Fumer une bonne cigarette

Cela fait 3 ans et quelques mois que j’ai fumé ma dernière cigarette. La dernière d’une trop longue série. Passer brutalement, et sur un coup de tête non justifié, de 25 moments de plaisir à un malheureux patch qui vous fait tourner la tête, c’est rude. Un mal nécessaire. Aujourd’hui, en rangeant nos archives familiales (trop de paperasses) je suis retombé sur mon dernier paquet. Des Philip Morris Ultra Light. Des cigarettes de fif, avec toute l’hypocrisie d’une légèreté sensée cacher la mort. Mais quand on fume, on s’en fiche de ça. Une clope, c’est un moment perso, avec soi-même, avec les autres. Bien souvent aussi un prétexte. Ces moments ont un prix.

Mes cigarettes, je les ai toutes aimées. Même celles que j’allumais en étant malade à cracher mes poumons. Même celles que j’ai fumé en cachette, quand Madame était enceinte de Mademoiselle. Alors aujourd’hui, je sais que je ne fumerais plus. Mais mon paquet de clopes, je ne compte certainement pas m’en séparer.

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8 commentaires sur “Fumer une bonne cigarette

  1. C’est fou ce que la chimie et beaucoup d’argent peuvent faire à un homme intelligent

  2. Salut, j’aime bien ton témoignage, qui m’interpelle (j’aide les fumeurs à s’affranchir de leur dépendance).
    Il me semble que tu es solidement redevenu non fumeur sans regretter ces cigarettes que l’on diabolise à outrance. On = comprendre les personnes qui nous veulent du bien, en ne considérant que la santé…

    Tu as raison de garder le souvenir de l’effet de ces cigarettes : comme son premier amour, cela ne peut s’oublier. Et son premier amour de jeunesse, on sait s’en remettre. Ce que je comprends de tes mots, c’est que tu as muri, pris de la distance par rapport à cette vie passée, sans la renier ni la dévaloriser. Bien !

    La trace de l’effet des produits fumés – la nicotine au premier chef, mais elle n’est pas seule en cause apparemment – est indélébile. Fantasme que de penser qu’un jour cela s’en irait. Quand on est devenu dépendant, c’est pour la vie. C’est la raison pour laquelle quand on arrête, c’est forcément pour toujours. Tous ceux qui ont un moment pensé qu’ils pouvaient s’en griller une de temps en temps (étant devenus dépendants) savent que cela ne marche pas. La rechute est au bout. Il est sage de le savoir.

    Ce qui m’étonne c’est ton désir de conserver ce paquet comme souvenir : je ne vois pas très bien ce qu’il peut signifier. En tout cas il vaut mieux qu’il soit vide !!! Même passées vingt ou quarante ans (!!), la rechute se contentera d’une ou de quelques boufées…

    Moi je trouve que la vie est plus belle, plus sensuelle, sans cigarette. Alors je n’ai pas de nostalgie…

  3. ah une bonne cigarette, c’est effectivement un moment particulier, assez collectif souvent, personnel toujours… le coté chiant c’est la répétition.

  4. je suis passée brutalement de 12 ans de plaisir, à des soirées de jogging pour évacuer mes nerfs. Chacun son truc tu vois.
    Bravo, et continue longtemps longtemps…parce que le pb de l’ancien fumeur, c’est qu’il se considère toujours comme « ancien » fumeur, alors qu’il doit se considérer avant tout comme non-fumeur (je sais pas si t’a suivi ;))

  5. Félicitations en tout cas! Moi je galère à arrêter….Mais j’y arriverais un jour! J’en suis persuadée….C’est déjà bien non?

    Kiss bananien

  6. Mon petit logo doit t’évoquer des souvenirs alors … 😉
    Et une 100’s PM le temps de parcourir ton Blog… J’ai honte ! (heu non même pas en fait…)

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