Emigration au congélo

Il y a de ça quelques années, alors que nous habitions encore en Guadeloupe, ma femme et moi (et ma fille de fait !) entreprenions les démarches pour émigrer. La nature humaine est tout de même étrange, quels besoins justifiaient cette envie de quitter notre terre natale ? Le système français est plutôt bien fait (si, si, on est juste râleur en France, mais regardez honnêtement ailleurs…), nous avons à porté de main une riche culture, que dire de notre gastronomie. Par contre, c’est certain, la France est pleine de français. Et là, les critiques, on peut y aller. Mais non, ce n’est pas cela.

Drapeau du Quebec En fait, suite à plusieurs séjours au Québec, notre cœur est en partie resté là-bas. On est tombé en amour avec le Québec ! Le québécois est ce que la français aurait pu en partie être. Simple, digne, fier, ouvert, franc, gentils. Bon, je ne cache pas qu’au niveau de l’accent, on s’en est mieux sortie, même si j’adore ces petites expressions bien jouales qu’on ne trouve pas chez nous. Autant dire qu’un chum en français ça ne veut rien dire, et que les chars on ne les voit que le 14 juillet. Il y a la ville aussi. Montréal. La rue Saint Denis qui n’a rien à voir avec son équivalent parisienne, Sainte Catherine, Main, le Mont Royal… OrignauxA mi-chemin entre la culture européenne et étasunienne. Les forêts, les montagnes, la nature…

Attention néanmoins, je n’idéalise pas non plus le Québec. Si de grands hommes que René Léveques ont fait beaucoup de choses pour les acquis sociaux, aujourd’hui, ça bouge beaucoup moins. Le Québec doit se positionner entre développement durable, écologie, avantages sociaux et capitalisme. Et pour le moment, c’est pas ça.

Aujourd’hui, on a arrêté le process d’émigration vers le pays des orignaux. Je suis et reste attaché à cette culture, et je ne manque pas un événement lié à ce pays (oui, je serais tendance souverainiste, mais bon, pour le coup, c’est leurs oignons !). Paris en 1956Je reviendrais à Montréal comme disait l’autre, je reviendrais skier à Saint Sauveur, je reviendrais patiner sur le Saint Laurent, j’irais faire le tour de la Gaspésie, j’ai tant de choses à y faire. Mais mon cœur est tout de même attaché à Paris, ma ville, mon pays en fait. Et tant pis si on est comme ça, nous, les Français, avec nos humeurs…

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