même l’affirmative action est inefficace dans un pays qui a connu le meltingpot depuis l’esclavage. Alors la France, qui n’a connu l’immigration de « masse » que lors du 20 ème siècle…

    Il y a du boulot. Bref 😉

  11. L’interdiction de faire des recensements sur l’origine ethnique trouve son sens d’un point de vue historique, On a inventé une parade qui est de demandé au sondés de qu’elle origine ethnique ils se sentent appartenir… la belle affaire !

    Je ne sais pas si c’est interdit ou non en amérique du nord, mais ces questions là sont moins tabous. Au canada par exemple on parlera facilement de « minorités visibles », alors que je pense que ce terme choquerait en France. Je pense aussi que la France est incapable de faire face à son histoire sur bien des oints (on l’a bien vu avec la question de la colonisation)… comme prise en port-à-faut avec son lourd héritage républicain et sa volonté d’aller de l’avant et d’être un modêle pour les autres nations.

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