Saturation

Je sature. Je n’ai plus de plaisir à utiliser les réseaux sociaux comme auparavant. Fût une époque où je passais beaucoup trop de temps sur Twitter. On construisait le réseau, d’une certaine façon, on rencontrait des personnes, on échangeait avec d’autres inabordables et on payait les pots cassés avec des baleines volantes qui nous rendaient dans le même état que si les Mayas avaient eu raison.

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Puis, avec beaucoup d’hésitation, j’ai commencé à partager un peu plus sur Facebook. Au tout début, quand la peinture était encore fraîche, j’avais demandé à tous les « Guinet » sur le réseau de devenir mes amis. En avril 2008, j’étais fière de mes 493 faux-amis ! C’était comme un jeu à l’agence, de celui qui « aura la plus grande ». Après avoir eu beaucoup trop d’inconnus dans ma timeline, j’ai commencé à masquer certains contenus, puis à filtrer, pour finalement éliminer ces trop nombreux inconnus. Aujourd’hui, j’y ai 670 amis et 322 abonnés, cadre qui me permet d’aborder des sujets plus personnels sur mes flux privés.

Enfin, il y a eu Instagram. Ah, le bonheur de partager les belles assiettes, la crème de ton café, de se prendre en photo en quittant l’avion faisant croire que t’as volé en First alors que tu traverses la cabine après ton vol en bétaillère. Et puis, c’est tellement orignal et différent une photo avec un effet polaroïd. Des années de recherches en optique pour ensuite développer des filtres qui ajoutent des halos et des traces de doigts… Mais pouvoir partager des moments en photo, c’est tellement génial.

Non, je ne vais citer Google+, LinkedIn et toute la clique. Le fond de ma réflexion sera le même. Donc imaginez 🙂

Puis là, tout est connecté. Tout ce qui est dit à un endroit l’est ailleurs. Ce qui est privé sur une plateforme est public sur une autre. Et même localisé sur une autre. Alors on se dit que c’est moins marrant. Car oui, nous, les produits, on cherche à tirer du plaisir de ces réseaux. Du coup, je vais rarement sur Instagram. Je ne regarde plus Twitter, sauf quand je suis mentionné. Je fais quelques visites sur Facebook, mais avec peu d’activité. Et je partage des contenus plus techniques, plus professionnels et de façon moins humaine et plus industrielle.

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Alors je pense. Je rêve. Je me projette dans ce qui serait un réseau social idéal. Dans mon idéal tout du moins. Je segmente, je mélange, j’exporte et déplace des contenus, j’enrichi ceux des autres, je construit, j’organise. Sans rentrer non plus dans la rigueur d’un wiki ni la monarchie d’un forum. Et là, je repense à Topeeks (les feuilles d’érables étaient déjà là), que j’ai amorcé en décembre 2007 et abandonné en octobre 2008, qui organisait la timeline, enfin les timelines plutôt, par chronologie et intérêt et dont les commentaires étaient aussi riches que la publication originale. Un service sur lequel il était prévu que de réseaux se greffe, par une API simple, permettant d’agréger en une place ses communautés. Putain, c’était il y a plus de 5 ans.

Une tempête de cerveaux à prévoir et on va le lancer ce nouveau réseau. Au goût du jour. Que dis-je, au goût de l’avenir. Du made in Montréal, dans un Canada qui veut aider les entrepreneurs à venir s’installer dans le froid et la poutine.

Donnez moi du temps. Je vous donnerais du mien.

Et j’aurai le sourire en ligne à nouveau.

24 commentaires sur “Saturation

  1. On retourne donc au blog? he merde. Moi qui était pas mal sur twitter parce que mon nombre de fautes n’était pas trop élevé sur 140 caractères.

  2. Idem bien sûr. Tout s’est déclenché l’année dernière. Mon iPhone est tombé en rade et je suis resté plusieurs jours avec un vieux vieux Nokia 3 fonctions : téléphone, SMS et photos. Et je me suis rendu compte que c’était très bien comme ça. J’ai recommencé à lire. A écrire. A réinvestir mon blog.
    J’aime le terme que tu emploies quand tu dis que la première phase était une phase de « construction » du réseau. Le mouvement de prise de recul est naturel et sain. On y reviendra différemment.

  3. Un peu comme toi, je sature des réseaux, en particulier Facebook… Sur Twitter, je n’utilise que les listes pour ne plus être polluée par la Timeline globale.

    En revanche, je re-découvre le plaisir des forums avec Google+ Community 🙂 Plus humain, de vrais rapports, de vrais partages, ça change!

    Hâte de voir ce prochain Topeek Made in Montréal 🙂

  4. En même temps, tu es, nous sommes, en « over usage » de ces réseaux, du fait de nos activités pro. La saturation est donc bien normale. Le plaisir est souvent dans la découverte du nouveau truc « tendance ». Ensuite on est blasé (de plus en plus rapidement).
    Tiens, t’as pas cité Tumblr…

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