Pas de nuage sans WiFi

Dimanche matin, 10h30. Je suis dans le chalet de Morin-Heights, après avoir déposé mes filles à leur cours de ski. Je sors mon MacBook et lance Word, pour rédiger ce billet. Il n’y a aucun réseau WiFi ouvert ici. A quoi bon, cette halte n’est sensée durée que le temps du diner, avant de retourner sur les pistes.

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Mais moi aujourd’hui, je ne ski pas. On se fait vieux, que voulez-vous. Il y a surtout des choses à faire à la maison et donc nous ne resterons pas une fois les cours achevés. Et du WiFi, donc, il n’y a point. Mais cela ne doit pas m’empêcher de travailler. Au contraire, pas de web signifie plus d’assiduité sur le document en cours. Impossible de détourner le regard, de vérifier qui vient de liker ma publication ou même regarder ce courriel que je n’attendais même pas. Non, je suis concentré.

No WiFi no cry!

Et là, je pense à mes amis qui dépendent totalement du nuage. Du « cloud » comme on dit en bon français. Ceux qui n’ont pas installé la suite Microsoft Office (ou l’équivalent ouvert) au profit d’un Google Docs. Ceux qui n’ont pas de logiciel de messagerie car Gmail est tellement chouette qu’on a plus besoin d’autre chose. Ceux qui, finalement, ne sont plus maitre de leurs documents.

Cloud

Vous m’avez compris, je ne suis pas un fervent défenseur des données dans le nuage. Outre le fait que le terme est hyper galvaudé et n’est qu’un travail marketing pour dire « vos données stockées sur Internet ». Mais ça, ça ne laissait pas entendre qu’il y avait de l’innovation.

L’informatique dans le nuage n’est qu’un concept. Et les ordinateurs du type ChromeBook sont intéressants, mais extrêmement limités (au WiFi en l’occurrence). Est-ce pour cette raison que Google développe des réseaux WiFi dans certaines villes ? Peut-être. Et puis je parle de WiFi mais cela-dit il reste possible de se connecter en 3G/4G. Théoriquement. Car soyons honnêtes, aujourd’hui, cela reste une démarche compliquée que de connecter son cellulaire à son ordinateur. Et je ne vous parle pas des 500Mo de mon forfait et du tarif exorbitant du Mo supplémentaire !

Comment fais-je alors ?

A titre personnel, ma configuration est un bon mixte de tous cela, sans pour autant être une usine à gaz. Mes données professionnelles sont stockées sur un NAS (on va résumer ça à un disque dur accessible sur le réseau interne mais aussi via Internet) avec des disques de sauvegarde qui ne sont géographiquement pas au même étage dans la maison. Mes archives personnelles également. Mes documents personnels en cours sont sur ma machine personnelle. Ces dernières sont sauvegardées sur une TimeCapsule, chaque matin. Et cette dernière est sauvegardée sur un serveur chaque semaine.

J’ai une suite Microsoft Office et utilise Apple Mail pour consulter mes comptes, pro et perso, hébergés chez Google. On duplique de l’information, c’est vrai, mais mes données sont ainsi accessibles de partout.

Mes données sont trop précieuses pour les perdre ou n’y avoir accès que lorsque le WiFi me le permet.

4 commentaires sur “Pas de nuage sans WiFi

  1. Hello. Je peux comprendre ton point de vue, ça se défend.
    Après, rien ne t’empêche davoir tes données en local ET sur le cloud (c’est mêmesympa niveau sécurité je pense ^^).

  2. Rémy> Idéalement, il faudrait une bonne synchro locale/cloud (une sorte de Dropbox en quelque sorte, oui).

  3. Je partage l’idée de mixer la sauvegarde locale et le cloud. Comme ça on minimise les risques. Des offres illimitées de sauvegarde et incluant les n’as arrivent en France pour des prix très raisonnables. Une centaine d’euros par an. Du coup tout est sur mon n’as qui lui part dans le cloud. Un problème chez moi ou dans le cloud et mes données sont à l’abri.
    Pour ce qui est de se connecter avec un mobile, avec les offres à 20 euros et 3 go par mois je connecte mon ordinateur ou ma tablette sur mon Android sans beaucoup de soucis.

  4. Moi j’ai une dropbox sur mes PC… Quand je n’ai pas de wifi, je peux modifier mes documents, mais il faut, bien sur que je pense à reconnecter mon PC le soir pour qu’il synchronise ses modifications.

    Et pour mes mails, j’ai thunderbird… Mais ça c’est pour les vieux qui ont connu les forfaits de 5h par mois où on se déconnectait pour lire nos mails.

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