Sophie, l’amour de toute ma vie

Marseille_vieux_portJ’ai quatre ans. Je suis encore un petit blondinet, avec mon accent du sud. Normal, j’habite Marseille. Bin ouais, je n’y peux rien. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de cette période, si ce n’est ceux que je rattache à des photographies, celles qui jaunissent dans nos albums. Ces albums si précieux, que nous ne consultons que si peu. Je me souviens néanmoins d’une chose. A 100%. Mon amoureuse. Sophie. Sophie Joye plus exactement. Des petites origines hollandaises j’imagine. Se souvenir de son premier amour, c’est si important.

Un jour, mon papa a eu une promotion. Direction la capitale. Paris pour ceux qui ne suivent vraiment pas. J’ai alors 6 ans. Mes cheveux brunissent. Mon accent devient moins sympathique (bin ouais hein !). Installé dans une ville où la mer me manquent, à proximité dans une immense building bleu, rouge, blanc et vert appelé Beaubourg, je tente une immersion dans cette ville qui va devenir la mienne. Je découvre aussi le bonheur du primaire. Le CP. De Sœur Marie-Thérèse, ma première maîtresse. Beaubourg_de_derriereCelle-là même qui m’a fait connaître Jojo Lapin, Oui-Oui, et surtout une toute mignonne camarade de classe. Et oui, encore une Sophie. Sophie Loth. La première fille à qui j’ai eu l’occasion, lors d’un dîné organisé à la maison entre nos parents, de montrer mon zizi. Quelle fierté à l’époque. Je crois bien qu’elle s’en foutait totalement. Pour moi, s’était important. Je ne saurais jamais pourquoi. Ni ce qu’elle en a pensé. Peut-être aurais-je du lui demander :

« Alors, heureuse ? »

Le temps est passé. J’ai tardivement eu mon Baccalauréat. Mieux vaut tard, blah, blah. Faut dire, j’avais bien plus intéressant à faire. Avec une bande de pote, on programmait. Trop cool, non ? Reste que j’ai pris du retard sur ma formation de séducteur. Oh j’ai bien connu des ratés (Astrée, qu’est-ce que j’étais con), des échecs (Marie-Amélie, qu’est-ce que j’étais con), des erreurs (Chrystelle, qu’est-ce que j’étais con), des amourettes (Claudine, qu’est-ce que j’étais con), etc. Qu’est-ce que j’étais con. J’ai alors voulu rattraper mon retard. Je me suis inscrit à l’EFAP.

Paris_indexTrès rapidement, l’EFAP s’est avéré un choix stratégique. 80% de nanas. 80% d’homos parmi les 15% de mecs. 5% impossible à déterminer. Le chasseur devient gibier. Surtout lorsqu’un an après, il devient Président du BDE. Et oui mes amis ! Le putain de bon plan ! Magnifique, énorme, géant. Mais un jour, le destin m’a rattrapé. Confirmant bien mon appartenance au clan de 3% d’hétéros, je rencontre Sophie.

Sophie et moi, on est rapidement devenue super pote. Trop pote. Naïf, j’ai rien vu venir, alors que nous niaisions devant les animaux du monde sous un couette en mangeant des tranches de marlin fumé entre deux séances de chatouilles. Normal quoi ! Des potes. Rapidement, des pulsions nous ont rattrapées. Surtout elle d’ailleurs. J’ai donc cessé de me voiler la face, et c’est en haut des marches de la sortie Place Sainte Opportune que nous nous sommes embrassés. First kiss. Ce jour-là, je disais au revoir à mon célibat. Enfin presque.

Et oui, on a eu droit a une rupture, couple moderne oblige. Ce qui a été l’occasion pour moi de tester quelques autres étudiantes de l’EFAP pour parfaire ma formation d’Attaché de Presse. Mais il est impossible de nier l’amour. Et rapidement, à l’occasion d’un verre au Montechristo purement amical, entre pote, Sophie et moi avons fini dans une posture beaucoup moins amicale. Chez elle.

Assez rapidement, Sophie est devenue ma dame. Madame. Mademoiselle nous a rejoint. Tout n’a pas toujours été facile. Mais elle ma raison de me battre. Et si elle s’appelle Sophie, ce n’est pas pour rien. C’est que je t’attendais.

Pour conclure, je peux vous le dire. L’EFAP, c’est une supère bonne école pour se faire des potes. Mais quand j’y pense, qu’est-ce que j’étais con !

22 commentaires sur “Sophie, l’amour de toute ma vie

  1. Comme j’ai visiblement l’honneur d’etre le premier à commenter ta note, je commencerais par te dire « merci » de partager ainsi quelque chose de personnel avec nous.

    ET je trouve marrant que toute ta vie tu ais cherché celle qui signifie sagesse.

  2. t’as été obligé de faire autant d’étude pour savoir que t’étais con?
    p’tain, moi on me l’a dit tout de suite… quel gain de temps!!

  3. Pour ton premier amour, Sophie Joye, elle est devenu actrice et se fait appeler Joy. Et sur ce coup là, je ne crois pas que tu es été con car c’est difficile de partager autant en amour. (j’ai des vidéos si tu veux te rappeler de bons souvenirs)

  4. Appartient à ton groupe.
    Celui des qu’est-ce que j’étais con.
    Et puis, ne suis pas sûr d’en être sorti d’ailleurs.

  5. Place st opportune… tous les soirs et tous les matins, j’y suis ! Enfin j’y passe et il ne m’arrive pas de trucs pareils… Et pourtant Sophie…

  6. Nous sommes tous un peu con et c’est tant mieux…

    Par contre, gros HS : Il y a un test pour être un VIP sur AE où il suffit d’en avoir envie ? Car je constate que la plupart n’ont pas de Mac (Fred, Mry,…) Ce n’est pas une critique, cela permet d’avoir un point de vue des gars qui sont du côté obscure, mais bon, moi je dis cela, je dis rien ! Et surtout, je n’ai pas trouvé d’adresse mail sur les deux blogs pour faire ma demande de façon moins « visible »

  7. Bibear> La sagesse, la sagesse…
    Largentula> Héhé…
    Greg> T’as loupé quelque chose !
    Fred de Mai> Oh non !!! Pas elle !!!
    Barnabé> En sort-on un jour ?
    Ekzit> Soit patient…
    Cédric> Je te répondrais par mail pour ça, ok ?
    Laurent> Je regarde ma liste…. Maradet… Marsouin… Nop, pas de Marceau !
    Ekzit> Héhé
    Julie70> Merci !

  8. Bon suite à un rappel à l’ordre de ma dame qui a trouvé très belle ta note (peuffff les filles) je me dois de te mettre un nouveau commentaire plus instructif. Je te conseille donc de lire « le monde de Sophie » de Jostein Garrder. Très beau livre expliquant la philosophie avec des mots simples. Je te déconseille de tomber amoureux de cette Sophie à moins que tu souhaites avoir un point commun avec Jean-Luc Lahaye. La Sophie de Garrder n’a que 12 ans.

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