Interrogations paternelle

Je me pose des questions. Si. Madame est partie au cinéma, je me retrouve donc seul ce soir à la maison. Pas si seul. Mademoiselle et sa copine Louise sont à la maison, et jouent comme toutes les filles de cinq ans. Je fais cuire des crêpes comme tout bon papa breton (même si je ne suis pas breton, je suis citoyen du monde moi !) tout en téléphonant à un blogueur pote castor susceptible de bien vouloir discuter avec moi. Après avoir régaler mes deux monstres, entre une qui frime parce qu’elle sait siffler et l’autre qui a une dent qui bascule, je les laisse jouer tranquillement dans la chambre. Je me siffle une bière. Puis ramène la comparse de Mademoiselle à sa baby-sitter à l’étage au-dessus. Jusque-là, tout va bien.

Z548Lavage de dents (même si elles ne basculent pas), remplir le biberon d’eau pour la nuit, je propose le deal habituel :

« Bon, mon cœur, je te raconte une histoire ou bien tu veux lire ? »

« Une histoire ! »

« Okay. Tu choisis le livre. »

Et là, fière comme une pie (???) elle me sort un ouvrage assez épais de sous son oreiller.

« Celui là ! »

Merde ! Elle l’a retrouvé. Cette bonne vieille Bible illustrée. Et me voilà donc partie à raconter à Mademoiselle un passage qu’elle a choisi elle-même. Autant j’aime bien les œufs de pâques, autant la résurrection du Christ, c’est moins fun. Même chiant. Parole de père athée baptisé contre son plein gré. Bref, j’assume, et lis un chapitre, comme promis. Pas plus. Madame n’étant pas là, et n’ayant pas les ongles assez longs selon Mademoiselle pour Nonela délicate tâche des gratouilles dans le dos, je lui donne l’autorisation exceptionnelle de lire. Je vous le donne dans le mille, elle à termine sa Bible. En même temps, pour ceux qui ne s’en souviennent plus, après Pâques, il ne reste plus grand chose à lire.

Seigneur, c’est grave ? Je préfère avoir une fille lesbienne, punk, grunge ou pourquoi pas gothique, mais pas none ! J’ai de l’espoir ? Mon Dieu, entendez-moi et aidez-moi ! Elle ne sait pas ce qu’elle fait.

Je sais, ce n’est pas la première fois que je vous parle de cette Bible, mais on a beau la planquer, et comme par miracle, elle réapparaît à chaque fois. Agaçant !

10 commentaires sur “Interrogations paternelle

  1. C’est de la faute à Monica ça !
    Heureusement qu’elle n’est pas restée trop longtemps…

    sympa la nouvelle déco !

  2. C’est fou ce que la ponctuation peut être importante.
    Je voulais dire :
    None et lesbienne, ce n’est pas pareil ?

    forcement, maintenant, c’est moins marrant§

    La prochaine fois, je dirai :

    None et lesbienne, n’est ce pas un pléonasme.

    ouais mais là, cela fait intello.

    Bon, on va la faire simple et bourrin.

    Pourquoi, les nones elles brouttent pas?

  3. Tu fais bien de me prévenir : il faut donc que je trouve la bible illustrée ainsi que le coran illustrée et le bouddhisme illustré pour que la mienne n’ait pas qu’une seule influence.
    Et il faut aussi qu’elle ne regarde pas les infos, là c’est que le sarkosysme illustré dans la lucarne.

  4. Très drôle, cela m’a replongée trois années en arrière. Ma fille m’avait fait le même coup. Une bible illustrée était arrivée à la maison (et ça c’est une autre histoire, ben tiens, je vais en faire une petite note…) et Juliette s’y était attachée. Je me suis demandée si elle n’aimait pas aussi mon regard flou dès qu’elle l’attrappait!

  5. faut pas dire si vite chez choses la, même si tu le trouve maintenant rigolo… mais blague à part, l’envie de religion arrive des autres copains souvent et passe avec le temps, dans le plupart des cas, sinon, comme dit quelqu’un avant moi,on doit (l’ai fait moi) expliquer, essayer au moins qu’il y en a plusieurs, non pas un seul et vrai et bon…

  6. Mais vous aussi…aller acheter une bible illustree a votre gamine 😉 😉 😉
    En ce qui concerne le fait qu elle reapparaisse a chaque fois que vous la planquez…je ne me prononcerais pas 😉

    Mamannous3

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