e-changer

Monde_1


Pas à pas, avancer.
Se construire.
Changer. Changer de vie, changer la vie, chercher son "moi", au soir comme à l’aube d’une vie ; ne pas attendre le crépuscule.
Vouloir tout bousculer, d’abord se bousculer, tendre vers mieux et non plus vers ailleurs. Vers l’excellence plus encore que vers le meilleur (mieux que quoi ? que qui ?).
Se réinventer.
Petit à petit, bâtir son nid, le révolutionner, exploser ses apprentissages, les modèles, le système, les repères, ses attaches, les carcans, le moule, sortir du prêt-à-penser pré-maché, pré-digéré, inventer son chemin, réaliser son oeuvre, ouvrir sa "gueule", être conscient d’être LA génération qui comptera (ou se résigner), se voir "grand" parce qu’infiniment "petit", se penser "géant" par ce qu’en "devenir", repenser son savoir, modifier les formats.
Devenir autre.
Tout doucement, subrepticement puis brutalement, refuser le clonage (identitaire, voir les notes du planeur), le déclinisme, les leurres démocratiques, les lubies des partis, conflits d’intérêt des médias (et de ceux qui appellent à le devenir).
Jour après jour.
Grandir.
Mûrir.
Aller.
Et devenir sois.
Imaginer demain pour y jouir pleinement, de sa liberté d’être, avant tout. Sois.
Être le mouvement, être l’élan, ou être dans le vent. Être le vent.
Être ce corps virtuel qui réfléchit en ligne,
Être cette ligne vertueuse qui prend corps dans ces réflexions (fussent-elle de comptoir).
Être "demain".
Pour ne plus jamais vivre "hier" et dépasser cet "aujourd’hui" tapageur, tape-à-l’œil, tapineur, révolu, caduque bien que persistant (pour combien de temps ?).
Se sonder vraiment et se trouver du talent.
Ne pas chercher à conquérir mais à progresser.
Se reconquérir pour devenir artiste ou artisan, d’un mieux être devenu "être-re" (amitié au Club !).
Être vraiment.
Être. Tout simplement.
Et ne pas supporter d’avoir sans vouloir, de se lever sans envie, sans autre sens que celui de satisfaire les désirs et besoins fondamentaux d’un autrui côté au CAC 40.
Donner son temps pour ne pas vendre son âme.
Investir tout son être au péril de ses possessions, des odieux acquis (fondamentaux ?) qui nous enclavent, de ces chaînes (télévisuelles) qui nous enchaînent, de ces marques qui nous conditionnent, au fer blanc de la démagogie et du discourt-positionement "Nivéa".
A la pommade polie-tique de ces puces qui nous démangent et nous révèlent, chercher l’ombre dans la lumière,
sans Dieu mais pas sans foi,
parce que cette lumière…
C’est nous.

Je ressors de table.
Un instant de plus passé à se conter, se découvrir, et à refaire le monde.
Mais cette fois-ci c’était face à Galienni.
C’est pas tout les jours que l’on rencontre Matisse.
Matisse skate, il aime le Brouilly.
Ce n’est pas tous les jours qu’après avoir refait le monde "on" sort convaincu que celui-ci changera.
Avec ou sans nous.
Ce sera avec moi.

Prendre un métro de plus pour rentrer chez sois, allumer le thinkpad et constater que vous êtes là…

E-exister n’est pas exister d’avantage.
C’est exister autrement.
La virtualité est un leurre.
Derrière les urls se cachent des cicatrices et de véritables sourires.
Voyez-les tous, là, ils sont de chair et d’os ; s’inventent des cafés du commerce quand leur commerce a fait faillite, multiplient les réseaux quand rien n’est plus qu’émotions, informations et réseau. Monétisés.

Sensibles.
Ambitieux.
Ils ont des rêves.
Les rêves, c’est pas virtuel.

Et comment arréter, comment cesser cette aliénation qu’est l’envie omniprésente de vous dire combien, sur ce chemin, j’ai croisé et saisi le mien ?

Avancer.
Partager.
Changer.
Bloguer c’est avant tout cela.

Notre monde a éclaté.
Nous ne serons plus jamais "un".
Nous seront tronqués ou exaltés.

Choisir son camps.
Choisir son quand.
Choisir.
Quoi ?
Quand ?

Just do it…

3 commentaires sur “e-changer

  1. Très beau texte de Nico qui ne pouvait le publier suite à un problème technique d’Over-Blog. C’eût été dommage, non ?
    En tout cas, tout le monde a bien compris que ce n’était pas mon style. Encore une fois, la différence fait notre force.
    Bravo ami.

  2. ah oui je me disais tiens c’est pas du damdam que je connais ça… comme quoi, on est tous différents en effet. belle note…

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