Ma marque, ma page Facebook, mes fans… so what?

Ne tournons pas autour du pot. Facebook, c’est bien sympa pour retrouver ses amis du primaire (à qui on a pas forcément beaucoup de choses à raconter) ou pour rester en contact avec ses amis du quotidien (avec qui on n’a pas le temps de parler). Mais pour les marques, quels sont les bénéfices réels ?

Il y a deux cas de figure. La love brand, que tout le monde adore et connaît déjà. Puis il y a les autres. Probablement la votre. Pour avoir des ordres d’idées : Starbucks Coffee a plus de 18M d’adeptes sur le réseau (la page amirale, la page Canada est à 183.500), Tom Hortons pas loin de 1.3M, Second Cup flirt à peine avec les 17.000… Fièrement, les Canadiens ont dépassé les 500.000. Bref, pas beaucoup de logique derrière ces chiffres.

Les vrais questions, sont qu’est-ce que vous voulez faire sur ces espaces, mais également ce que vos fans veulent vraiment. Pour le définir, il faut savoir qu’il y a une multitude de typologies de fans. Il y a le fan qui aime la marque, le fan statutaire, le fan à la recherche de bon plan, le fan qui a joué à un jeu et qui ne sait pas se dé-faner, le fan qui veut faire comme ses amis, le fan qui travaille pour la marque, le fan qui est un concurrent… Bref, pas facile au travers d’un flux d’information unique, le wall/babillard/mur, de proposer un contenu qui va contenter tout le monde.

Un concours de quéquettes ?

Et si Facebook ne servait aux marques qu’à montrer leur force ? Plus j’ai de fans, plus je suis puissant, logique, non ? Coca-Cola battrait ainsi Pepsi avec 17M de fans de plus ! Je ne pense pourtant pas que la part de marché du géant d’Atlanta soit proportionnelle à l’indicateur facebookien. Donc, le nombre de fans n’est pas un bon indicateur business. En tout cas, pas pour ces fameuses love brand. Je crains bien que sur de plus petits marchés, ce soit la même chose.

Pis, ils sont à qui les fans ?

C’est une question qui me taraude. Finalement, mes fans ne m’appartiennent jamais. Tous mes investissements pour acquérir ces individus et le transformer en fans profitent à Facebook qui profile ainsi ses membres à partir de leurs goûts. Idéale pour vendre ensuite des campagnes bien ciblées. Air Transat pourrait très bien demain mettre en ligne ciblant les fans d’Air Canada pour pousser ses promos. Cette dernière dispose de 23.500 fans, et l’outil publicitaire de Facebook me précise même que 3.740 des adeptes de la compagnie canadienne sont au Québec. Je ne sais pas comment va transformer une telle campagne Aitr Transat, mais le gagnant restera Facebook, sans aucun doute.

Donc, faut rien faire sur Facebook ?

Si, il faut faire ! Mais pas à n’importe quel prix, pas n’importe comment. La plateforme est en perpétuelle mutation, il faut donc s’adapter en permanence et se fixer de véritables objectifs opérationnels. Impossible de passer à côté quand on prend en considération les chiffres du réseau social. 17.4M de canadiens sur Facebook, dans 3.4M au Québec et 2.4M spécifiquement sur Montréal. Soit un reach sur la population connectée supérieur à 50%.

Mon conseil cadeau, n’oubliez pas que vos fans ne viennent pas sur Facebook pour vous, mais pour leurs amis. Il faut donc bien ajuster le curseur pour être le moins intrusif et le plus humble possible.

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